Bonjour tout le monde !

   Je sais qu’un certain nombre d’entre vous se trouve également être des fabricants qui se prêtent au délicat jeu de la vente de leurs créations. Et lorsqu’on cherche à vendre les pièces nées du mariage entre notre petite caboche et nos deux mimines et qu’on ne possède pas ou qu’on ne connaît pas de boutique prête à recevoir notre collection, nous devons inévitablement passer par la case « marché ». Cela représente une façon importante de faire connaître notre petite entreprise localement, ce que ne permet pas une boutique en ligne.  Pour celles et ceux qui débutent et pour celles et ceux qui ont l’intention de passer prochainement le pas de la confrontation directe au monde de la vente sur stand, cet article pourrait vous intéresser. Pour les autres, et bien… ça vous passionnera sans doute un peu moins mais cela vous amusera tout de même puisque, comme à mon habitude, je ne manquerai pas de vous faire part de mes anecdotiques expériences (c’est pas un peu redondant comme formule, ça ?). 

   Aujourd’hui, donc, je vais tenter d’élaguer un peu la jungle qui entoure le mystérieux et vaste monde des marchés et ds salons en partageant avec vous mes meilleurs ratés afin que vous sachiez un peu mieux choisir les vôtres. (Ambitieux projet, n’est-il pas ?)

   Tout d’abord, êtes-vous seulement équipé ? (chapiteau, tables et nappes, supports de présentation, affichage de prix, éclairage, décoration… le tout le plus facilement transportable possible… un casse-tête qui se résout avec le temps.)

   Marchés d’été ou marché d’hiver ? (Ce qui revient à cibler des clientèles différentes puisque les marchés d’été se verront fréquentés par les touristes de votre zone lorsque les marchés de Noël vous feront rencontrer davantage les habitants de votre région.)

   Intérieur ou extérieur ? (Les marchés en intérieur se trouvent être souvent plus chers mais exposer en extérieur nécessite un matériel et… disons une certaine résistance !)

   Mais avant tout, quel marché ?

   Au début, on tape aux portes, on envoie des demandes, on tâtonne… et puis d’années en années la situation s’inverse et on se fait de plus en plus contacter par des associations ou des municipalités et un tri intelligent doit être fait.

   Nous ne sommes pas seulement des bonnes âmes prêtes à tout pour faire modestement connaître un peu notre travail (non, je vous assure…), nous sommes avant tout des entreprises qui ne peuvent pas s’éparpiller à tort et à travers pour le bien-être de leur propre fonctionnement mais aussi pour le bien-être de notre moral et celui de notre entourage qui nous verra enchaîner les frustrantes journées de weekend loin de lui.

   Les pistes que je m’apprête à vous donner sont évidemment loin de clôturer le sujet mais si vous les appliquez, (et elles sont simplissimes !) elles ont de grandes chances de vous faire gagner de l’énergie, du temps et de l’argent (en tout cas d’en perdre moins… rôôô… Diantre ! Un peu d’enthousiasme, Marie !)

   Pour commencer, prenez garde à ce qui se cache derrière les intitulés  patrimoine et marché artisanal ! Ces expressions ne sont pas fausses mais tellement imprécises qu’elles peuvent désigner énormément de choses différentes dont un certain nombre qui n’ont rien à voir avec votre travail. Renseignez-vous si vous ne voulez pas vous retrouvez comme moi, coincés entre un défilé de voitures anciennes et un bassin de truites vivantes… (sans commentaire). Vous devez exposer vos pièces dans un contexte cohérent avec votre métier.  

   Renseignez-vous ABSOLUMENT sur l’identité des organisateurs (s’agit-il d’une municipalité ? d’une association ? association de quoi ?), sur leur démarche et sur le type d’exposants qui seront présents à la manifestation. Ne vous laissez pas séduire par un sympathique nom comme j’ai pu le faire il y a quelques années avec un salon en intérieur sur deux jours au joli intitulé de « Kaléidoscope » (Ben oui, franchement, je ne pouvais pas passer à côté !).

   Mais, jugez plutôt :  

   Ce n’est que le jour J que j’ai saisi l’ampleur de mon erreur.

   J’ai commencé à m’interroger lorsque l’espace que j’avais loué s’est tout d’abord vu réduire de deux mètres, m’empêchant donc d’installer la structure et les tables que j’avais prévues pour réaliser un joli stand aéré et attractif. Ma perplexité a ensuite grandi d’un degré au moment où, tandis que je tentais comme je pouvais de m’insérer dans l’espace réduit qui m’était alors attribué, j’ai pu observer l’arrivée et le déballage des exposants voisins… De tourneur sur bois, potier, céramiste, ou couturier…pas de trace… mais à la place, des vendeurs de pierres aux vertus incroyables, des cartomanciens et des maisonnettes d’interprétation des rêves. Bon… je ne suis pas grande amatrice de l’ésotérisme mais admettons… à ma droite, un vendeur de CD de relaxation enregistrés par l’exposant et en face, un fabricant de tapis de yoga. Cela reste des entreprises de création, attendons donc encore un peu.

   Mes sourcils se sont vraiment froncés lorsque l’emplacement situé juste à ma gauche a vu ses locataires arriver : un stand de photographie d’auras à 45€ le petit cliché polaroïd…

   Fichtre… Est-ce que je ne me serais pas trompé de weekend ? Non, le nom de La Perle Rouge est clairement inscrit à la craie sur les désormais deux petits mètres de sol que j’ai loué à prix d’or. Il est évident, qu’à ce moment, je m’interroge clairement sur le sens de ma présence à ce genre de salon. La réponse à cette question, je l’obtiens à peine une dizaine de minutes plus tard (juste avant l’ouverture au public), lorsque, dans un silence général, les organisateurs demandent à tous les participants de lever les mains en l’air et de communier à travers l’ouverture de nos chacras afin d’envoyer un concentré d’énergie à la mère d’un de leur confrère car la pauvre femme se trouve être malade… en Thaïlande.

   Combattant intérieurement entre l’envie de rire et celle de pleurer, me débattant entre mon furieux désir de fuir et ma tétanie abasourdie, j’ai pris une grande respiration et j’ai rapidement fait le point : Est-ce que je suis à ma place ? De toute évidence, non. Est-ce que je peux me permettre de rentrer tout de suite chez moi alors que j’ai payé 120 p…. d’euros pour ce salon ? Clairement, non. Il ne me restait donc plus qu’à prendre mon mal en patience afin de surmonter les deux très longues journées qui s’annonçaient…

   Est-il utile de vous préciser qu’entre la location de mon ridicule emplacement et les repas,  je n’ai pas fait de bénéfice, ce jour-là ? J’ajouterais même que d’un point de vue personnel, cela m’a coûté puisqu’il s’agissait d’un de mes premiers marchés après la naissance de mon petit chat et qu’organiser un allaitement complet lorsqu’on doit être toute le journée loin de son bébé n’est pas une chose évidente.

