Bonjour chers Vous.

Et voui voui voui, encore un p’tit tuto ! C’est l’effet « preskonfinement » !

Prenez un contexte d’isolement moyen, ajoutez un soupçon d’approche de Noël et mélangez avec une fermeture des magasins de jeux et vous obtiendrez de quoi justifier l’application de ce petit tutoriel tout simple mais déclinable à l’infini selon vos inspirations.

Je terminais mon précédent article en vous présentant un petit jeu d’équilibre pour enfants (ou pour adultes, d’ailleurs, ça ne fait de mal à personne de se calmer et de se concentrer deux minutes sur un exercice d’équilibre). J’ai poursuivi dans la même veine en réalisant un tangram en pâte polymère. Oui je sais, je vous vois venir, les polyméristes et autres fimoteuses expérimentées, « ben quoi, tu découpes des triangles, quoi ? «  Ben… oui, en quelque sorte mais ce sont des jolis triangles, hein, avec des aimants forts, une bonne épaisseur pour être utilisés facilement par des plus jeunes et des finitions propres, le tout dans une belle boîte.

Les indications données par ce tutoriel très simple peuvent servir à développer de très nombreux autres jeux ou décorations qui raviront à coup sûr leurs destinataires. (- Et si je veux le garder pour moi ? – Tu fais comme tu veux mais ça me fait un lien avec Noël… – Ah, ok.)

Allez, on y va ?

Voici le matériel nécessaire :

  • Machine à pâte
  • Pâtes polymères (7 couleurs + un fond beurk)
  • Lame rigide
  • Gabarits de pièces de tangram en papier découpés à la taille de votre choix
  • Une dizaine de petits aimants cylindriques (ici 11)
  • Un emporte-pièce rond du diamètre des aimants (ou presque)
  • Polymère liquide
  • Papier sulfurisé
  • Outil de lissage
  • Pour les finitions : papiers de carrossier (grain 400, 600, 800 et 1000) + un morceau de jean denim
  • Une jolie boîte pour tout mettre dedans !

Cela faisait quelques années qu’un jolie boîte dormait dans un coin de mon meuble à trésors (Oui, parce que j’ai de nombreux coins magiques et un grand meuble à trésors dans ma caverne d’Ali Baba !). Elle était carrée, peu profonde, pratique et jolie : IMPEC !

J’ai choisi un gabarit de tangram et j’ai réduit sa taille pour l’adapter parfaitement à ma boîte :

Pas de panique, mesurez la base d’un grand triangle et comparez-la avec la longueur du côté de votre boîte, adaptez la bonne mesure à l’écran avant d’imprimer)

Commencez par découper les différentes formes puis préparez vos couleurs.

Il en faut sept différentes (vous pouvez vous amusez aussi avec des motifs). Il vous faut assez de matière pour pouvoir découper deux formes de chaque couleur.

Vous aurez également besoin d’un troisième exemplaire de la forme pour constituer le fond. J’ai choisi ici d’utiliser de la pâte beurk et de l’unifier en un gris foncé afin que les enfants n’hésitent pas sur le sens de la pièce lorsqu’ils l’attrapent.

Découpez toutes vos formes (chaque forme doit donc âtre découpée 3 fois ; deux fois en couleur et une fois en gris) :

Vous devez, à présent vous servir du petit emporte-pièce rond.

Le but du jeu est de préparer proprement l’endroit où l’on va venir coller l’aimant. Pour ce faire, percez un ou deux trous (selon la taille de la pièce) dans l’une des formes colorées puis superposez cette forme trouée à sa semelle grise et répétez l’opération en vous servant des premiers trous déjà percés (pffff… un chouïa indigeste, cette histoire de troutrous !)

Superposez enfin la dernière forme colorée (non trouée !) et lissez doucement l’ensemble afin de souder les trois épaisseurs.

Retournez maintenant la pièce et saisissez-vous de la petite bouteille de polymère liquide. (Ne faites pas comme moi, ne vous énervez pas inutilement pendant 3 minutes en braillant comme une forcenée parce que la polymère liquide NE VEUT PAS couler… non… contentez-vous simplement d’enlever le bouchon…)

Emplissez les cavités à moitié et venez y déposer votre aimant.

Lissez de nouveau légèrement histoire de vous assurer que l’aimant est bien au bon niveau de surface et redécoupez si nécessaire votre forme en réutilisant le gabarit en papier :

Une fois toutes vos pièces au même stade, cuisez-les sur une plaque la tête en bas. (le papier sulfurisé a tendance à faire jaunir ou brunir les couleurs, privilégiez un bête carreaux de carrelage bien lisse sur lequel vous pourrez coller vos formes).

Une fois vos pièces refroidies, il est temps de procéder au ponçage. Cette partie est nécessaire pour deux raisons. La première, c’est que vous avez envie de réaliser un bel objet et la seconde, c’est que les pièces d’un tangram doivent pouvoir parfaitement s’aligner les unes contre les autres pour que cela soit agréable à manipuler.

Vous aurez donc besoin de notre classique et très adoré papier de carrossier.

Et pour celles et ceux que cette étape gonfle au plus haut point, je vous suggère de chanter en rythme pendant que vous travailler :

Pour une manucure soignée,

vive le papier de carrossier !

Le 400 fait grincer des dents

et au final,

plus d’empreinte digitale !

Un petit bol d’eau froide agrémenté de quelques gouttes de liquide vaisselle, un plan de travail dégagé, un torchon sur les genoux pour ne pas complètement se crader, un peu d’huile de coude et c’est partit !

On attaque toujours au grain le plus gros (donc le nombre le plus petit, puisqu’il désigne le nombre de grains sur une surface d’1 cm2) ici le 400, puis dans l’ordre, 600, 800 et 1000. On veille à ce qu’il y ait toujours de l’eau et on frotte consciencieusement chaque côté ainsi que la surface.

Une fois que c’est terminé et pour ceux qui ne possèdent ni outil du type Dremel ni touret à polir, utilisez un morceau de jean denim et frottez énergiquement votre pièce avec. Si vos précédent ponçages ont été minutieux, le rendu du jean va vous surprendre.

Et voilà !

Un bien chouette tangram (très classique ici dans ses couleurs mais faites-vous plaisir en variant tons et motifs) testé aussitôt fini et directement adopté par mes loupiots (reste plus qu’à fabriquer autre chose pour Noël…)

Voici les modèles que j’ai utilisés :

Vous pouvez retrouver ce tutoriel en vidéo sur la chaîne You tube de La Perle Rouge. En plus, cette fois-ci, j’ai veillé à ce que cela ne soit pas trop long.

Allez, amusez-vous bien et à bientôt !

MC

Bonjour chers Vous !

Ha ha ! Vous croyiez quoi ? (ou plutôt hi hi hi (ben voui, un verbe avec 3 i… quand même… ça se remarque, non ? bon)) vous pensiez qu’à présent que je m’essayais à l’exercice de la vidéo j’allais délaisser mes articles rédigés ici ?

Et bien NON, bien sûr que NON, évidemment que NON, certainement PAS, hors de question, pas moyen…. bref, je suis bien trop attachée à ce blog pour ne songer ne serait-ce qu’une journée à m’en défaire et puis j’ai BEAUCOUP plus d’aisance à vous faire des digressions sans aucun sens entre parenthèses ICI plutôt qu’en vidéo. En plus, sur cette page, je peux vous retourner la tête en vous racontant ce que je veux et en prenant leeeeeeeeeeeeeeee temmmmmmmmmmmmps queeeeeeeeeee jeeeeeeeeeeeee veuuuuuuuuuuuuux…. sans me contraindre à respecter une durée d’affichage d’images, ou une longueur pédagogique de visionnage. MUHAHA, ici, vous êtes en MON pouvoir ! (Ouaih… enfin, si tu nous soules, on va lire le paragraphe d’après et pis voilà)… vous êtes UN PEU en mon pouvoir… (Mouaih…si ça te fait plaisir)… Bon, bah, ici je fais ce que je veux ? (Oui, c’est mieux.)

Bref, (- Tu dis toujours ça mais en fait, c’est toujours long. – Ben justement, c’est fait exprès pour qu’en fait tu ais l’impression que je fais tout mon possible pour faire court. – Ah…ben ça marche pas. – Zut… et sinon, maintenant, on fait carrément des dialogues entre parenthèses, comment ca se passe ? – Bof, de toute façon on n’est pas sûr de combien elles sont dans sa tête…) Je viens de mettre en ligne ma deuxième vidéo et je vous en présente ici la version rédigée.

Voici donc sans plus tarder les étapes détaillées à suivre afin de réaliser une plaque de texture maison.

Matériel nécessaire :

Pour la plaque de texture :

  • Machine à pâte
  • Rouleau
  • Pochette plastique
  • Lames (souple, rigide ET en zigzag)
  • Pâte BEURK (et oui !)
  • Emporte-pièces (cercles de différents diamètres, quelques formes simples et assez petites comme les étoiles ou les fleurs)
  • Fil alu (diamètre 2mm)
  • Quelques pièces métalliques de la même épaisseur (de type rondelles de bricolage)
  • Polymère liquide
  • Papier sulfurisé

Pour réaliser les motifs du bijou :

  • Machine à pâte
  • Pâtes polymère des couleurs de votre choix (ici : blanc, gris, noir et rouge cerise)
  • Film étirable
  • Lame souple
  • Tuto bonus : quelques pièces de duplo, légo et clippo.

