Bonjour tout le monde ! 

Je vous raconte souvent que dans mon approche de la pâte polymère,  il m’arrive fréquemment de réaliser que je m’y prends à l’envers. Et bien en voici aujourd’hui la preuve. Après 5 ans de ma petite entreprise et plus d’années encore de jeux avec ce matériau, je vous présente mes premiers colliers en pâte « beurk ».

Comment ? Certains d’entre-vous ignorent ce qu’est la pâte « beurk » ? Rien de plus simple à expliquer. Lorsqu’on travaille la pâte polymère, on tente d’obtenir un résultat propre, désign, et graphique et pour ce faire, on laisse de côté, tout au long de nos manipulations, des morceaux de pâtes salies, ou mélangées avec d’autres couleurs inappropriées. La conception des canes, notamment, peut fournir un certain volume de pâte difficilement exploitable. Lorsqu’on les mélange (et pour peu qu’on ait utilisé un peu de noir) on obtient la plupart du temps une nouvelle couleur indescriptible oscillant sur la palette entre le kaki caca d’oie (et non pas « caca doigts » attention !) et le marron caca tout court (Ah oui, je dois vous préciser qu’en tant que nouvelle maman, je n’échappe malheureusement pas à la règle qui dit qu’au moins 5 fois par jour, je parle de caca… Désolée pour vous…Enfin, au moins, vous, vous ne me lisez qu’une fois par semaine…).

Bref, pas de couleur magique à l’horizon, en tout cas. Quant au mélange de ces morceaux qui sensé donner un effet « marbré »… et bien, disons que c’est ce qu’on dit au enfants pour ne pas qu’ils jettent leur pâte et surtout pour ne pas leur dire que c’est tout de même… un peu… mmmh, comment dire… ah oui… moche.

L’appellation courante de ces chutes de pâte est la pâte « scrap ». Je vous dis ça comme ça, l’air de rien mais durant des années, lorsque je voyais l’intitulé « pâte scrap » sur internet je me demandais toujours où est-ce qu’on pouvait acheter ce matériau… C’est un des inconvénients à ne pas vouloir suivre de tutoriels ni à me tenir assez informée de ce qui se crée sur la toile. 

Voilà… ça c’était pour ceux qui ne connaissaient pas. Pour les autres, et ben il ne reste que les parenthèses sur le caca… 

Passons à présent aux quelques bijoux de la semaine, (je n’ai bien sûr pas encore atteint mon rythme de croisière) ou quand l’exploitation des chutes font naître des nouvelles pièces !

(Ben… qu’est-ce qu’elle dit ? C’est pas une pièce en pâte beurk, ça ?!?)

Et ben NON, mais c’est la pièce qui a laissé de la pâte beurk sur chacun des côté de mon plan de travail ! De la pâte beurk avec des pigments brusho et un peu de pâte translucide. 

Je ne savais vraiment pas quoi en faire alors j’ai décidé de faire des perles toupies à la forme simple mais très régulière. (Si les couleurs et les motifs ne sont pas nets, alors applique-toi sur la forme. L’inverse est vrai aussi, d’ailleurs.) 

C’est sympa, hein ? ça change complètement l’effet de mes toupies habituellement unies. 

Une fois le montage achevé j’étais séduite alors j’ai jeté un coup d’oeil à mon plan de travail cru (Enfin, « scruté attentivement le tas de b… indescriptible qui recouvre ma table » serait plus exact…) et j’ai vu qu’il me restait une peu de mélange du même type en vert alors j’en ai fait un deuxième :

Comme tout cela me plaisait et que j’avais envie de m’amuser encore avec les pigments, j’ai préparé de nouveau deux plaques afin de réaliser des perles de sautoir colorées sur les deux faces. J’ai bien posé ma poudre, j’ai mis de l’eau… un peu trop… j’ai pris une serviette en papier afin d’enlever l’excédent d’eau… et CRAC ! La capacité des nouveaux papiers à se déliter encore plus vite qu’un cachet d’efferalgan au contact de l’humidité a eu raison de mon travail et de ma sérénité et c’est avec une mine plus que déconfite que j’ai contemplé mes plaques de pâte crue désormais recouverte d’une très fine couche de papier impossible à décoller. J’ai commencé doucement… puis je me suis un peu plus énervée… puis j’ai carrément frotté mes plaques crues… pour finalement me jeter en arrière dans mon fauteuil en soupirant afin de ne pas tout attraper et tout balancer. Qu’est-ce que j’allais bien faire de ça ? Je voulais utiliser de la pâte beurk mais tout de même pas en FAIRE ! 