   Bref, est-ce que j’adhère à ce genre de manifestation ? Là n’est vraiment pas la question et que celles et ceux qui se sentent à l’aise dans ce genre de contexte ne prennent pas mon anecdote comme une offense envers eux mais est-ce que c’était la place de mon entreprise de créations de bijoux ? Mille fois NON !!! Lorsque je me rend dans une boutique de chaussures, je n’ai pas envie d’acheter les carottes qui sont exposées à côté de la caisse. (Mouaih… ce n’est pas la meilleure analogie que j’ai pu faire, m’enfin, vous saisissez l’idée.) 

   Voilà pourquoi il est important de se renseigner CORRECTEMENT sur le type de marché qui vous est proposé.

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Les marchés d’hiver.

   Les derniers mois de l’année et la profusion de marchés de Noël qui les peuplent représentent un sacré casse-tête. Vous pensez qu’un marché de Noël est un marché de Noël ? BIP ! ! ! Erreur.

   À l’approche de la grande fête, les journées de ce type se multiplient comme des petits pains (d’épices). Chaque commune ou quartiers veut son petit marché de Noël qui apportera un peu d’animation à la localité et je les comprends bien. Le problème c’est que nous ne sommes pas animateurs…

   Il convient alors de faire un choix assez drastique si vous ne voulez pas vous retrouver, comme moi, dans une ruelle qui ne voit pas le soleil de la journée, installée entre un vendeur de cocottes et de casseroles qui prend un peu moins de dix mètres linéaires de stand et un revendeur de coffrets-cadeaux dans lesquels, pour la modique somme de 15 €, vous devenez l’heureux propriétaire d’un téléphone, d’une montre et d’un parfum !!! Imaginez quelles facilités j’ai eu à expliquer aux clients qui abordaient ensuite mon stand que non… nous, les artisans locaux ne sommes pas « trop chers »…

   Ce type d’organisation qui ne prend absolument pas la peine de sélectionner les exposants est souvent le produit d’associations de commerçants restaurateurs qui voient à travers ces journées l’occasion de faire venir du monde à leur table. D’ailleurs, (ce qui confirme tristement cette hypothèse) j’ai réalisé par la suite qu’un second marché de Noël s’était tenu deux semaines plus tard dans la rue voisine, organisé par les hôteliers qui n’avaient pas eu les visiteurs du premier. Fuyez ce genre de chose comme la peste.

   D’une manière générale, on peut dire que les marchés de Noël qui fonctionnent très bien n’ont pas besoin d’aller chercher des artisans. Ce serait plutôt à vous d’effectuer des démarches pour tenter de vous y inscrire. Si vous recevez une proposition pour un marché de Noël 15 jours avant la date, ne vous faites pas trop d’illusion…

   Il est bien sûr tentant de tout accepter et de remplir tous les weekends d’octobre à décembre en se disant que de toute façon « on n’a rien à perdre » mais c’est faux. Je l’ai fait, évidemment, et je me suis épuisée. Lorsque l’année suivante, j’ai décidé de procéder à une sélection bien plus rigoureuse, j’ai vu mon nombre de jours de marchés divisé par deux et mon chiffre d’affaire sur cette période, multiplié par deux.

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Les manifestations d’été.

   Être capable de vendre son travail est quelque chose de compliqué. Il est nécessaire, entre autre choses, de ne pas se sous-estimer et donc de ne pas dévaloriser ni décrédibiliser son produit. Cela passe, bien sûr par l’établissement d’un prix juste et cohérent avec son travail (je ne m’étendrai pas sur le sujet, étant moi-même encore très mal placée pour vous faire la morale.) mais également par le choix de participer à des manifestations qui font sens avec votre démarche professionnelle.

   Vous êtes un créateur, pas un chiffonnier, il est donc assez crucial de fuir les marchés aux puces et autres vide-greniers ainsi que toute manifestation qui n’a, à priori, aucun rapport avec l’art ou l’artisanat. Le public de ce genre de journée n’est pas le vôtre et il vous sera encore une fois difficile de présenter des prix concurrents de vos voisins de stand.

   Si votre plaisir se situe au niveau de la fabrication et que vous cherchez seulement à faire ponctuellement de la place dans vos tiroirs afin d’y entreposer de nouvelles créations, alors n’hésitez pas, mais si vous désirez vendre vos pièces en tant que professionnel, ne vous faites aucune illusion et fuyez ce genre de journée crève-cœur. Inutile de vous dire qu’il en est de même pour les foires, royaumes inébranlables des revendeurs en tout genre.

   Attention aux marchés qui sont associés à un événement festif qui n’a rien à voir avec l’artisanat. Si, sur le papier, la journée promet d’être intéressante et que vous trouvez super sympa de mêler un concert ou un spectacle en plein air avec un marché d’artisans, dans la réalité, le public ne se déplace pas pour les deux choses donc l’une l’emportera forcément sur l’autre. Le plus souvent, le marché ne sert finalement que de décor à la déambulation des spectateurs qui se sont déplacés dans le but de se rendre à l’événement programmé. Il ne s’agit pas là d’une mauvaise foi de la part des organisateurs qui ont à cœur de proposer un programme diversifié mais bien une réalité qu’il est important de garder à l’esprit. Rien ne vous empêche d’y participer si le prix de l’inscription est acceptable et si le contexte vous séduit mais ne vous attendez pas à effectuer des ventes à casser la baraque.

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   Petite note à propos de la communication.

   Lorsque vous participez à un marché, il y a deux communications à prendre en compte. La vôtre, que vous effectuerez sur votre réseau et qui concerne votre propre clientèle déjà sensibilisée à votre travail et celle des organisateurs de la manifestation. La première n’a aucun pouvoir sans la seconde. Avant de répondre favorablement à une demande d’inscription à un marché, effectuez une rapide recherche sur la toile. Si cet événement se déroule depuis plusieurs années, il est facile de procéder à une simple reconnaissance des éditions passées. Cela permet d’avoir un aperçu de la communication mise en œuvre autour de cette journée et de la résonance qu’elle pourrait avoir dans la région. Si aucun résultat d’image ni aucun article ne ressort de votre recherche, c’est qu’il n’y a pas de travail de communication efficace. S’i n’y a pas de communication, alors il n’y aura pas de public. Même les plus grands événements réputés depuis des lustres à travers tout le pays continuent de consacrer une part importante de leur budget à la communication et ça n’est pas seulement parce qu’ils aiment dessiner des affiches colorées.  