Allez, c’est parti.

Votre première mission est de plonger dans votre boîte à pâte scrap ou beurk, comme je continue de l’appeler. Mais siiiii, ne faites pas les innocents genre « je n’vois vraiment pas de quoi elle parle… » cette boîte déprimante constituée d’une multitude de chutes de pâtes voire d’essais ratés tellement lamentables que la couleur issue de leur mélange vous donnerait limite mal au cœur. Vous l’avez, ça y est ? Alors prenez en un peu et achevez le processus de décomposition en miettes qui s’est enclanché en même temps que le séchage de la pâte, hi hi.

Coupez les gros morceaux et passez le tout dans la map au réglage le plus large histoire de récupérer tout un tas de copeaux.

Placez-en une bonne partie dans un sachet ou une pochette plastique et aplatissez le tout à l’aide d’un rouleau (sans fermer la pochette !).

Pas besoin d’appuyer comme une brute mais soyez tout de même fermes, il faut parvenir à re-dompter cette pâte rebelle. De temps en temps, vérifiez la malléabilité du bloc que vous êtes en train d’agglomérer et quand cela vous convient, sortez le tout du sachet. La pâte n’est pas encore conditionnée, loin de là mais elle pourra au moins passer dans la map sans s’effriter en milliers de copeaux secs.

Il faudra tout de même compter quelques passages pour obtenir une pâte homogène et utilisable.

(Je suis désolée pour les photos, comme je n’ai pas pu m’interrompre à chaque étape pour photographier (ça aurait fait un peu bizarre dans la vidéo…) j’ai fait des captures d’écran ensuite. Vous me direz si ça fonctionne et si ça aide ou si c’est juste brouillon comme images.)

Une fois fait, séparez votre pâte en deux moitiés et passez-les dans la map au réglage le plus large.

Découpez un rectangle propre et mettez-le de côté (ce sera notre base de plaque de texture) et lissez correctement la seconde plaque à travers du papier sulfurisé (elle va nous servir à dessiner nos motifs).

Préparez tous les accessoires qui vous permettront de dessiner le motif (emporte-pièces, lames à larges zigzags). Vous pouvez ajouter des éléments métalliques (s’ils n’ont pas une épaisseur trop différente de celle de votre plaque de pâte) voire en fabriquer en fil alu (oui, le fil alu supporte très bien la température de cuisson de la pâte polymère).

Les emporte-pièces utilisés ici sont à piston. Pas que je préfère spécialement les pistons mais ces emporte-pièces ont l’immense avantage de découper des disques parfaits sans marquer le p’tit défaut laissé par le chevauchement de la bande inox qui forme les emporte-pièces les plus courants.

Une fois que vous découpé un certain nombre d’éléments, il est temps de les fixer sur la plaque rectangulaire qui attend depuis un moment sur le côté de votre plan de travail. Placez-la directement sur votre plaque de cuisson afin de ne pas avoir à la redécoller de la table avant la cuisson.

Pour cela, vous avez besoin de polymère liquide. Faites-en couler sur la plaque et répartissez uniformément la colle sur toute la surface à l’aide d’un petit morceau de papier sulfurisé.

A présent, c’est le moment de disposer vos éléments. Vous pouvez faire une esquisse au préalable sur une feuille de papier ou vous pouvez improviser vos placements. Quelques conseils tout de même : Déposez en premier vos plus gros éléments et venez ensuite combler les espaces. Veillez autant que possible à conserver le même écart entre les différents éléments.

Si vous mariez d’autres matériaux que la pâte polymère, pensez à les enfoncer un peu dans votre plaque afin de s’assurer qu’ils tiendront bien à l’usage. Et s’il arrive qu’un élément métallique se décolle, un peu de super 3 glue et ce sera bon.

Allez, il est temps de passer à la cuisson (environ 110°C pendant une trentaine de minutes, à adapter selon votre four).

N’oubliez pas votre minuteur et retournez à la machine à pâte car nous allons profiter du temps de cuisson pour préparer la plaque de couleur qui sera utilisée avec notre plaque de texture.

J’ai choisi ici un dégradé noir, gris et blanc avec un cœur rouge. Je n’inclus pas mon rouge dans le dégradé parce que je veux du rouge et pas du rose, et en mélangeant avec le blanc du dégradé, j’obtiendrai forcément du rose… donc je vais commencer par faire un dégradé très rapide (même pas besoin de faire des triangles ni des tons intermédiaires !) et je vais ensuite placer un colombin rouge à la base de la large bande dégradée pour que le rouge se retrouve au cœur de la cane.

Une fois votre cane étirée, coupez-la en 6 ou 8 tronçons et posez-les les uns à côté des autres. Aplatissez grossièrement au rouleau pour souder les éléments entre eux et passez cette nouvelle plaque dans la map au cran large.

Il est temps d’utiliser la nouvelle plaque de texture (cuite et refroidie).

On utilise souvent du talc pour éviter que la pâte crue ne colle trop aux reliefs et ne se déchire. En ce qui me concerne, je n’aime pas trop manipuler le talc et je lui préfère le film étirable. Coupez en un morceau et disposez-le sur la plaque noire et rouge en essayant d’éviter les plis.

Posez à présent la plaque de texture et imprimez-en le motif en pressant à l’aide d’un outil comme le côté d’un rouleau en faisant bien attention à ne pas déplacer la plaque. Attention, assez fort pour marquer la pâte en profondeur mais pas comme un forcené non plus !

Une fois ce travail achevé, il vous suffit de retirer la plaque de texture et de décoller doucement le film étirable, laissant apparaître le motif très nettement.

Il est temps de passer au scalpage de la bête !

Armez-vous d’une lame souple et n’ayez pas peur de la tordre pour parvenir à scalper les éléments en reliefs les uns après les autres. Le but du jeu de cette technique du hidden magic est de mettre à jour les motifs en révélant les couleurs cachés dans les couches inférieures de la plaque. Les parties enfoncées resteront noires et selon votre aisance à l’exercice (c’est comme tout, entraînez-vous un peu et osez) l’intégralité du dessin s’affichera progressivement.

Une fois votre scalpage achevé (conservez les chutes proprement sur le côté, elles sont toujours intéressantes à exploiter ensuite), recouvrez d’un morceau de papier sulfurisé et lissez l’ensemble de la plaque. D’abord au rouleau, afin d’aplatir les plus grosses différences de niveaux et ensuite avec un outil de lissage de votre choix.

Et voilà votre plaque à être exploitée à la création de… ce que vous voulez !

Et maintenant… la version bis ! Ou comme je l’appelle : le moment où tu te dis que t’es vraiment une quiche tout juste bonne à perdre son temps… (Rôôô, Marie, mais pourquoi tant de dénigrement à ton égard ? Je suis sûre que tu n’es pas gourdasse, voyons…)

Ben… à vous de juger :

Je réfléchis à une plaque de texture depuis longtemps et j’ai fait un certain nombre d’essais durant ces derniers mois :

Celle-ci (au-dessus) est quand même intéressante, surtout que j’ai trouvé comment l’améliorer. Je vous montrerai peut-être ça un autre jour.

(Il m’en manque même !)

Bref… tout ça pour réaliser que j’avais juste besoin de ça :

Quelques jouets classiques d’emboitement…

Voilà voilà… Alors, vous gardez la plaque de couleurs et vous reprenez un morceau de film étirable et… vous vous amusez :

Vous pouvez ajouter des creux à l’aide des outils de modelage qui ont un embout bille ou autre chose.

Et voilà !

Simple, non ? un peu déprimant, pour ma part mais simple comme bonjour et efficace comme du savon noir ! (ça m’en a coupé l’inspiration…)

Au moins, je vous aurai montré comment reconditionner de la pâte sèche… snif.

Je n’ai même eu encore la motiv’ pour achever les pendentifs réalisés avec les chutes… Mais bon, c’est en errant qu’on finit par trouver (hein?) ou un truc comme ça (ouaih… un truc comme ça.)…

Bon… J’espère que cela vous aura quand même plu et surtout que ça vous aura donné des idées.

Vous pouvez voir ce tutoriel complètement sur YouTube et cette fois j’ai raccourci de moitié ! (presque !)

Dites-moi si les captures d’écran de cet article sont vraiment trop floues et trop désagréables à suivre, je réfléchis de mon côté.

Pour ma part, et histoire de me dire que je n’aurai pas faut tout ça pour des prunes, je me suis lancé un défi « sauvetage de couleurs sèches » cette semaine et il y a du boulot :

(et je ne montre pas tout !!!)