Résignée, j’ai décidé de poursuivre comme si de rien n’était et de recouvrir le tout d’une couche de translucide avant d’étirer de nouveau mes plaques dans la machine à pâte quitte à déformer complètement mon motif (de toute façon, pour ce qu’il en restait du motif…)

Voici donc le sautoir bi-face effet marbré (pfff) : 

FACE A

 

FACE B

Et voici les boucles (des chutes) : 

Et ben oui, c’est pas mal, en fait ! 

Et pour finir, de vraies pièces en pâte beurk-scrap-caca marbré de chutes de canes : 

Une belle finition de ponçage intensif et quelques boucles nées d’un hidden magic complètement raté : (Elles sont plus belles lorsqu’on les a en main)

Voilà. C’était mes beurkréations ! Ça m’a beaucoup amusée ! 

Avant de vous quitter, je vous montre ce que j’ai fait à partir de la cane kaléidoscope doux qui fera l’objet du premier atelier (14 octobre, il reste quelques places) : 

Passez une excellente semaine et à jeudi prochain !!! 

(Je ne peux pas m’empêcher de vous signaler que je n’ai fait, dans cet article, aucune référence météorologique ! Enfin… c’était le cas jusque là…)

Bises à vous tous ! 

MC

 

 

Bonjour chers Vous tous !!! 

L’entame d’un article après une si longue période de silence demeure pour moi un vrai casse-tête. Après avoir effacé pas moins de huit pathétiques phrases introductives oscillant entre lourdeur, ridicule et tristesse météorologique (« Bien le bonjour en cette humide rentrée ! Un grand salut à Vous tous qui me suivez ! I’m back !!! » et d’autres formules ringardes à souhait, sans parler des tentatives de jeux de mots dont je ne me souviens plus), j’ai finalement opté pour un très épuré « Bonjour chers Vous tous ». C’est un peu soft, j’en conviens, mais l’essentiel est dit. 

Me revoici donc un (tout petit) peu plus active dans mon atelier. 

Entre les tétées, les couches de la choupette et la rentrée du ouistiti (la première, et oui ! Celle avec le petit sanglot dans la voix, la boule au ventre et la larmiche au coin de l’œil… je parle de la maman, bien sûr… le ouistiti s’est contenté de m’envoyer un bisou de la main et de me demander des patates grillées pour le midi… ) j’ai exploité mon efficacité à son plus haut rendement afin de fabriquer des pièces pour aller remplir mes présentoirs de la boutique de créateurs jurassiens dans la jolie cité de Nozeroy

Pas de nouveauté extraordinaire, ni de nouveau concept à tomber, ce sont des choses qui demandent du temps et ça, pour l’instant… je n’en ai pas. En revanche, je suis assez contente du nombre de pièces que j’ai pu terminer en cumulant à chaque fois des demi-heures de travail. 

Avoir un nouvel enfant s’accompagne d’une nouvelle organisation, et cela se ressent jusque dans l’atelier. Lors de ma dernière commande, j’ai fait l’achat d’une perceuse manuelle. Oui, je sais, c’est habituellement le genre d’outil qu’on possède dès le début ou en tout cas bien avant d’investir dans une perceuse électrique mais bon… je ne fais pas toujours les choses dans l’ordre, ça n’est pas une nouveauté. En tout cas, c’est FORT pratique pour percer ses pièces lorsque bébé dort en écharpe. Je peux même le faire en continuant à marcher et à chanter pour calmer les coliques de mademoiselle. Et vous savez ce qui marche du tonnerre pour endormir un nourrisson en écharpe ?… le…. PONÇAGE ! Et oui… si on m’avait dit qu’un jour, je serais contente de passer mes soirées à frotter mes pièces sur un morceau de papier de carrossier debout dans ma cuisine… et bien j’aurais pris un air sceptique (après vérification orthographique, j’ai ajouté le C, sans quoi mon air aurait été nauséabond…) et j’aurais marmonné un simple « peuh » légèrement dédaigneux. Et pourtant… c’est affreusement efficace, cela berce ma choupette encore mieux qu’un transat électrique (jamais vu en vrai, mais ça à l’air terrible dans les séries). Cela étant dit, mes bonnes idées favorisant l’alchimie bébé/fabrication s’arrêtent pour l’instant ici. J’ai testé le travail de la pâte crue avec bébé… (si, si, j’ai testé, je vous assure) et c’est… un peu trop compliqué tout de même… 

Bref, voici rapidement les créations que vous pouvez retrouver dans la boutique de Nozeroy.