   Si vous n’effectuez pas cette prise d’informations, vous risquez de vous retrouver perdus et rapidement démoralisés. Par exemple, si, comme cela m’est arrivé (décidément, vous allez finir par vous dire que je suis vraiment un gros boulet !) vous arrivez le matin pour vous installer et que durant tout le trajet vous n’avez pas aperçu la moindre affiche, ni le plus petit panneaux indiquant l’existence de la manifestation, rien d’autre à part une minuscule pancarte orange semblable à celles utilisées par les épiciers afin de signaler les légumes en promotion plantée dans la jardinière municipale sur le parking devant la salle des fête où va se dérouler votre marché, vous pouvez vous apprêter à vivre une très (très) longue journée…

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   Mais alors, que faire ? Où aller et comment s’y prendre ?

   Le mieux est encore d’anticiper vos marchés d’une année sur l’autre en vous rendant vous-même à des manifestations. Votre propre avis est encore le plus fiable. Faites le tour des stands, observez la cohérence des produits proposés, estimez l’organisation et l’affluence et allez discuter avec les exposants.

   Rendez-vous dans les offices du tourisme afin de vous procurez la liste des événements qui se tiennent tout au long de l’année.

   Cherchez également la liste des associations de votre région et rapprochez-vous des artisans-créateurs expérimentés.

   Vous trouverez également un certain nombre d’informations utiles à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat la plus près de chez vous.

   Prenez contact avec un réseau qui vous correspond et ne dites pas oui à tout, simplement pour remplir vos dates sur votre calendrier, vous risquez d’y laisser trop de temps et de plumes quand moitié moins de dates mieux sélectionnées vous apporteraient plus de satisfactions et de crédibilité. 

   Et si, malgré tout, vous passez encore de mauvaises journées derrière votre stand, alors allez lire l’article publié ici il y a 15 jours et souriez. La patience et le travail finissent toujours par être gagnants. 


 

Allez, bon courage ! 

Prenez soin de vous et à bientôt !!!

MC

Bonjour chers Vous tous ! 

Comme je vous l’ai expliqué dans mon dernier post, c’est à présent depuis un lit que je vous écris mes petits articles devenus par la force des choses bi-mensuels. La bonne nouvelle, c’est que bébé est donc toujours au chaud, la moins bonne c’est que je n’ai toujours pas de nouvelle création polymère à partager avec vous. Je vais donc, dans les semaines à venir, vous inonder de mots plus que d’images et ça commence aujourd’hui ! 

Très chers clients qui lisez ceci, peut-être vous est-il arrivé de prononcer l’une ou l’autre des remarques quelque peu incongrues dont je vais dresser ici la liste, et entre nous, c’est parfaitement normal (enfin, il y en a une ou deux de gratinées, tout de même…). Peut-être les avez-vous vous-même entendues tandis que vous étiez en train d’observer mon stand et qu’elles vous ont fait tout aussi sourire que moi.

Quoi qu’il en soit, surtout ne vous vexez pas et ne vous méprenez pas en voyant à travers cet article une gratuite accumulation de dédaigneuses moqueries de ma part mais bien un partage de moments qui, sans doute parce que ces interrogations ne sont pas si absurdes que cela, se produisent très régulièrement autour de nos stand de créateurs lors de marchés et d’expositions.

Passer ces journées à attendre anxieusement derrières nos créations étalées sous les regards et les critiques des passants telle une sorte de mise à nu professionnelle est loin de constituer la partie la plus exaltante de notre métier.

Installer son stand, son bazar de tables, de supports, de déco, de colliers et de dizaines de boucles d’oreilles (que non ! On ne laisse pas sur un portant toute l’année durant les transports pour en faciliter la mise en place)…

Patienter toute la journée le passage des visiteurs qui n’avaient pas forcément prévu de dépenser quelque chose durant leur promenade digestive…

Tenter, plus ou moins adroitement de susciter l’intérêt des gens face à son propre travail dans le but de le vendre (création et vente : deux métiers bien distincts à n’en point douter !)…

Passer à travers toutes les
émotions possibles : « Chic, ça les a vraiment épaté ! Ça me donne d’autres idées »

« Si personne ne m’achète de pièce c’est que je dois vraiment faire de la crotte. »

« Rôôôô… il n’y a vraiment personne sur ce marché… »

C’est d’ailleurs généralement au moment de cette dernière réflexion qu’intervient le cruel calcul entre l’investissement financier, physique et moral du jour et la rentabilité qui en découle.

Bref, vous l’aurez compris, tenir son stand ne représente pas toujours une partie de plaisir pour tout le monde et les créateurs qui démentiront mon propos seront, j’en suis certaine, les moins nombreux !

Afin de relativiser tous ces moments, voici donc à présent, le top 10 des remarques et questions plus ou moins saugrenues mais récurrentes que j’ai entendues durant les parfois trop longues heures derrière mon stand :

Tout d’abord, sans doute la plus courante. Elle provient généralement de clients contemplant les détails riquiquis des motifs kaléidoscopes qui s’enchaînent dans une parfaite régularité sur un collier torque :

« C’est peint ? »

Mais… tout à fait, mais avec le pinceau qui n’a qu’un poil et durant approximativement 180 heures… 


« Ah, je connais, ça, ce sont des émaux.

-Euh… non, c’est de la pâte polymère…

-Ben si, ce sont des émaux !

-Euh non, non, je vous assure…

-Ah ? Bon. Ben ça ressemble à des émaux.

-Ah. »


Après 40 minutes de démonstration de la réalisation complète d’une cane kaléidoscope complexe (réalisation des mini-canes dégradées, iris etc puis assemblage des éléments, duplication du motif et réduction) :

« Et donc maintenant, vous repassez tout dans la machine, c’est ça ? »

Ben tient… Les gens et leurs très différentes aptitudes à considérer les notions de volumes me surprendront toujours…


« Ben vous devriez passer votre pâte au micro-onde pour la ramollir ! »

Ben oui, pardi, c’est diantrement bêta de ma part de pas me simplifier la vie comme ça ! 


Ah, la suivante revient également assez souvent :

« Pourquoi vous ne faites pas des boucles d’oreilles en rouleau de réglisse ? Vous devriez, c’est simple, il suffit de rouler un fil noir sur lui-même, ma nièce en fait ! »

Ben… tout est dit, je crois.


« Ah c’est original, vous les achetez ou ces perles ?

-C’est moi qui les fabrique.