La plupart de ces pâtes sont là depuis… entre une et trois années… Et oui, je suis la pire élève du monde en ce qui concerne la conservation de la pâte… telle que vous la voyez, elle est à l’air libre, posé sur du papier sulfurisé qui achève de l’assécher et même parfois… couverte de poussière. J’ai un peu honte, j’avoue (surtout quand on t’entend donner des conseils à tes élèves !) Oui mais je me suis retroussé les manches et j’ai commencer par trier un peu les couleurs. (Je n’ai pas TOUT trié, la déprime n’était pas au programme !)

Et j’ai bossé des biceps et de la paume des mains !!!

Je ne savais trop quoi faire avec toute cette nouvelle pâte et je n’avais pas envie qu’elle sèche de nouveau… Donc j’en ai conservé une petite quantité pour la travailler plus tard et avec le reste, j’ai fabriqué un jeu d’équilibre vite fait pour mes loupiots :

Allez, cette fois je vous laisse patouiller.

Prenez soin de vous et à bientôt !!!

MC.

Bonjour chers Vous !

J’ai tout plein de choses à vous raconter mais d’abord, un peu de mise à jour fabuleuse. (?)

Un certain nombre de personnes se sont amusées à brandir les premiers vers de la fable de La Fontaine histoire de s’assurer que c’était bien la faute de quelqu’un (mais pas eux, hein… attention !) si on y retournait.

( » Mais on retourne où ?

– En reconduisement

– Hein?

– Pardon, en reconlourdement

– De quoi ?!

– En refondement

– Damned, j’cromprends rien !

– Désolée, c’est normal… j’arrive pas à l’dire… »).

Alors, rappel :

La Cigale ayant chanté

Tout l’été

Se trouva fort dépourvue

Quand la bise fut venue.

Alors d’abord, euh… chuis désolée, mais on n’a pas vraiment fait le show du siècle, hein, on n’a pas clamé nos envies festives à tout le monde, je trouve que le verbe « chanté » est parfaitement exagéré puisqu’on a tout au plus fredonné, en plus, c’était derrière un masque et pis d’abord c’était pas tout l’été, alors on se détend ! Et alors que dire de « la bise » ?! ça fait des mois qu’elle a cessé d’exister, « la bise » alors elle n’est pas prêt de se pointer ! En tout cas certainement pas cet automne. (Oh là là, c’est du jeu de mot de ouf, là, non?) Nan, le seul terme auquel à la rigueur on peut s’identifier, c’est « dépourvue »… Et là, ben, je n’suis pas vraiment motivée pour m’attarder là-dessus…

Voilà, un p’tit point littéraire en cette période de fermeture des librairies c’est important (pfff). ça nous permet de mieux comprendre la qualité du boulot de tous ces acteurs du mot ! (Ouah, comment elle dénonce… dingue !)

Bref, nous y voilà replongé mais en fait pas vraiment, enfin pas complètement, et pis pas partout et pis pas de la même façon dans toutes les régions et pis et pis et pis et pipistrelle comme conclurait ma fille. (Elle est encore plus dingue qu’avant, non ?)

Je ne vous cache pas que quand ils ont prononcé le mot maudit à la radio, je me suis arrêtée dans ma cuisine, couteau en l’air (pas pour devenir violente, j’allais couper des oignons) et j’ai senti ma colonne vertébrale qui se couvrait de froides sueurs… et puis ils ont enchaîné en expliquant que les écoles restaient ouvertes et mon bras armé est redescendu aussi sec que ma colonne l’est redevenue. Pfff, les ascenseurs émotionnels, c’est quelque chose ! Du coup, quand j’ai pleuré un peu juste après en préparant le repas, je ne savais plus trop à quelle cause le rattacher… Nan, c’est pas vrai, c’était les oignons !!! Parce que qui dit « écoles ouvertes » dit « temps pour m’organiser ». Alors en revanche, les cours hebdomadaires sont évidemment suspendus, les quelques marchés qui restaient se sont annulés les après les autres et je n’ai plus le droit d’intervenir à l’école pour les TAP (Temps d’Activités Périscolaires). Quant aux stages annulés du printemps dernier, j’ai bien fait de ne pas me précipiter à les replacer en automne. En même temps, hein, quelle meilleure saison que le printemps pour voir repousser quelque chose, non ? (ok, je sors)

Bref bref bref, je suis au taquet !

Comme je ne sais pas combien de temps la magie des écoles ouvertes va opérer, je n’ai pas perdu de temps et j’ai bossé toute la semaine à ma première vidéo !

Siiiiiiii ! Je vous assure ! J’ai réalisé… euh, enfin j’ai galéré… enfin disons que j’ai bricolé un truc qui m’a pris un temps fou (ah ben quand on débute et qu’on a, avec l’outil numérique, autant d’aisance qu’une vache dans une mare, c’est long.) C’est donc un truc avec ma voix et des images qui bougent et de la musique (mais pas au début muhaha) bref, c’est 34 minutes (oui, je sais, je n’aurais pas pu me contenter de 8 à 10 minutes pour une première vidéo, hein?) de démonstration de la réalisation d’une cane kaléidoscope.

J’ai cherché ce que j’avais envie de vous montrer et j’avais beaucoup d’idées et puis le kaléidoscope s’est imposé comme une évidence pour une entrée en matière. Donc c’est chouette, ça fait partie de mes signatures mais… c’est un peu long. J’ai donc essayé de parsemer le chemin de mon enregistrement de p’tites bêtises entre parenthèses ou pas, un peu comme ici, l’inconfort de ma voix en plus.

Voici la photo que j’ai partagée en début de semaine sur FB :

Et deux jours après, je présentais l’objet de la vidéo (de loin, hi hi) :

Après ça, il m’a fallut encore des jours de travail, des heures de pas douées, des centaines de « pourquoi ça marche paaaaaaaaaaaaas ?! » des tonnes de « Oh mon Dieu mais c’est ma voix, ça ? Mais chéri, tu m’avais jamais dit que j’avais un accent de ouf !!! -Ah bon ? Ben j’avais pô rmarqué… – ah, oui, forcément. » Tout ça pour y parvenir enfin ce matin… et puis découvrir cet après-midi que je n’étais pas non plus douée pour la mise en ligne via FaceBook…

Alors ce ne sera pas nominé aux prochaines récompenses de montage ou de réalisation mais ça a le mérite d’être vrai, dans le sens où cette vidéo est une réelle photographie de là où j’en suis aujourd’hui (bon bah c’est un peu paradoxale, mais on comprend). J’y ai laissé mes tâtonnements et j’ai pris beaucoup de notes (dans un coin de ma tête, espérons que ce sera toujours fiables quand j’en aurai besoin !) pour un prochain travail.

Je vous mets ici les quelques photos qui jalonnent le tutoriel :

Alors parmi toutes les choses que j’ai apprises, la première que j’appliquerai ce sera de faire des vidéos moins longues, donc de réfléchir à des sujets adéquats.

Bref, j’attends toutes vos remarques, tous vos commentaires, et toute votre indulgence aussi…

Voici le lien :

Allez, en attendant de vous lire à mon tour, je vous laisse.

Prenez soin de vous et à très bientôt !

MC

.

Bonjour tout le monde.

Comme annoncé dans mon précédent article, je ne vous parlerai pas de polymère aujourd’hui mais du second matériau que je travaille dans mon atelier et qui s’inscrit au cœur de mes réflexions autour du recyclage :

la chambre à air de tracteur ! 

Cela fait environ un an et demi (même si l’année 2020 semble tout juste commencer pour La perle Rouge) que j’ai débuté mes petits essais dans un coin de mon atelier. En tant que créatrice de bijoux, j’ai d’abord commencé avec de la chambre à air de vélo, fine et souple. J’ai rapidement constaté l’incroyable résistance et longévité de ce matériau voué à… par grand chose, j’imagine, car officiellement ce sont les producteurs ou importateurs de pneumatiques qui sont responsables sur le plan technique et financier du traitement des pneus usagés. Je n’ai aucune idée du nombre d’usagers qui effectuent cette démarche aucune idée non plus de ce qui est réellement mis en place par les entreprises productives qui doivent soit traiter directement, soit sous-traiter la chose… En tout cas, force est de constater que le marché n’est pas envahit de nouveaux produits en chambre à air recyclée et qu’il demeure la particularité de quelques créateurs et créatrices intéressés. 

Et pourtant, il y a de quoi faire ! 

En ce qui me concerne, j’ai décidé de détourner ce caoutchouc non ou TRÈS peu biodégradable pour créer des pièces de petite et moyenne maroquinerie. 

Où en suis-je aujourd’hui ? C’est justement le but de cet article. 

J’ai la fierté de vous annoncer que ma petite entreprise jurassienne de La Perle Rouge vient de s’inscrire sous un label plus qu’essentiel et au nom qui me plait : Répar’acteur

Qu’est-ce que c’est ? C’est un annuaire de professionnels régionaux qui ont choisi d’inscrire leur production au sein d’une démarche éco-responsable en proposant à leurs clients des produits réhabilités, réparés ou détournés. 

Vous pourrez retrouver ce type de présentation sur les plateformes et les sites de vos artisans : 

Votre artisan s’engage pour l’environnement et l’économie circulaire

Agir pour la planète c’est avant tout consommer intelligemment. Cela passe notamment par la réutilisation et la réparation d’objets du quotidien. Pour cette raison, l’ADEME (Agence de la transition écologique) a mis sur pieds un annuaire réunissant des artisans réparateurs engagés.