De l’asymétrique, des perles creuses, du coloré et surtout des bracelets breloques et des sautoirs qui sont souvent en rupture. (Plus, bien sûr un certain nombre de boucles d’oreilles mais que je n’ai pas eu le temps de photographier.)

Ah oui euh… au fait, les photos avec bébé en écharpe… c’est à oublier aussi.

Voilà. Je me retrouve donc DE NOUVEAU avec 0 pièce en stock et toute une collection à fabriquer avant les marchés de Noël. De quoi m’amuser un peu ! 

J’ai tout de même défini les prochaines dates d’ateliers d’automne dont vous pouvez retrouver les descriptifs ici. Les locaux ont déjà pu les retrouver sur l’article qu’Elsa Hellemans a pu rédiger à la fin du mois d’Août : 

Comme je l’ai signalé sur FB ; vous pouvez admirer la discrète mais néanmoins présente tache de vomi de bébé désormais identifiable sur l’épaule droite de l’intégralité de mes tee-shirts (attendez je vérifie tout de suite… oui, voilà, c’est ça, elle est bien là.) 

Voici la cane que j’ai réalisée durant l’interview : 

Je reprécise rapidement les dates et les thèmes des ateliers : 

Samedi 14 octobre, Kaléidoscope doux pour collier torque (possibilité parure pendentif + boucles à la place)


 

Samedi 21 octobre : Collier perles creuses 


 

Samedi 11 novembre : Bracelet (et oui ! une première ! )

Avant de boucler cet article de reprise, je tenais à vous remercier BEAUCOUP pour tous les messages que vous avez laissés lors de ma dernière publication dans laquelle je vous annonçais la naissance de ma petite Salomé. Je réponds habituellement à chacun des commentaires que vous prenez la peine de laisser ici mais j’avoue avoir été quelques peu débordée et exceptionnellement, je vous laissé sans réponse. Croyez bien que j’ai été très touchée de vos attentions et que je vous en remercie encore tout plein. 

Ah… ça y est, ça chouine là-bas, je vous laisse ici. 

Oh et puis zut, je n’ai pas envie d’attendre demain matin pour poster cet article… Allez, zou ! 

Bises à tous et tâchez de passer une bonne semaine ! 

MC

Un grand bonjour chers Vous tous ! 

Comment vous portez-vous depuis nos derniers échanges ? Chaudement, hein, c’est ça ? Oui, je suis un peu médium, c’est un don… 

Et bien moi, je me porte comme un charme, enfin, je devrais plutôt dire « nous »nous portons comme un charme puisque comme certains d’entre-vous ont du le deviner, mon absence de publication de ces dernières semaines était bien sûr la conséquence directe de la fin de ma grossesse. Alors pour ceux qui n’ont pas encore aperçu la bouille d’ange de ma dernière création, dévorez donc cette merveille des yeux (et savourez bien cette douceur car ce sera les seules images sur les ondes de ce petit trésor). Je vous présente donc ma petite fille (pour le plus grand bonheur de son grand frère Arthur qui voulait ABSOLUMENT une petite soeur). Elle se prénomme Salomé et comme je m’y attendais et malgré tous mes efforts pour la garder au chaud le plus longtemps possible, elle est née avec un bon mois d’avance le 5 juin dernier, affichant toutefois fièrement ses 3,300 kg ! (Et oui ! Elle avait fait des réserves, la gourmande !) 

Mon retour dans mon atelier attendra encore un peu mais j’ai tout de même quelques choses à vous montrer. Le rapport à la pâte polymère reste anecdotique mais il a toutefois l’intérêt d’exister. Je m’explique. 

Au tout début du mois d’avril, j’avais participé, rappelez-vous, à un weekend de stage animé par Olga Nicolas. À cette occasion, nous devions apporter dans notre valise de matériel requis, un ou plusieurs pochoirs. Ne possédant rien de semblable, j’ai donc effectué une commande en ligne en omettant bien de prêter attention aux informations relatives au produit du genre… les dimensions. Vous voyez où je veux en venir, hein ? Heureusement pour moi, Olga possédait encore quelques exemplaires à vendre des pochoirs fabriqués par ses soins et j’ai pu me munir d’un motif ajouré de taille utilisable !