-C’est vous qui fabriquez vos colliers, oui, j’ai bien compris mais vous les trouvez où vos perles ?

-Non, c’est moi qui fabrique mes propres perles.

(Silence dubitatif)

-Vous voyez, à partir de ces petits paquets de pâte, je réalise mes perles en me servant de nombreuses techniques différentes, puis après cuisson, perçage et ponçage des perles, je procède enfin au montage des colliers.

-Je ne comprends pas. Ce n’est pas vous qui faites vos perles, si ? 

-…»


La suivante, je la déteste au plus haut point :

« C’est très joli mais il y a trop de couleurs, à mon âge, je ne peux plus me le permettre. »

À chaque âge sa couleur ? Quelle étrange idée…

Moi, je trouve que c’est justement quand nos cheveux sont gris ou blancs que les couleurs des vêtements et des bijoux ressortent le mieux ! 


« Pourquoi est-ce que vous n’envoyez pas vos dessins en chine pour les réaliser ? Il y en a qui font ça très bien, là-bas ! »

Alors j’avoue que pour celle-là… je suis vraiment restée comme deux ronds de chapeau… la seule réponse qui est parvenue à s’extraire de mes lèvres tant la question me paraissait incompatible avec ma profession de créateur, fut : « Euh… je ne dessine pas mes pièces… » S’en est suivit un rire un peu gêné de ma part


« Ah bon, c’est un plastique ? Mais je croyais que c’était de la terre naturelle ?!? »

Euh… ben non… il s’agit d’une formule qui marie des pigments de couleur avec du pvc, comme énormément de choses qui vous entourent, en fait. 


« Ben moi, j’en ai acheté avec mes filles mais elle devait être périmée parce que ça n’a pas cuit correctement.

-Périmée ? Expliquez-moi un peu… parce que ça sèche, la pâte polymère et ça la rend plus difficile à travailler… mais c’est tout. Vous l’avez cuite à combien ?

-Ben, mon four à micro-ondes monte à 800 watts, je sais pas trop ce que ça fait en degrés.

-??? » 


 Bon, je sais qu’on a déjà atteint les 10 mais ma sœur vient de m’en rappeler une qui m’avait fait sourire l’été dernier alors je l’ajoute :

« Oh, il est beau, ce pendentif, ça, c’est original ! 

-Euh… ça, c’est un mobile, en fait… mais si vous y tenez, je peux y ajouter un fermoir… »


Voilà.

J’en oublie certainement de nombreuses autres (et des croustillantes !) mais celles-ci sont récurrentes (enfin, sauf l’histoire de la Chine, mais celle-là était tellement extraordinaire qu’il fallait que la partage avec vous !). Je suis persuadée que les créatrices et créateurs qui me liront s’y retrouveront et pourraient en ajouter bien d’autres.  

Je vous laisse ici et je retourne cogiter à d’autres articles. D’ailleurs, si vous avez des idées, n’hésitez pas à m’en faire part !

À très bientôt ! 

Bises à Vous

MC

Bonjour Vous ! 

Et oui, nous sommes un vendredi et vous n’avez pas lu de bafouille rédigée de ma part depuis plus de deux semaines… ah là là… mais où va-t-on ? Ben… à vrai dire, je ne sais pas exactement. 

Est-ce à cause de la panique nationale du weekend dernier ? De la météo soudainement réfractaire à toute douceur ? Ou bien de l’énergie que je dépense à faire comme si tout cela ne me touchait pas ? Je ne sais pas,mais mon bébé semble éprouver le même désir de râler haut et fort que sa maman et cherche à pointer l’élégant bout de son museau un peu trop en avance à mon goût. C’est donc depuis un lit que je tapote à présent cet article sur mon clavier et que je vous annonce que le temps des patouilles est à présent mis entre parenthèses pour une durée indéterminée.

Cet arrêt précoce me laisse la première frustrée, soyez-en convaincus mais il me reste encore des quantités de choses à vous raconter à propos de notre fabuleux matériau et de l’univers de la création qui tourne autour. Je suis déjà en train de préparer une série de sujets qui devraient vous amuser durant les mois à venir mais pour l’heure, il me reste quelques pièces fabriquées durant ces deux dernières semaines à vous présenter. 

Commençons tout d’abord par la dernière journée d’atelier de La Perle Rouge qui s’est déroulé samedi 22 (ouh… quel nez fin j’ai eu d’annuler celui du mois de mai !). Un comité de fimoteuses restreint pour une agréable journée autour de la cane iris : 

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Bravo à elles !

Les prochaines journées ne se dérouleront pas avant cet automne.

Les bijoux que je vais à présent vous montrer sont nés (ceux-là en avaient le droit!) après le stage que j’ai suivi avec Olga Nicolas.

Vous connaissez peut-être ma réticence à utiliser des nouveaux matériaux ou des nouvelles techniques qui nécessitent un autre matériel que celui que je possède déjà. Non que je ne trouve pas extrêmement intéressant les multiples possibilités qu’offre la création polymère et les nombreux croisements qu’elle peut faire avec les autres disciplines et ce n’est pas non plus une histoire d’avarice quelconque mais je suis ici obligée de reconnaître un certain manque d’audace de ma part.

Par crainte de m’éparpiller peut-être, ou par peur de ne pas savoir quoi choisir ni comment exploiter intelligemment, je ne saurais dire exactement ce qui me freine mais j’ai toujours ressenti le besoin d’avoir fait un peu le tour de quelque chose avant de passer à la suite. Autant dire que cette approche est piégeuse lorsqu’elle concerne notre magique pâte car prétendre chercher à en faire le tour risque, ironiquement, de nous enfermer. 

Et bien après avoir rencontré Olga Nicolas, je sens que je suis en train de me fasciner de plus en plus pour les pigments, ces fameux brushos plus classiquement exploité sur le papier comme dans la pratique du scrapbooking ouvrent à mes yeux et à mes doigts un tout nouveau terrain d’exploration qui me plait au plus haut point. Moi qui ai commencé à travailler la pâte polymère parce que j’aime manipuler les couleurs, je peux, grâce à ces pigments et aux poudres de craies sèches, m’amuser avec les teintes et les fondre en jeux impressionnistes.

Je suis vraiment déçue de ne pas avoir eu la possibilité de réaliser des jolis clichés en extérieur avec une belle lumière car les couleurs et les contrastes ne ressortent absolument pas sur les images que vous allez voir mais comme je n’ai aucune idée du moment où je pourrai refaire des photos, je préfère les publier maintenant. Je compte sur vous pour leur ajouter mentalement le raffinement qui leur fait présentement défaut.

Commençons tout d’abord par une série de boucles à chaînettes.