Apparaître dans cet annuaire signifie que nous nous engageons dans l’économie circulaire & locale, avons une volonté de préserver la planète et cherchons à faire économiser les particuliers.

Lorsque l’on consomme de l’énergie dans la fabrication et l’usage d’objets, on utilise un capital écologique en empruntant des ressources à la planète. Les artisans engagés dans l’économie circulaire sont la pour changer la façon de consommer. 

Alors avant de jeter un outil abîmé et de courir en acheter un nouveau, parcourez le répertoire et trouvez un artisan près de chez vous qui vous aidera dans votre démarche de responsabilité environnementale. 
Pour ma part, je ne répare rien mais je détourne ce qui est normalement considéré comme un déchet destructeur ; la fameuse chambre à air que voici : 

Je vous avais déjà montré ici un peu de ce travail donc je ne vais pas me répéter mais je vais me contenter de vous présenter mes dernières créations. 

J’ai adoré approcher l’univers de la maroquinerie et je constate qu’à chaque nouvelle pièce, j’apprends quelque chose de nouveau et qu’à chaque nouvelle pièce, je comprends aussi tout ce qu’il me reste encore à apprendre. 

Voici tout d’abord, quelques modèles assez petits. Il s’agit d’un sac à main, d’une pochette à main et d’une pochette à accrocher à la ceinture. Les fermetures sont toutes des aimants.  

Voici ensuite des modèles de sacs à main et d sac en bandoulière un peu plus grands : 

Et enfin, mes préférés du moment ; les modèles qui mélangent la chambre à air au bois ! 

Encore quelques équilibres dans les montages à trouver… (les rapports hauteur/longueur/matériaux sont parfois pièges) J’apprends à chaque sac ! 

La pièce du dessus est une trousse. Je l’ai photographié avec le sac afin que vous ayez une idée de sa taille. 

Vue de dos : 

et intérieur : 

Et enfin, le plus mignon de tous, le sac à main à chaîne fine commandé par une ravissante mariée et assorti à ses bijoux et à son bouquet (oui oui ! ) : 

Je vous joint ici un article sur l’économie circulaire. 

Voilà tout ce que je voulais vous dire et vous montrer aujourd’hui. Alors pensez-y et n’hésitez pas à chercher ce label dans votre propre région ! 

Prenez soin de vous et  très bientôt ! 

Marie-Charlotte

Bonjour chers Vous tous !

Que dire après tant de temps… Ah ben si ! Comment s’est donc passé l’été ? Comment, quel été ? Ben celui qui était là, juste là, sous notre nez un chouïa avant que le mois de septembre n’impose sa fraîche douche de rentrée ! C’est tout de même étonnant à quel point la météo détraquée suit drastiquement notre calendrier, 21 juin : BAM ! Début des grosses chaleurs, rentrée scolaire : BAM ! Perte de 10 degrés, histoire de ne pas confondre l’école masquée avec la plage (oui, hein, parce que sinon, y aurait eu hésitation, c’est sûr… c’est sûr)

Bon, alors, comment se sont remplies ces dernières semaines ? Entre masque et patrimoine local ? Ressources au grand air et bricolage maison ? Au boulot ? En charge de vos petits-enfants ? Quel que soient vos choix et vos contraintes, je suis sûre que ces deux mois ont été bien remplis. Et ben… tout pareil pour moi ! Mais là, Ô miracle, cette semaine à eu lieu quelque chose de surprenant, d’inouï, de tellement bouleversifiant  que je n’y ai pas vraiment cru jusqu’au jour J : LA RENTRÉE DES CLASSES !!!

Jusqu’au matin même, je vous l’avoue de tout mon scepticisme, j’ai conservé mes doutes et ma méfiance. Tant que les loupiots n’étaient pas entre les mains d’autres adultes déguisés je ne pariais rien. Si bien que lorsque cela s’est effectivement réalisé et que je suis rentrée dans ma maison/atelier/garderie… et ben, j’étais un peu perdue. Heureuse, soulagée, mais perdue… ça c’était le jour 1.

Jour 2 : Hou là là… mais ça faisait juste combien de milliers d’années qu’on n’avait pas été dérangé par cette sonnerie de réveil à la noix ?!? C’est fou comme on s’habitue à certaines choses plutôt qu’à d’autres, hein ? Allez, on se motive, on redessine un rythme quotidien, on fait la course aux dernières fournitures qui manquaient encore dans les sacs (Je crois malheureusement que si on retourne lire les articles des rentrées précédentes, on y trouvera le même professionnalisme maternel, hum) et on va chercher les loupiots en espérant  que la choupette a moins pleuré que la veille.

Jour 3 : Mais qu’est-ce qui se passe ? Un sentiment étrange m’envahit… je le reconnais vaguement… Ah si ! J’ai 2 heures de libre ! Youhouuuu !!!! Et si on se rédigeait un p’tit article, là, tranquille, hein ? Histoire de renouer avec tous mes lecteurs délaissés et de communiquer un petit peu sur cette nouvelle phase de l’année ? Alors, le dernier article date de…. FICHTRE ! 25 mai !!! Bon… va falloir trier, je ne peux pas vous infliger trois mois d’un coup.

Alors sans transition, on s’y colle :

Durant le mois de juin, de manière parfaitement non préparée comme on sait si bien le faire, les filles des Ateliers de la Caravelle et moi avons tenu le masque durant deux jours d’exposition. Alors, étant donné qu’on ne pensait absolument pas avoir l’autorisation de maintenir cette manifestation et que nous avons eu le feu vert seulement quelques jours auparavant, ce weekend des 13 et 14 juin (bah oui, j’vous avais dit qu’on allait un peu remonter le temps…) ce weekend, donc, placé sous le signe du stop-covid s’est plus approché de fenêtres entrebâillées que de portes ouvertes mais enfin c’était tout de même un chouette moment.

Pour retrouver l’article intégral rendez-vous ici.

Durant ces deux jours, j’ai travaillé avec Stéphanie Prudent, notre couturière, à la réalisation de boutons en polymère parfaitement assortis aux tissus des chapeaux qu’elle crée dans son atelier. Fabriquer librement à partir d’une contrainte définie : un exercice que j’adore :  

Sympa, hein ? En plus, ces chapeaux sont réversibles, donc il y a deux boutons différents pour chaque modèle. À l’occasion, j’essaierai de récupérer des photos de chapeaux terminés pour vous montrer quelle allure ils ont. 

Alors ensuite… il y a eu le mois de juillet et… les vacances. (oui, c’est de cette façon qu’on nomme la période qui suit les deux semaines avec 1,45 jour d’école en présentiel par semaine + 2,75 jours d’école à distance + 6,5 jours de prise de tête pour les parents, période qui suit elle-même une (trop) longue durée de confinement, nan mais je vous réexplique, hein, parce qu’on croit qu’on maîtrise des termes simples comme « vacance », « école », et pis en fait… tout change très vite)

Mon atelier s’est donc rapidement re-transformé en une garderie créative et il a fallut profiter de la bienveillance des papis et mamies qui ont libéré quelques jours la maison du bonheur et de la joie de vivre de ces chers loupiots afin que je puisse de nouveau passer un petit peu de temps dans mon atelier. 

Cela fait très longtemps que sur mes expositions et mes marchés, on cherche à m’acheter mon ÉNORME collier d’expo qui est porté par Josiane (Oui bah j’ai jamais trouvé de nom original avec un jeu de mot pour mon mannequin alors c’est Josiane).

Il est composé de chutes de canes plaquées sur de la pâte beurk, bref, il pèse juste 2 kilos. Du coup, comme mon assurance pro ne prend pas en charge les torticolis et autres blessures des trapèzes, j’ai décidé de réaliser des perles aussi grosses que celles de Josiane mais toute légères-légères. 

Avec un cœur de papier, ces perles kaléidoscopes sont vraiment très agréables à porter. 

 

Retrouvez le tuto pour ces canes à effet d’optique ici.

Et si vous voulez le tuto de celle ci-dessous, dites-le moi : 

Qu’est-ce que vous en pensez ? 

C’est tout ce que je vous montrerai aujourd’hui. J’ai conscience du retard de publication que j’ai, alors je prépare d’ores et déjà la rédaction du prochain article. Il sera plus centré sur mon travail autour de la chambre à air et vous parlera d’un chouette label sous lequel je viens de me ranger que vous connaissez peut-être déjà et qui s’appelle Répar’acteur. 

J’annonce également ici la reprise des cours hebdomadaires à l’espace des Mouillères les jeudi de 17h à 19h à partir du 17 septembre 2020. 

Pour plus d’informations, rendez-vous ici

D’ici là, prenez soin de vous, profitez des températures de septembre et… faites ce que vous voulez ! 

Bises à vous

Marie-Charlotte

Un immense BONJOUR à Vous, chers déconfinés ! 

Et oui, bien que mon le correcteur orthographique ne soit pas d’accord avec moi, nous sommes bien des déconfinés… parfois plus déconfits que fins, parfois plus finis que cons, (Quelle vulgarité !) parfois plus décontenancés que condé (???… nan…. cherchez pas… je tourne en rond dans ma tête depuis deux mois et demi et à force, j’ai même découvert qu’à l’intérieur de ma caboche il y a aussi des murs contre lesquels on peut aisément se cogner)

BREF ! Alors… Comment qu’il était à vous, vot’p’tit confinement ? (Formulé de façon péquenaud gaga, n’importe quelle sujet peut avoir l’air tout mignon mignon) Ben moi… en ce qui me concerne… je me suis totalement, intégralement et magistralement fait engloutir par les besoins de Monsieur Ouistiti et Mademoiselle Choupette… 

D’ailleurs, je ne parviens à prendre le temps de vous écrire seulement maintenant, à présent que nous sommes bien déconfits depuis deux semaines. (pardon, déconfinés… ce n’est pas de ma faute, c’est le correcteur qui n’est vraiment pas content !) 

De toute façon, que je sois franche, si (par miracle) j’avais publié un article durant les deux derniers mois, il n’aurait certainement pas parlé de création polymère mais de recette de bulles de savon maison, de bricolage en carton et de jeux à réaliser en duplos… Mon atelier s’est métamorphosé en une ÉNORME poubelle bleue (réserve de matériaux de bricolage) et ma maison en une ÉNORME exposition. Chaque surface un tantinet disponible dans ma salle de travail (rien avoir avec la maternité… sauf si tels les maïeuticiens on estime qu’on y accouche de nos idées) a été soigneusement recouverte de… TOUT, sol y compris. 

BREF ! C’est la semaine dernière, que (ô joie), je suis parvenue à offrir la si vivante compagnie de mes loustics à papi et mamie (muhaha) durant quelques jours afin de tenter de me réapproprier mon espace de travail.

Ce fut tout d’abord une déception… Après plus de deux mois à être exclusivement concentrée sur mes loupiots du matin au soir (ah ben et pis la nuit aussi…), me retrouver libre de faire ce que je veux m’a complètement déstabilisée ! Tel un animal sauvage perdu, déambulant dans les rues cherchant les humains soudainement disparus, j’ai erré durant de longues heures sans savoir ce que je devais faire, ni par quel bout entamer la masse de… je ne savais même plus quoi… allumant et navigant à l’aveugle sur mon pc en mode automatique, l’éteignant dans un soupir… pour le rallumer 25 minutes plus tard… pour chercher… rien. C’est au bout du cinquante-troisième allumage que j’ai osé aller constater la descente de fréquentation de mon petit blog tant aimé. Après un tour d’horizon, je réalise que le sujet n°1 de vues ici-même demeure le tutoriel de réalisation des perles creuses. BAM ! La voilà, la bonne idée ! 

Alors, non hein, pour les nouveaux venus, je n’ai pas réalisé ces pièces dans la semaines mais c’est à cela que sert mon tutoriel. 

Nous avons testé cette année, cette technique avec mes élèves des cours hebdomadaires de l’espace des Mouillères. C’était un peu sport, on ne s’est pas perdues en hésitant des heures quant aux couleurs et aux motifs (pour rappel, le cours ne dure que 2 heures) mais on a relevé le challenge et nous sommes parvenues à réaliser les colliers du cru aux finitions et au montage en deux fois 2 heures ! C’est beau, hein ? (Ce qui aurait été vraiment beau c’est que tu penses à prendre ces pièces en photo… histoire d’avoir des images à l’appui, mais bon…)

Je me suis donc décidée à libérer un espace sur une de mes tables et à achever quelques pièces entamées plus tôt dans l’année. 

J’ai ré-exploité exactement mon tutoriel sauf que j’ai agrandi le diamètre des perles et travaillé sur le fond des dômes. Cela donne des pendentifs très légers. 

D’abord en rouge, bien entendu (je ne m’appelle pas la perle mauve…) :

Et puis dans ce bleu que j’aime tant mais qui est si pénible à poncer : 

Je me suis amusée avec les épaisseurs de disques pour les boucles d’oreilles : 

 

À peine le rythme de travail enfin redécouvert et mon errance dans la maison terminée et il était déjà temps de récupérer mes loupiots… 

Ça m’a fait plaisir de me replonger dans mon propre tutoriel et de passer un peu de temps dans l’atelier mais soyons honnêtes, quelques heures ne suffisent pas à combler mon manque ! Cela dit, ne pensez pas que ma créativité ait été contenue durant ce confinement familial. J’ai progressé d’un cran dans le bricolage des petits et j’ai même fini par me mettre à la couture, Si ! La preuve : 

J’ai fait tout un tas de marionnettes à doigts pour mes loustics et les petits autour de moi et à chaque fois que je me piquais le doigt je me disais que je m’entraînais pour l’étape suivante de mon travail sur les sacs (Ben oui… les doublures ! Encore toute une histoire !), mais je vous en parlerai plus tard. 

Un dernier message à l’attention des stagiaires qui s’étaient inscrites aux journées de printemps : 

Tout d’abord, je vous présente à vous et à mes élèves de la Caravelle toutes mes excuses pour ne pas avoir communiqué avec vous. J’ai plongé la tête sous l’eau telle une enclume et j’ai eu un mal de chien à maintenir les échanges. Au sujet des inscrites, donc, je tenais à vous informer que les chèques de réservation des stages n’ont pas été encaissés et que, bien que les quatre journées soient annulées pour des raisons que je suis sûre, vous comprendrez sans que j’ai besoin de les énumérer, d’autres dates pourraient être proposées plus tard. À quelle échéance, je ne peux pas vous le préciser pour l’instant mais si la prochaine date vous convient, votre inscription sera toujours prise en compte. Dans le cas contraire, votre chèque vous sera restitué. 

En ce qui concerne les élèves des cours hebdomadaires : Je ne reprendrai pas les cours à l’espace Mouillère avant la fin de l’année scolaire mais j’imagine organiser une ou deux journées complètes à mon propre atelier dès que les mesures entourant les gestes barrières seront un peu plus flexibles. Je vous contacterai en message privé pour plus de détails. 

Voilà, pour l’heure, il me reste à vous souhaiter de déguster les minuscules nouveaux moments de presque liberté qu’on redécouvre d’un œil nouveau et de surtout, surtout, rester créatif, ça fait du bien au ciboulot ! 

Prenez soin de vous et à bientôt !

 

Marie-Charlotte C. 

Une journée « type »

     Ah, elles n’étaient pas top, ces vacances de février… pas assez de froid pour avoir de la neige, pas assez chaud pour profiter de l’extérieur… non, vraiment, dans le genre vacances moisies, ça se posait là.

     Heureusement, une petite semaine d’école, histoire de relancer la machine et BAM ! Des nouvelles vacances ! Et alors celles-ci, elles sont top ! Non seulement il fait beau mais en plus, on voit papa et maman comme jamais ! C’est d’ailleurs dingue, ils sont toujours là ! Ah non, attendez, je me perds… non, moi, j’étais là avant, je devais bosser dans mon atelier… non non, ce sont les enfants qui n’étaient pas censés être là… Bon, ben… du coup, ils sont là, nous sommes là et… on verra personne d’autre avant un p’tit moment alors la question qu’on se pose TRÈS légitimement et ce, peu importe à quel point on les aime, est la suivante :

« Comment  survivre en confinement avec des enfants ? »

     Alors, je parlerai selon mon expérience, bien évidemment, et cela ne concernera pas tous les lecteurs puisque je suis maman de deux enfants de 2ans et demi et de 5 ans et demi (hum… d’ici la fin du confinement, ils auront peut-être 3 et 6 ans et moi, un sacré coup de vieux, mais enfin…) mais cela donnera peut-être aux autres quelques pistes tout de même.

     Bon, le mot clef est le même que dans à peu près… heu… tous les domaines de la vie ou presque :

ORGANISATION

     Lorsque je parle d’organisation, je ne l’envisage pas comme une contrainte mais bien comme une véritable AIDE. L’organisation peut être ludique et jouer un rôle central dans une cellule familiale vouée à se regarder dans le fond des yeux durant des semaines. (je reste positive…)

     Donc, à peine la maîtresse ayant rempli les cartables et souhaité bon courage aux parents, que nous nous sommes attelés, les enfants et moi à la confection d’un organiseur qui trône désormais au centre de l’espace de vie. Qu’est-ce que j’appelle un organiseur ? Il s’agit d’un tableau mural fixe sur lequel les enfants vont venir accrocher toutes sortes de choses qui témoigneront soit de ce qu’ils ont fait dans la journée, soit de ce qu’ils ont envie de faire. Il peut revêtir autant de formes et de contenus différents qu’il convient à votre famille et aux capacités de votre tiroir de bricolage. J’avoue qu’étant artisan créateur et bricoleuse permanente, je pars avec une longueur d’avance, niveau matériel. Je ne ferai aucun chiffre d’affaire durant un moment mais je peux aisément me convertir en maman au foyer/maîtresse/puéricultrice enfin… du moment que ça ne dure pas un an non plus.