Lorsque les températures s’adoucissent et que les cous se dévoilent à nouveaux après leurs longs mois blottis sous les écharpes et les foulards, j’ai toujours une envie de fabriquer de longues boucles d’oreilles qui viendraient presque chatouiller le creux de l’épaule.

Cette dernière paire a été réalisée avec le pochoir à spirales d’Olga. Avec ces couleurs bleues et blanches, elles proposent un aspect « porcelaine » qui me plait toujours autant.  C’est également le cas pour les suivantes : 

Les pièces qui viennent à présent s’inscrivent dans la continuité des boucles pétales que je vous ai présentées dans le dernier article. Toute une série aux différentes couleurs attend d’être poncée mais il faudra désormais s’armer de patience pour la voir achevée.

En attendant, quelques pétales pigmentés : 

Je suis particulièrement déçue des photos des deux colliers que je trouvais vraiment très fins mais bon… il faudrait que j’arrête de radoter. 

Toutes ces pièces sont d’une incroyable légèreté car chaque pétale est de l’épaisseur la plus fine de ma machine à pâte. 

Voilà… je crains que ceci ne soit les derniers bijoux que vous pourrez voir avant un moment. En revanche, comme je vous l’expliquais au début de cet article, il en faudra plus pour me couper la chique alors rendez-vous dans une quinzaine de jours ! 

D’ici là, ne vous vexez pas si je ne réponds pas aussi promptement à vos commentaires qu’à l’accoutumée mais je ne dispose pas d’une quotidienne connexion internet.   

Prenez soin de vous, j’en ferai de même. 

à très bientôt ! 

Marie-Charlotte

Bonjour chers Vous ! 

Après l’annonce que je vous ai faite à la fin de mon dernier article, vous comprendrez, j’espère, que mes publications ne seront plus aussi régulières que le rythme auquel je me tenais depuis ce début d’année. Je sais que chaque semaine vous en appréciez la lecture autant que moi j’en savoure l’écriture mais il faut se rendre à l’évidence, si je n’ai rien pu fabriquer, et bien… je n’ai rien à vous montrer. Alors, même si vous et moi nous connaissons ma « légendaire » capacité à disserter sur le temps qu’il fait, je crains qu’à long terme, vous ne vous lassiez de ce genre de prose vide. C’est pourquoi, dorénavant, il y a de forte chance pour que ces articles ne paraissent plus qu’un jeudi sur deux. Vous ne m’en voulez pas ? non, un peu quand même ? Rôôô… je saurai me faire pardonner, promis et puis, ça n’est, évidemment que temporaire. 

À présent que cette petite mise au point est effectuée, laissez-moi vous parler un peu des dernières actualités. (toujours rien à voir avec autre chose que La Perle Rouge, qu’on soit bien d’accord)

Comme il était prévu, le weekend des 31 mars, 1er et 2 avril a été bien chargé et rien de tout ça n’était une blague. 

Tout à commencé le vendredi durant lequel je me suis rendue dans l’atelier du tapissier-garnisseur Faudesteuil afin d’y présenter mon travail aux visiteurs des Journées Européennes des Métiers d’Art. La chaise que nous avons réalisée ensemble a rencontré un franc succès (même si elle est toujours en vente) et j’en ai profité pour exécuter une petite démonstration de manipulation de pâte et de sa machine (« Oh mais j’ai la même à la maison, pour faire des tagliatelles ! – Ben oui, madame, c’est aussi pour ça, qu’on appelle ça une machine à pâte(s)« ) à travers la réalisation d’une cane kaléidoscope. (Toujours pratique pour présenter d’abord le travail d’une plaque dégradée puis l’élaboration des canes de base, cane dégradée, spirale, iris…)

Et 16 fois plus tard : 

 

Une fois rentrée à la maison, je me suis dépêchée de boucler ma valise car le lendemain, le réveil allait être plutôt matinal pour me rendre au stage d’Olga Nicolas dans le Rhône. 

Car oui, ça y est ! J’ai enfin suivi un stage ! Et j’ai enfin mon bracelet articulé, MOI AUSSI ! 

C’était vraiment une très très chouette expérience à renouveler.

En plus de l’admiration que j’ai depuis longtemps pour le travail de la créatrice des P’tits cailloux et ma perplexité face au montage de bracelet que je contemple depuis un moment, déjà sur le net, j’avais choisi ce weekend d’atelier car il présentait l’utilisation de matériel que je n’exploite absolument jamais dans mes créations personnelles. L’occasion donc de tester un nouveau terrain pour mon plus grand plaisir. 

L’occasion également de découvrir tout un public friand et expérimenté de ce genre de stage créatif : 

Alors… pour les mauvaises langues qui ont encore en tête la première photo de cet article, NON, je n’ai pas qu’une seule robe de grossesse… ceci est uniquement du à un malencontreux hasard de lessive… et il s’avère tout de même que pour patouiller des heures assise à une table, elle demeure incontestablement confortable. 

Comme il restait des chutes de plaques sur mon plan de travail, je n’ai, bien évidemment, pas pu faire autre chose que de tenter de les exploiter rapidement. 

Voici donc les quelques pièces issues des restes du stage et d’un test effectué dès mon retour (oui, parce que quand même, j’a vraiment aimé ces pigments qui tâchent les doigts !)

(On peut admirer tout le travail de ratage des bulles d’air… une triste contemplation qui ne s’est révélée qu’après la cuisson… et qui sera encore plus affligeante sur les dégradés du torque, vous verrez…) 

En revanche, j’adore les petites boucles réalisées avec le pochoir à spirales d’Olga Nicolas que j’ai choisi durant le stage. Je leur trouve un petit air de porcelaine antique. 

J’ai ensuite passé les autres moments que je m’étais autorisés à refaire quelques pièces pour fournir un peu mon stand. 

Des grandes boucles « mille-feuilles » très légères :

Des restes d’hidden magic : 

Une parure aux perles creuses dans les mêmes couleurs pleines de pep : 

Ainsi qu’une série de boucles d’oreilles : 

J’arrête ici la présentations de créations pour vous parler un moment des événements à venir. 

Tout d’abord, la prochaine date de la journée de « création de sac » avec Les Ateliers de la Caravelle se déroulera durant les vacances, le VENDREDI 28 AVRIL, toujours à l’espace Mouillères de Lons le Saunier. 

La suivante ne se fera pas avant la fin de mon congé maternité alors, profitez-en ! 

Pour plus d’informations, rendez-vous sur l’article des ateliers de ce blog. 