     Donc, laissez-moi vous présenter notre organiseur :

     L’activité commence dès sa fabrication. Le but est de réaliser un panneau avec divers zones, (trois ici, mais vous pouvez imaginer une autre organisation de votre temps) une pour la date et la météo, une pour le matin et une pour l’après-midi. Les supports peuvent être très variés ; cela va du calendrier ou du morceau d’emballage carton aux feuilles de canson ou autre scotchées ensemble. L’idée est d’avoir au moins un format A3.

     Délimitez vos zones (peinture, collages, textures… laissez parler vos goûts en fonction de ce qui est à votre disposition) puis demandez aux enfants de fabriquer la roue des jours et de préparer les étiquettes. Ils peuvent les dessiner, puiser dans leurs autocollants, découper dans des magazines et coller sur une feuille ou sur des morceaux de cartons etc… Pour les illustrations qui font défaut, un petit tour sur internet et une impression et le tour est joué. En ce qui nous concerne, mademoiselle Choupette s’est concentrée à coller des autocollants choisis dans un grand quadrillage sur une feuille A4 pendant que monsieur Ouistiti usait du bâton de colle pour fixer des images découpées sur une feuille. Ensuite, tout dépend de votre support. Nous avons utilisé de la feutrine et nous avions des scratchs dans notre mallette magique mais de la pâte à fixe sur du carton fait tout aussi bien l’affaire. Comme nous avons une petite plastifieuse (oui, ça fait partie des ressources improbables de mon atelier), nous nous sommes contentés de papier simple mais je vous conseille d’utiliser un papier épais type bristol, canson ou carton fin (les boîtes de céréales et de gâteau sont au top pour ça)

     L’intérêt de cet organiseur ne s’est pas fait attendre ; tous les matins, ils se ruent dessus et fouillent dans la boîte à étiquettes. Chacun à son rôle, le grand ouistiti choisi la date et la p’tite choupette va regarder dehors pour afficher la bonne météo (bon, d’accord, elle n’utilise pas beaucoup d’autre étiquette que le grand soleil pour l’instant mais… on ne va pas s’en plaindre !) et ensuite, chacun y va de son programme, entre celui qui a besoin de ses rituels et celle qui laisse exploser ses envies, ils trouvent un équilibre. De temps en temps, vous rajouter des nouvelles étiquettes qu’ils découvriront avec intérêt et vous verrez qu’ils vous  feront des demandes spécifiques. 

     Si vous utilisez la pâte à fixe, ne rangez pas vos étiquettes dans une boîte mais collez-les toutes sur un carton accessible. 

     Le but n’est pas de réaliser tout ce qu’il y a sur le tableau mais que les enfants se l’approprient. Cela leur donne un cadre (et bon sang qu’ils en demandent, du rituel et du cadre !) un cadre pas trop serré pour que ça ne les gêne pas mais assez présent pour qu’ils soient rassurés et sachent à peu près où on va dans cette nouvelle journée.

     Vient ensuite le découpage de la journée.

     La difficulté est d’accompagner deux enfants qui n’ont pas le même âge et donc, les mêmes demandes au même moment. Comme une grande place de la matinée est occupée par l’école du plus grand (CP, ça va, je gère encore, même les maths !), une fois le petit déjeuner terminé, nous entamons la journée par une des activités favorites de la Choupette : les comptines. (Oui, ben ça va, vous chantez, quoi, t’as rien inventé… Ben non, mais en fait j’invente rien du tout… je choisi, j’expérimente et je synthétise, c’est tout. En plus, ça me donne l’impression de parler à des autres adultes et ça fait quand même un peu du bien!).

     Ceux qui ont encore des petits à la crèche connaissent peut-être le sac à comptines ! C’est archi-simple et ça marche à tous les coups et TOUS les jours (je rappelle qu’elle n’aura bientôt que 3 ans). Il s’agit de prendre un grand sac en tissu de se promener dans la maison (avec l’enfant, c’est encore mieux, il s’amuse déjà et a plus d’associations d’idées que nous) pour y trouver des objets qui font références à une comptine que l’enfant connait. Rien de plus simple, vous en avez dans toutes les pièces. Rien qu’avec les animaux et les bonhommes de duplo, peluches, ou jeux de toutes sortes vous pouvez vous confectionner un sac d’enfer. Attention à ne pas trop en mettre chaque jour dans le sac car les tout-petits ne veulent pas arrêter tant que le sac n’est pas vide mais les plus grands, eux, se lassent au bout du troisième jour avec les même comptines. À vous de trouver le bon équilibre. Aujourd’hui, le Ouistiti joue un coup aux légos pendant que la Choupette et moi chantons tranquillement.

     Vient ensuite le moment de l’école … et alors, euh, comment dire… c’est assez simple de stimuler un enfant en classe de CP ; un livre, une règle, des feuilles, des ciseaux, une dictée quelques opérations sur un tableau bref… quand on a en plus comme nous une maîtresse au top qui nous envoie de quoi travailler par mail, impec. En revanche, on n’a pas reçu le manuel qui dit comment occuper le plus petit qui est à côté et qui n’est pas vraiment d’accord pour rester une heure assis sur une chaise ou un coussin à faire un coloriage… Donc c’est là que la créativité du parent prend toute sa dimension !

     J’ai déjà testé quelques idées et je vous en ferai part si cela vous intéresse mais internet et Pinterest (surtout Pinterest !) regorge d’idées d’activités pour tout âge à réaliser avec trois fois rien à la maison. (Du moment que vous avez du carton, du bicarbonate de soude, de la farine, du vinaigre et des colorants alimentaires vous pouvez presque vous proclamer le maître de l’univers ! Enfin… le maître de l’univers de confinement avec des enfants ! Ça, c’est sûr.) Le tout est d’être prêt pour le matin suivant et d’avoir au moins 3 ou 4 activités à proposer en semi-autonomie au plus petit pour pouvoir accompagner le plus grand dans ses exercices.

     Voilà, il reste à peine le temps pour un jeu ensemble, une activité choisie sur le tableau et il sera déjà l’heure d’aller préparer le repas. Comme vous avez été présents durant la matinée auprès d’eux, ils ne rechigneront pas à faire un peu de jeu libre tout seuls en attendant le repas.

     Voilà la moitié de journée de passée. Pour la seconde, les possibilités sont infinies même cloîtrés, même sans terrain en ville, surtout ne vous découragez pas et actionnez votre radar à bricolage. Ah oui, j’allais oublier la mesure n°1 à prendre :

NE VIDEZ PLUS VOTRE POUBELLE DE TRI SÉLECTIF !!!

    Je pioche déjà très très régulièrement dedans tout au long de l’année mais alors depuis une semaine, c’est ma malle à trésors !!!! 

    Sans rire, visez un peu nos robots en bouchons et bouteilles :

    (Avis aux polyméristes : C’est le moment d’exploiter les perles et les pièces cuites que vous savez, au fond de vous que vous n’utiliserez jamais par plaisir !)

     Je vous propose à présent ici deux activités que nous avons faites en intérieur et qui ont fonctionné parfaitement :

     La pâte à modeler maison : 

ingrédients : 

1 tasse de farine

1 demi tasse de sel

1 demi tasse de bicarbonate de soude

1 cuillère à café d’huile végétale neutre

1 tasse d’eau tiède

une casserole et une cuillère en bois

colorants alimentaires

Mélangez tous les ingrédients secs dans une casseroles à feu moyen.

Ajoutez rapidement la cuillère d’huile et l’eau. 

Tournez assez énergiquement avec une cuillère en bois jusqu’à ce que la pâte se détache des bords de la casserole. (ça ne prend pas plus de quelques minutes)

Dès que c’est fait (et même si vous avez l’impression que c’est encore un peu collant), retirez du feu et placez la pâte dans un récipient froid. 

Lorsqu’elle a un peu refroidi, divisez votre pâte en autant de couleur que vous voulez et procédez au patouillage extrême des colorants alimentaires mêlés à cette pâte à sel super bizarre. 

Laissez reposer un ti coup et JOUEZ ! 

Conservez-la dans un boîte en plastique hermétique type boîte de glace ou tupperware. Ici, nous avons utilisé les anciens pots de peinture à doigts GIOTTO® (Oui, je garde mes poubelles bleues depuis… très… longtemps…. et vous savez quoi ? je GAGNE ! Mon mari est dégoûté de la légitimité que j’ai trouvée à conserver autant de « déchets » hi hi !)

Faites toutefois attention, gardez à l’esprit qu’il s’agit d’une pâte naturelle réalisée sans additif et composant conservateur donc si vous ne jouez pas avec tous les jours, pensez à laisser les pots ouverts  après avoir retourné la pâte dedans 1 à 3 heures tous les 2 ou 3 jours. (Rien de contraignant mais il faut juste y penser… parce que sinon…. le jour où votre petit décidera soudainement qu’il a envie de jouer avec la pâte fabriquée il y a 2 semaines, vous allez fébrilement ouvrir le pot et WOUF ! Vous prendre un méchant fumet dans le museau ! Je parle par expérience… Ah bah oui… c’est imperméable…(sentiment de lassitude)). 

Allez, je vous en donne un deuxième parce que’il a super bien marché… Mon seul regret est de n’avoir pensé à prendre la photo qu’aujourd’hui pour cet article et la dite peinture ayant déjà été exploitée par les deux loupiots, le rendu est moins présentable. Mais avant que la Choupette ne se lance dans des expérimentations coloristes, c’était beaucoup plus vendeur !

note : Cette recette-là peut être réalisée avec un enfant de 6 ans sans problème. 

Peinture aquarelle maison

ingrédients : 

4 cuillerées à soupe de bicarbonate de soude

2 cuillerées à soupe de vinaigre blanc 

2 cuillerées à soupe de fécule de maïs

1:2 cuillerée à soupe de miel liquide

des colorants alimentaires 

1 bac à glaçon (ou des petits récipients)

1 bol

 

Dans votre bol, mélangez le bicarbonate, le vinaigre, la fécule et le miel. 

Touillez (oui, je suis dans le jura) l’ensemble de manière à avoir un mélange homogène et répartissez dans les compartiments du bac à glaçon ou dans d’autres récipients. verse les colorants alimentaires goutte à goutte pour réaliser tes mélanges et obtenir des couleurs plus ou moins soutenues. Mélangez chaque couleur à l’aide d’un cure-dent. 

Laissez sécher au moins 2 jours avant de vous en servir (si ça n’est pas assez sec en-dessous de la surface; vous risquez de peindre avec des grumeaux… c’est un style.) 

   

 Je vous partage ici une seconde recette que je n’ai pas pu tester (comme quoi mon atelier ne regorge finalement pas de TOUS les matériaux utiles (et quand on voit la banalité du produit alors qu’on a une plastifieuse, on a de quoi se scandaliser…)) Ouh là là, je recommence à user des parenthèses… BREF ! JE N’AI PAS DE CRAIE !!!! Donc, si vous aviez la gentillesse de tester pour moi cette recette qui à l’air tout de même un peu simple, surtout, n’hésitez pas en m’en faire les retours. (Toutefois, j’ai l’impression qu’elle utilise pas mal de jaunes d’œufs… j’espère que vous aimez les meringues ? Peut-être qu’on peut diviser les jaunes en fonction de la quantité de peinture souhaitée?)

Peinture aquarelle à l’oeuf

ingrédients : 

Craies de couleur écrasées

Eau

Jaunes d’œufs

1 plaque de moules en silicone ou des petits bols 

 

Déposez les craies écrasées par couleur dans le fond des alvéoles de votre plaque de moules ou dans les petits bols. 

Ajoutez quelques gouttes d’eau laissez les craies détremper pendant 1 heure. 

vérifiez qu’il en reste pas de gros grumeau et ajoutez un jaune d’œuf dans chaque alvéole. Mélangez bien, apparemment, c’est prêt. (peux pas vous dire… ai pas testé.)

 

     Voilà pour aujourd’hui. Avec les enfants, nous testons de nouvelles choses tous les jours, alors n’hésitez pas à me dire si vous voulez en savoir un peu plus. 

     (Tout ce que je peux vous dire c »st que nous sommes sur le chantier d’un théâtre de marionnettes en carton véritable et que nous suivons de prêt une course à la pousse entre des lentilles et un vieux reste de gazon retrouvé dans la cave ! Le suspense est complet !)

     Allez, gardez le moral, c’est l’occasion de vivre quelque chose d’intimement grand en famille et en plus, la pollution MONDIALE en prend un sacré coup dans l’aile alors souriez, restez chez vous et CRÉEZ ! 

     Prenez soin de vous et à bientôt ! 

     Marie-Charlotte C.

Bonjour chers Vous !

Je sais, je sais, c’est un titre un chouïa trop long mais avouez que si je m’étais arrêtée à :

« La Perle Rouge entre dans l’ère de la chambre » le jeu de mot aurait certes été parfait mais il serait trouvé entaché d’un second sens largement trop équivoque pour mes habitudes lexicales personnelles.

Bref, comme vous l’avez deviné, mon travail dans l’atelier ces dernières semaines s’est quelque peu détourné des manipulations polymères pour se concentrer sur la découpe et le montage de la chambre à air. Et mon Dieu, diantre, sacrebleu et mille pétouilles qu’est-ce que je m’amuse !!!

Les réseaux sociaux peuvent être sources de grandes misères et de folles galères personnelles mais ils peuvent également se révéler extrêmement efficaces pour une petite entreprise. Après avoir donc lancé à mes contacts un message de recherche de chambre à air (usées) à récupérer dans ma région, je me suis retrouvée en quelques heures à peine avec tout un tas de solutions proches de chez moi. J’ai déjà effectué deux  récupération de mon incongrue matière première et je ne compte pas m’arrêter là. Merci donc à celles et ceux qui m’ont orientée vers ces poubelles de trésors, à moi de vous montrer aujourd’hui ce qu’en ai déjà fait. 

Voici donc la première série de sacs réalisés par La Perle Rouge. Pour l’instant, la couleur se fait encore discrète mais la polymère saura palier à ça dès la seconde série. (En tout cas, c’est dans mes plans.) 

Voici tout d’abord deux petits sacs à main : 

Les anses sont détachables grâce au montage avec mousquetons et la fermeture du sac se fait par bouton aimanté. 

Vous avez remarqué les petites bandes découpés en zigzag ? Et bien il s’agit tout simplement de pâte Fimo® effet cuir utilisée avec l’alphabet à frapper. (N’y voyez ici aucune violence, bien entendu ! Les lettres se font déjà largement assez martyriser dans la vie courante. J’ai donc adopté ici la manière douce. Entendez juste que j’utilise l’alphabet sur la pâte crue plutôt que sur la pâte cuite, rendant par là-même inutile toute agressivité vengeresse au maillet mais réclamant, au contraire un peu de délicatesse et de gestes précis) Nous noterons au passage que le -E- se révèle quelque peu réfractaire à la manière douce mais tssssss, je saurai l’apprivoiser.

Les fleurs sont également en pâte effet cuir et permettent de cacher les fermoirs aimantés lorsque j’en utilise. 

J’ai également testé la petite bourse. Elle est mignonne mais il faut que je réessaie ce modèle en plus grand parce que le rapport :

« quantité de trésors absolument indispensables à la survie qu’on trouve dans un sac à main / taille du sac à main en question » n’est absolument pas aux normes exigées par… euh… moi et je suis sûre aussi, beaucoup d’entre vous. 

S’est ensuite présentée l’étape des sacs plus grands. Pas évident lorsque, comme moi, on est aussi couturière que parachutiste. 

Il a fallu dessiner mes patrons… (Heureusement que je suis plus douée pour le géométrique que pour le figuratif!)  puis tenter de les appliquer à la surface (pas plate du tout mais alors pas du tout bon sang que c’est ch…. !) puis percer les dizaines et les dizaines de petit trous (au bon diamètre par rapport au fil qui sera utilisé sinon aaaarrgh !) en essayant d’éviter la tendinite (euh… j’ai essayer de développer mon bras gauche pour économiser mon droit mais euh… comment dire… pour l’instant ça ne marche pas.) puis effectuer les coutures (en commençant au bon endroit et en alignant les trous correctement pour ne pas criser lorsqu’on arrive au bout du fil et que « Mais bon sang mais c’est pas possible, pourquoi il reste un trou tout seul, et comment je fais moi maintenant ?!? » voilà voilà) puis il a fallu découvrir les fermoirs et les apprêts de finition (après quelques bévues je suis à présent fière de gérer les pinces à pression et les pinces à œillets) trouver des astuces de décoration simple puis enfin les prendre en photo (ce qui s’est révélé une vraie galère… c’est plus facile de photographier des bijoux quand on le fait depuis des années!) 

Bref ! À vous de me dire : 

Celui-là a été conçu pour contenir une pochette A4. 

Celui-ci à un montage un peu plus compliqué : 

Les anses ont été légèrement modifiées pour être allongées et pouvoir le porter en bandoulière de manière confortable mais je n’ai pas eu le temps de reprendre une photo avant qu’il ne soit vendu. (et je ne vais pas me plaindre.) 

Si besoin, on ouvre les pressions des côtés et on élargit l’entrée du sac. 

Celui-ci se ferme grâce à une pression très efficace. 


Celui-ci mériterait d’être réalisé en plus petit, genre pochette à main car la souplesse de la chambre à air par rapport au cuir ne lui permet pas de conserver sa forme cylindrique aussi parfaitement que je le voudrais. Et il va falloir également que je trouve comment masquer l’arrière du bouton aimanté parce que je ne peux pas utiliser le même stratagème que les petits sacs du dessus. 

Voilà la première photo de famille, hi hi : 

Voilà. Je m’en retourne à mon atelier dresser un inventaire complet des bijoux que vous pourrez retrouver à la vente en même temps que tous ces sacs dès cette semaine à la boutique des artisans créateur de Nozeroy. (2B Place des Annonciades, 39250 Nozeroy)

Je vous souhaite à tous une excellente semaine ! 

à bientôt. 

MC.

Chers Vous tous ! 