Ensuite, durant ce weekend de Pâques, vous pourrez retrouver le travail des artistes et artisans de notre autre association Créa’sillon lors d’une exposition-vente qui se tiendra au CARCOM (Carrefour de la Communication) au centre-ville de Lons le Saunier (place du 11 novembre) : 

Pour ma part, j’y serai présente les journées de samedi et de dimanche. 

Le dernier atelier de La Perle Rouge aura lieu le samedi 22 avril et il est particulièrement adapté aux débutantes alors n’hésitez pas à vous rendre dans la rubrique des ateliers de printemps pour plus d’informations. Le suivant qui devait traiter des bagues a été annulé pour cause de ventre trop gros et de dos trop fatigué. 

Je vous laisse ici et je vous souhaite d’ores et déjà de joyeuses fêtes de Pâques et de bonnes vacances aux chanceux qui y goûteront. Il vous reste quelques jours pour réaliser une déco de table alors pensez au dernier tuto de ce blog ! 

Soyez raisonnables avec les chocolats (ou pas) et à très bientôt ! 

Bizz

MC

 

 

 

Bonjour tout le monde ! 

Alors… ça vous plait, le printemps ? Et ben profitez-en bien, parce que c’est fini demain, muhaha ! (Rôôô… la vilaine !)

Non, je ne me suis pas transformée en garce sournoise… si je prends ça à la rigolade c’est parce qu’il vaut mieux car en ce qui me concerne, c’est SYSTÉMATIQUE : la météo se montre assez clémente tant que je me cache dans ma maison ou dans mon atelier et il suffit que je programme un marché ou une expo et BAM ! Le ciel se met à pleurer… je vais finir par me vexer. 

Donc, évidemment, puisque les indicateurs sont unanimes, (il fait froid et gris demain) je serai en train de travailler à l’occasion des Journées Européennes des Métiers d’Art (JEMA). Ce week end de partage et de découvertes d’artisans et de créateurs en tous genres, a lieu tous les ans et se manifeste sous plusieurs formes possibles. Vous pourrez soit retrouver des artisans d’art regroupés en une manifestation commune par des structures régionales, soit entrer dans les ateliers particuliers des artisans qui préfèrent rester dans leur espace de travail et y ouvrir leurs portes au public. (Retrouvez toutes les manifestations autour de chez vous à l’occasion de ces 3 journées des JEMA en vous parcourant la programmation en ligne sur le site officiel)

N’étant pas artisan d’art, moi-même, j’ai été invitée par Catherine Duperchy à venir dans son atelier de tapissier-garnisseur (réfection complète de chaises, fauteuils, banquettes et autres) au joli nom de Faudesteuil afin d’y présenter mon travail.

La thématique de cette édition 2017 est : 

« SAVOIR(-)FAIRE DU LIEN »

Et oui, un jeu de mots, comment y résister ? Et ben on n’y résiste pas et avec Catherine, on a décidé de jouer le jeu et de prendre ce titre au pied de la lettre en collaborant à la création d’une pièce qui marie nos deux savoirs-faire. Je vous présente donc notre première (et pas dernière, j’espère) chaise : 

(Catherine va me gronder, j’ai pris des photos où on voit le dessous de l’assise qui n’est pas achevée… désolée, Catherine !)

C’est chouette, hein ? 

Elle sera en exposition tout le week end à l’atelier Faudesteuil (rue du taureau 39230 MANTRY)

Pour ma part, je serai présente à cet atelier VENDREDI 31 MARS de 14h00 à 20h00 pour y présenter mon travail en cours et y faire la démonstration d’une cane kaléidoscope complexe. J’espère que ceux d’entre vous qui sont dans les parages passeront nous voir. 

Catherine fera la démonstration, quant à elle, de la réfection d’un fauteuil et conservera les portes de l’atelier ouvertes durant tout le week end. 

En parlant d’atelier, j’en ai, des choses à vous raconter. 

Il y a presque deux semaines s’est déroulé l’atelier de La Perle Rouge autour des perles creuses et les filles se sont, encore une fois, débrouillées comme des chefs, voyez-vous-même : 

Du beau boulot pour une première de cet ordre, hein ? 

Continuons sur le thème des ateliers pour vous montrer ce qui a été réalisé lors de la journée d’inauguration de l’espace des Mouillères, (espace de la Maison Commune de Lons le Saunier dans lequel Les Ateliers de la Caravelle ont déjà animés les séances de création de sacs e de pochettes et dans lequel La Perle Rouge animera peut-être des ateliers pour les plus jeunes l’an prochain).

Durant tout le weekend, les diverses associations qui animent ce lieu tout au long de l’année ont proposé des ateliers gratuits à destination des enfants. Avec mon acolyte de peintre Urwana, nous avons fait travailler les enfants séparément à l’élaboration d’une immense toile qui viendra décorer les locaux de cette maison commune.

La naissance d’un dégradé de pâte polymère demeurant toujours autant fascinant, les enfants se sont succédé auprès de mes machines à pâte et de mon petit four durant plusieurs heures afin de réaliser des boutons à coudre sur la toile qui était peinte et recouverte de morceaux de tissus à côté. 

Cette toile doit d’ailleurs être terminées par les visiteurs d’Urwana à l’occasion des JEMA de ce week end. (pour plus d’infos sur cette anim : ici)

Cet après-midi d’inauguration a été une nouvelle et très chouette expérience pour moi car cela m’a demandé une organisation du tonnerre. En effet, les enfants (et quelque adultes tout de même) arrivaient les uns après les autres à n’importe-quel moment du fait de la progression de la visite des locaux par leurs familles et à chaque nouvel arrivant, je recommençais l’explication et la démonstration qui va avec. J’ai enfourné des boutons à peu près toutes les 20-25 minutes (oui, pour des cuissons de 30 !) et je suis extrêmement fière de vous dire que je n’ai raté AUCUNE cuisson ! (J’en étais la première surprise, à vrai dire… mais chuut)

Bref, un après-midi intensif ! Et tandis que le dernier participant passait la porte après avoir exploité l’ultime morceau de pâte polymère que j’avais apporté pour l’occasion, je me suis écroulée sur une chaise pour ne plus pouvoir m’en relever… mais genre, au sens premier du terme… genre « bonjour madame la sciatique, mais entrez-donc, bien sûr, il ne manquait plus que vous pour clôturer cette journée ! » Une horreur… Et oui, il parait que ce sont des choses qui arrivent assez souvent lorsqu’on est enceinte. Parce que OUI, vous avez bien lu, j’attends un deuxième petit chaton et j’avoue, la façon de vous présenter ça n’est certainement pas la plus « à croquer » mais enfin, il fallait bien que je vous le dise à un moment et à vrai dire, je me creuse la tête depuis un moment sans trouver de façon drolatique ou originale de vous en faire part.

Donc voilà, La Perle Rouge traversera cet été une période de « non-production » et de « non-présence aux marchés » puisque cette petite crevette a prévu de pointer son museau au tout début de l’été. Et maintenant je peux ENFIN vous expliquer pourquoi je m’affolais tant à fabriquer au début de l’année dans l’espoir de me constituer un petit stock, et pourquoi, j’ai tout aussi brutalement cessé de créer car j’ai été mise… disonsµ… au repos fortement conseillé. Cette grossesse explique aussi, je peux vous l’avouer, à présent, la période de mollesse et de manque de créativité dont je vous ai tant fait part avant Noël tandis que je vivais un premier trimestre de grossesse… mmmh comment dit-on, déjà ? Ah oui, « à gerber » (Diantre, Marie, quelle vulgarité !) (oui, mais quand on ajoute ce genre de commentaire entre parenthèse ensuite, ça passe mieux…non ?)

Enfin voilà, vous savez tout, et je profite de ce moment pour vous annoncer, et j’en suis désolée, l’annulation du dernier atelier de printemps autour des bagues qui était prévu le samedi 13 Mai. J’ai, malheureusement, déjà assez de mal à assurer en ce moment pour ne pas prendre le risque de m’engager pour toute une journée de patouille dans un mois et demi. 

Mais il me reste encore deux ou trois petites choses à faire avant de prendre un peu de distance avec ma petite entreprise. En effet, j’ai encore un atelier, deux expositions et surtout… mon premier weekend de stage en tant que participante ! Et oui !!! 

Il n’ y a pas de raison, moi aussi je veux mon bracelet articulé génialement inventé par la sublime Olga Nicolas !!! Alors pour ça, je participerai à son stage dans le Rhône durant tout le weekend. Je croise les doigts pour ne pas trop galérer avec mon dos… et mon ventre (pfff, la mamie !) et j’espère vous rapporter de jolies photos pour le prochain article ! (D’ailleurs, il me manque du matériel, alors je file !) 

D’ici là, prenez soin de vous !!! 

à tout bientôt ! 

Bizzzzzzz

MC

 

Bonjour bonjour tout le monde ! 

Aujourd’hui, je suis un petit peu en retard mais j’ai une EXCELLENTE raison à cela ! Je me devais de trouver des branches en bois et des petits œufs en chocolat emballés afin de terminer ce nouveau tutoriel concocté par mes soins juste à temps pour que vous puissiez réaliser cet arbre de Pâques ! 

Moui… j’ai bien sentit le peu d’emballement qu’a suscité le tutoriel à réaliser avec les enfants publié il y a peu. (Ben alors, c’était si moche que ça ou vous n’avez pas envie de patouiller avec es enfants ?) Alors, j’ai négligé la fabrication de nouveaux bijoux pour vous préparer ce tuto amusant et tellement archi simple que c’en est presque déconcertant. Le seul impératif est de posséder (ou d’emprunter à une copine) un clay gun (= pistolet extruder pour la pâte polymère)

Vous êtes prêts ? Alors c’est parti ! 

Matériel requis :

  • Pâtes polymères des couleurs de votre choix (ici, turquoise, vert pomme, blanc, oranges)
  • Clay gun
  • Disque « spaghettis » (12 trous) pour le clay gun
  • Supports de cuisson arrondis. (Ici, supports maison réalisés avec des ampoules usées fixées sur de la pâte beurk (= pâte scrap))
  • Papier sulfurisé
  • Outil de lissage
  • 2 Petits emporte-pièces ronds (facultatifs)
  • Carreau de carrelage lisse (pour la cuisson)
  • Rubans ou fils de couleurs
  • Branches d’arbustes avec ramifications
  • vase


Réalisation des petits bols. 

(Oui, parce que vous ne l’avez pas vu sur la première photo, mais il y AUSSI des mignons petits bols posés sur la table…)

Photos  1 et 2 : Une fois vos couleurs choisies, modelez-les en boudins d’un diamètre plus petit que celui de votre clay gun. Coupez des tronçons et assemblez-les comme sur la photo 2.

Photos 3 et 4 : Insérez le tout dans le tube de clay gun sur lequel vous montez le disque « spaghettis ».

Photo 5 : Tournez la manivelle de votre clay gun jusqu’à faire sortir l’intégralité de la pâte sur votre plan de travail.

Photos 6, 7, 8 et 9 : Saisissez un premier spaghetti et roulez-le en une petite spirale très serrée. Arrêtez-vous à une spirale d’un diamètre de moins de 2 cm et lissez la légèrement afin qu’elle ne se défasse pas tandis que vous la manipulerez pour aller la poser sur le support-ampoule comme sur la photo 8. Utilisez au moins 3 spaghettis pour recouvrir une bonne surface de votre support mais ATTENTION, n’allez pas jusque en bas de la sphère de l’ampoule car vous ne parviendrez pas à l’en décoller après la cuisson. 

Photos 10 et 11 : À l’aide votre paume et de vos doigts, appuyez doucement sur l’ensemble du petit bol formé afin de souder les spaghettis les uns aux autres. Ajoutez un petit disque de pâte de la plus grosse épaisseur de votre MAP afin de constituer le pied. (astuce : une fois  le disque placé, retournez le petit bol sur la table comme il sera une fois la cuisson achevée afin qu’il soit bien droit et stable)


Réalisation des nids.

Photo 12 : Préparez-vous de nouveau un tas de spaghettis colorés.

Photos 13 et 14 : Commencez par former une petite spirale serrée sur le dessus de votre ampoule et élargissez rapidement la spirale jusqu’à utiliser l’ensemble du spaghetti. Cette première étape vous montre les dimensions finales de votre nid. 

Photos 15, 16, 17 et 18 : Saisissez les spaghettis suivants en commençant toujours par en fixer la première extrémité à un autre spaghetti. Croisez les fils autant que vous voulez afin de recouvrir la plus grande surface de votre ampoule mais SURTOUT assurez-vous bien d’appuyer le spaghetti que vous être en train de manipuler à CHAQUE intersection qu’il rencontre afin que l’ensemble de la structure se tienne correctement une fois que vous la séparerez de son support de cuisson. 


Réalisation des disques de décoration : 

Photos 19, 20, 21, 22 et 23 : Préparez-vous de nouveau des fils de couleurs et commencez à monter une spirale serrée autour d’un petit disque de la même couleur que l’extrémité du premier spaghetti utilisé. En fonction de la taille que vous cherchez à atteindre, utilisez 1, 2 ou 3 spaghettis. 