Je le sais, depuis des mois, déjà je ne vous écris plus. Au début, ça ne devait être que temporaire et puis le temporaire s’est étalé sur des semaines… puis les semaines sont devenues mois et comme c’est le cas pour toute chose que l’on repousse, plus ça dure et plus il est difficile de se remettre au clavier pour rattraper ce temps évaporé. 

Oh ne croyez pas que je vous boude, non, ça ne m’a pas une seconde traversé l’esprit mais je suis consciente de vous avoir négligé, mes très chers Vous qui me suivez depuis un moment déjà. 

Ne croyez pas non plus que j’ai cessé mon activité, NON ! Toutefois, je suis bien obligée de reconnaître qu’elle a TRÈS fortement vu réduire les plages horaires qui lui sont habituellement consacrées. Pourquoi, me demandez-vous ? Et bien parce que je suis en train de passer par une étape de ma vie où se concentrer un peu sur moi est devenu nécessaire et j’ai découvert que.. ma foi, ça n’était pas si évident que ça. Bref, j’apprends, je tâtonne, je cherche un nouvel équilibre et je le trouverai mais en attendant, tenir un journal de ma créativité s’est révélé un challenge incompatible avec cet exercice personnel. 

Je ne sais pas si je Vous manque mais moi, en tout cas, Vous me manquez, chers lecteurs et lectrices de tout horizon ! Alors comme nous sommes au tout début de l’année, je me suis motivée et j’ai décidé de renouer le contact avec Vous ! 

Pas de bilan de l’année écoulée… pas de bonnes résolutions non plus… non, cette fois, je vous offre des soldes. (Des soldes ?!? ben, t’as toujours pas été foutu de faire ta boutique en ligne ?!?) oui des soldes de tutos de canes ! Enfin… des soldes gratuites… Prenez ça comme des petites étrennes  qui accompagnant tous les vœux colorés que je vous souhaite pour cette année 2020. 

Bon, alors ne vous enflammez pas non plus hein, je n’ai rien inventé de nouveau… j’ai plutôt fait les fonds de tiroirs des dossiers de mon ordinateur. Vous savez, lorsque vous vous décidez enfin à trier un peu votre arborescence et que vous re-découvrez les dossiers « rangés » dans des dossiers eux-même « cachés » dans d’autres dossiers aux noms énigmatiques tels que nouveau dossier 7, canes vrac ou encore mon préféré : jfrhmezihfu (terme complexe résultant de l’écrasement de ma main droite sur mon clavier au moment de nommer le nouveau dossier créé…) 

Bref, beaucoup de simplicité mais de quoi s’amuser tout de même j’espère durant les fraîches soirées d’hiver ou les après-midi pluvieux ! 

Allez, on y va. 

 

Préparez 2 dégradés de trois couleurs : 


 

Préparez deux carrés à l’emporte-pièce cran large de la Machine à pâte : 

 

Superposez-les et repassez-les ensemble dans le cran large de la map : 

 

Découpez les trois rectangles dans vos trois plaques et superposez-les :  

 

Roulez ce sandwich sur lui-même pour obtenir une spirale (pour vous aider, vous pouvez insérer un fin colombin noir au début) : 

 

Modelez cette petite cane spirale en une cane à section triangulaire : 

 

Étirez-la et coupez-la en deux : 

 

Assemblez les deux morceaux, soudez et étirez de nouveau : 


 

Dupliquez une nouvelle fois le motif en coupant en deux et en assemblant, cette fois de façon à obtenir une cane carrée : 

 

Redressez la cane si elle est plus « losange » que « carré » puis continuez à l’étirez proprement pour parvenir à en couper 4 tronçons d’au moins 2 cm de longueur chacun :

 

Assemblez et réduisez à votre convenance. Un p’tit tour au frigo sur un morceau de papier sulfurisé et vous elle sera prête à se faire trancher ! 

 

La deuxième petite cane que je vous propose est très proche de la première. Elle est d’ailleurs plus simple mais si je ne l’ai pas mise en premier dans cet article c’est parce que les photos sont… assez lamentables et que je ne voulais pas vous faire fuir dès le début ! 

 

Commencez (pour changer, muhaha) par réaliser un dégradé de votre choix. Pour ma part, j’avais envie d’une seule couleur en plus du noir et blanc donc ça a donné ce dégradé : 

 

Étirez votre plaque dégradée à la map au réglage le plus fin que vous pouvez afin d’éloigner les couleurs les unes des autres puis roulez la longue bande obtenue sur elle-même afin d’obtenir une cane dégradée de base : 

 

Aplatissez grossièrement cette cane dégradée au rouleau avant de la passer dans la map au réglage le plus large dans le sens de la largeur (le but est d’obtenir une plaque et non un long ruban)

 

Roulez cette plaque sur elle-même pour dessiner une spirale : 

 

Modelez cette cane spirale dégradée en une cane à section carrée et coupez-en 4 tronçons : 

 

Assemblez les morceaux : 

 

Étirez de nouveau, coupez 4 nouveaux tronçons et procédez à l’assemblage final : 

 

Voilà ! en vrai, votre cane sera plus jolie que sur cette photo floue, j’en suis persuadée ! 

 

Allez, on continue ?

Une petite cane rose, ça vous tente, c’est un classique mais on ne se lasse pas de ses variantes : 

 

Et pour commencer, devinez quoi ?… un petit dégradé ! (dingue, non ?) 

 

Pensez bien à étirer votre plaque dégradée dans la map au cran le plus fin que vous pouvez sans déchirer la pâte avant de monter votre dégradé en accordéon (pli d’environ 1 cm) : 

 

Serrez votre cane dégradée en accordéon et cerclez-la d’une fine épaisseur de noir : 

 

Modelez cette cane en amande en veillant à étirer les couleurs du dégradé et à ne pas les écraser sur elle-mêmes : 

 

Étirez l’ensemble et coupez cette cane en autant de tronçons de 2cm environ de large que vous pouvez : 

 

Prenez-en un et roulez-le sur lui-même en spirale, cela formera le cœur de votre rose, puis venez plaquer un premier pétale : 

 

Collez tous les pétales en les plaçant en quinconce les uns par rapport aux autres. 

Afin de déformer un peu les pétales et de leur donner une forme plus naturelle, vous pouvez placer des fins colombins tout autour de votre cane : 

 

Réduisez l’ensemble et réservez votre cane au frigo au moins 30 minutes avant d’en extraire des tranches : 

Et voilà, un classique désormais à votre portée. 

Pour finir (pas d’inquiétude, je n’ai pas encore achevé mon rangement de documents !!! On n’est donc pas à l’abri de retomber sur d’autres photos d’atelier intéressantes.)

Voici comment réaliser une cane pétale puis la fleur complète : 

 

Tout d’abord, et là, vous n’allez pas en revenir, il faut commencer par préparer… 2 petits dégradés simples ! 

 

2 dégradés que vous étirez et que vous roulez en deux canes dégradées. 

Réduisez une des deux canes plus que l’autre, elle vous servira de pistil et de cœur au montage final : 

 

Cerclez la plus petite de vos deux canes d’une fine plaque noire et tranchez la plus grosse (vous pouvez la couper en deux si c’est plus facile à manipuler pour vous) : 

 

Insérez la petite cane dans la fente de la grande et ajoutez une fine bande noire  : 

 

Refermez l’ensemble et cerclez de nouveau le tout avec une fine plaque noire :

 

Si vous le désirez, vous pouvez ajouter une plaque de couleur autour du noir.

Attention, pensez bien à entourer la cane cœur et la cane pétale qui vont aller ensemble de la même couleur ! : 

 

Déformez légèrement votre cane pétale et réservez-la au frigo durant au moins une demi-heure avant d’en couper des tranches : 

 

Lorsque le moment est venu de réaliser votre fleur, coupez un tronçon du cœur et autant de pétales qu’il vous faudra pour en faire le tour (tout dépendra de votre largeur/longueur de pétales et/ou de cœur) : 

Placez les pétales autour du cœur et commencer à les souder avec les doigts sans les martyriser. (Saisissez vos pétales deux à deux et poussez-les doucement vers le cœur pour les souder ensemble)

Une fois votre fleur assemblée mais toute tordue, lissez doucement l’ensemble à travers du papier sulfurisé (attention, pensez à décoller régulièrement le papier de l apâte sous peine de tout déchirer à la fin!)

 

Et voilà le travail : à monter en collier, en bouton, ou simplement en décoration ! 

 

Je m’arrête ici et je vous laisse travailler ! 

Je me garderai bien de vous adresser des vœux que vous ne voulez pas pour cette nouvelle année alors je vous souhaite, sans prise de risque 

tout ce que vous désirez ! 

En attendant que vos désirs et vos projets se réalisent, amusez-vous et surtout prenez soin de Vous ! 

À bientôt. 

Marie-Charlotte C.

Bonjour chers Vous ! 

Je vous partage ici mon mini article des Ateliers de la Caravelle… Oui, encore une fois vous allez voir que je suis hyper à l’heure… 

via Rendez-vous ce weekend ! 

À tout bientôt pour le reste ! 

Citation  —  Publié: 25 septembre 2019 dans Pâte Fimo