Photos 24, 25, 26 et 27 : Prenez un petit morceau de papier sulfurisé et lissez correctement la spirale achevée. Décollez la feuille du DESSOUS et venez placer votre disque sur un carreau de carrelage lisse. Faites bien adhérer et retirez le papier du DESSUS. À l’aide d’un petit emporte-pièce rond, vous pouvez découper le passage du ruban. Retirez le disque découpé en utilisant un cure-dent. 

Et voilà !!! Tous vos éléments sont prêts ! 

Après la cuisson (une trentaine de minutes à 110 °C environ : consultez les recommandations du fabricant sur le plastique d’emballage de votre pâte), munissez-vous d’un torchon pour ne pas vous brûler et ôter immédiatement les bols et les nids de leurs supports. Surtout N’ATTENDEZ PAS que la pâte ait refroidi car vous avez besoin que les fils des nids soient encore un peu souples afin de parvenir à les détacher correctement de leur ampoule.

Il ne vous reste plus qu’à les attacher comme vous voulez à des branches d’arbustes (et essayez d’en trouver des plus jolies que moi parce que je n’avais pas grand choix autour de ma maison…) et de décorer votre table.

Les petits nids peuvent être posés sur la table parmi les petits bols ou être suspendus avec les disques colorés.

Prenez une belle photo et montrez-la-moi ! 

 

Qu’est-ce que vous en pensez ? C’est facile, non ? 

Amusez-vous bien et passez de très joyeuses Pâques ! 

À tout bientôt ! 

Marie-Charlotte C.

Bonjour chers Vous !

J’espère que cette semaine empreinte de doux prémices printaniers s’est bien déroulée pour vous et que vous vous apprêtez à passer un tout aussi bon week end.

En ce qui me concerne, ces nouvelles journées dépourvues d’humidité m’ont fait renouer avec l’attrayante activité du… parc. N’y voyez pas là une mauvaise foi de mère, il est toujours très amusant d’aider son bambin à conquérir un nouveau toboggan, de le contempler tandis qu’il prépare une fabuleuse salade de cailloux ou de le déchausser pour la vingt-cinquième fois de l’heure afin d’enlever de son soulier incroyablement poreux « un cruc qui fait mal ». Toutefois, et je suis sûre que les mamans qui me lisent ici ne me contrediront pas (toutes) il arrive parfois qu’on trouve le temps un peu (beaucoup) long et qu’on regrette sincèrement de ne pas avoir de copine-maman assise sur le banc à côté de nous ou de copine tout court, d’ailleurs.

« – Ben oui mais elles travaillent, les autres.

-Ben et alors, moi aussi je travaille non ?

 – ben oui mais toi, c’est pas pareil…

– Ah bon ? Et comment est-ce qu’on appelle ça lorsqu’on essaie de faire fonctionner une entreprise individuelle de créations, de vente et d’ateliers ?

– Ben oui, non mais  faut pas le prendre comme ça… toi, si tu veux, tu peux décider de ne pas travailler une journée si t’en n’a pas envie.

– Oui, c’est vrai, d‘ailleurs je peux tout aussi bien décider d’arrêter de manger, aussi… de toute façon, ça me prenait un temps fou.

– Rôôô… mais tu vois ce que je veux dire. »

Oui, je vois. Un peu trop même. Sauf que dans ces cas-là, les journées où on ne travaille pas ne sont pas choisies mais subies. Et il y a véritablement une quantité effroyable de choses qui peuvent vous faire sauter le temps créatif dont vous auriez aimé disposer pour construire correctement vos projets. Ben oui, c’est normal, c’est ce qui va avec l’avantage d’avoir autant de souplesse dans ses disponibilités. C’est vrai que quand petit chat est malade, je ne me pose pas la question et je le garde avec moi et ça, c’est un vrai plus. Seulement en ce moment, c’est sa nounou qui est malade et comme j’exerce ce fabuleux métier aussi souple qu’un roseau, j’ai déserté mon espace de travail  pour remettre ma casquette de maman à temps plein.

Voilà, tout ce récit pour justifier le peu de pièces que j’ai pu réaliser cette quinzaine. (Et oui…)

Heureusement, petit chat a pu passer un petit peu de temps chez papi et mamie ( MERCI ! ) et de mon côté j’ai pu patouiller une journée et mettre en place une nouvelle expo.

J’ai donc le plaisir de vous annoncer un nouveau point de ventes des dernières créations de La Perle Rouge à Arbois, dans la boutique de chaussures Aux Pieds des vignes (70 grande rue 39600 ARBOIS).

( Est-il utile de préciser que rien que l’idée d’exposer dans la boutique de quelqu’un qui aime autant les jeux de mots que moi me fait plaisir ? Non, ne répondez pas, c’est rhétorique. )

J’avais pris quelques clichés des pièces en installation dans la  vitrine mais étant donné que les données de mon ordinateurs sont aussi bien rangées que mes vêtements dans mon armoire, vous êtes obligés de vous rendre sur place dans le magasin d’Aurélie pour voir de quoi il retourne. (hi hi)

Durant l’autre journée de libre, j’ai fabriqué trois nouvelles parures toupies dans des tons qui m’ont été commandés. Je ne travaille jamais mais alors JAMAIS les marrons, et je dois bien reconnaître qu’après avoir terminé ces pièces, je me demande bien pourquoi parce que le rendu me plait beaucoup. (merci Isabelle !)

Trois pièces pour trois tailles de perles. 

Le petit : 

Le moyen : 

Et le gros : 

Et bien sûr, les boucles d’oreilles montées sur argent qui les accompagnent : 

Et pour finir, j’avais commencé ( pfff, ça me fait toujours rire ce genre de paradoxe langagier ) une recherche avec le translucide mais pour l’instant, mes essais se sont stoppés… au premier. 

Retour sur mes colliers « triangles sur tranches » ( Moui… toujours pas trouvé de titre… dès que je demande à quelqu’un à quoi est-ce qu’il pense si je lui dit « triangle », après les pyramides j’obtiens une réponse en rapport avec le fromage ou les club-sandwichs…) 

Voilà… Il est bien tard tandis que termine ces lignes alors je ne vais pas m’éterniser et je vais vous poster ce article afin que vous puissiez lire tout ça durant votre pause du jeudi ! 

La semaine prochaine j’aurai des choses à vous montrer puisque ce samedi a lieu mon deuxième atelier autour des perles creuses. 

D’ailleurs, il reste une ou deux places. 

Passez une bonne fin de semaine ! 

Bises ! 

MC

PS : Désolée pour les titres pourris que je vous sers en ce moment, à ces heures tardives je n’ai pas l’once d’un iota d’un début d’inspiration…