Jugez vous-même : 

Celui d’Olga Nicolas est celui de droite… bien entendu… il mesure 6 cm sur 8 tandis que mon géant fait 30 cm de côté…

Une fois de retour à la maison, et après avoir tristement contemplé ces méga pochoirs, j’ai décidé qu’ils feraient partie de mon projet printanier de rénovation de meubles.

Mon alitement forcé qui suivit ne me permis pas de réaliser les meubles aussi rapidement que je l’aurais voulu pour préparer la venue de bébé mais les pochoirs ne sont pas restés pour autant inutilisés. Au bout de la cinquième semaine allongée et après avoir réaliser pas moins de 6 albums photos en ligne (j’ai ENFIN des books de La Perle Rouge à présenter pour les expos, c’est toujours ça !) il a fallu que je trouve une autre activité à mes mains qui se tournaient nerveusement les pouces et j’ai jeté mon dévolu sur les plus petites toiles que j’avais encore en stock dans mon atelier. Je me suis armée d’un grand calendrier en carton, (histoire de ne pas repeindre l’intégralité des draps de mon lit), d’une boîte de tubes de peintures acryliques (tubes qui, depuis 3 ans n’avaient vu que les pinceaux et les doigts de mon petit garçon) de mes mini-toiles, de mes pinceaux, de mes rouleaux de mousse et enfin, de mes pochoirs. 

Je vous laisse imaginer tous seuls la formidable installation de la fille qui s’est mise en tête de faire de la peinture tandis qu’elle doit rester allongée dans son lit… (indice : ma table à repasser n’aura jamais autant servi que durant cette grossesse… ah si, attendez… elle avait déjà servit de table d’hôpital lors de ma précédente grossesse !)

Quoiqu’il en soit, la première création qui est en est née m’a beaucoup plu. Oui, vous avez bien lu, ma « première » car une fois la journée peinture achevée, je n’ai évidemment pas pu m’en tenir là. Mais laissez-moi déjà vous montrer les premières toiles de décoration réalisées avec peinture acrylique, feutre et pochoirs : 

Dimensions d’une toile : 30 x 10

Le lendemain matin, je cherchai la toile suivante la plus petite et je réitérai l’exercice afin de terminer la décoration que j’avais en tête : 

40 x 30 cm

Dès lors, la spirale était enclenchée !

De la même façon que j’avais enchaîné la réalisation des albums photos afin de tromper l’ennui des semaines précédentes, je me suis retrouvée à enchaîner les créations en utilisant les pochoirs.

Celles-ci devraient venir orner les murs de mon atelier : 

De même que la suivante qui se trouve être le rattrapage d’une toile commencée il y a longtemps et qui avait été lamentablement laissée à l’état d’ébauche géométrique. 

Non, vous ne rêvez pas, j’ai complètement explosé les dimensions que je m’étais contrainte à utiliser. Cette toile de 90 cm sur 70 cm a laissé quelques touches de couleurs à ma couette… 

Et enfin un dernier assemblage pour une amie qui avait beaucoup aimé les premières : 

Lorsque j’ai finalement reçu l’autorisation de commencer à me lever un peu, j’ai poursuivi mon travail de couleur mais en volume cette fois et j’ai travaillé à la petite commode récupérée au bric-à-brac :

J’ai évidemment, oublié de prendre des clichés des meubles avant leur relooking mais je suis sûre que vous pouvez aisément imaginer le marron foncé du bois et les ferrures rouillées des meubles obtenus pour une bouchée de pain. 

À chaque fois que je finissais d’utiliser une couleur, je badigeonnais un petit coin  de toile afin de faire la déco qui accompagne la commode : 

J’ai également achevé un meuble de rangement de jouets pour le grand : 

Et enfin, un grand meuble de réserves pour la cuisine qui manquait un chouïa de rangements : 

La porte est encore en train de sécher mais elle n’a pas de décoration au pochoir. 

Voilà, vous connaissez toute ma production de ces deux derniers mois. 

Pour être parfaitement honnête, je ne suis pas sûre de la date de la prochaine publication alors ce sera la surprise ! 

En attendant, prenez bien soin de vous  ! 

à bientôt ! 

Bises

MC

 

Bonjour tout le monde !

   Je sais qu’un certain nombre d’entre vous se trouve également être des fabricants qui se prêtent au délicat jeu de la vente de leurs créations. Et lorsqu’on cherche à vendre les pièces nées du mariage entre notre petite caboche et nos deux mimines et qu’on ne possède pas ou qu’on ne connaît pas de boutique prête à recevoir notre collection, nous devons inévitablement passer par la case « marché ». Cela représente une façon importante de faire connaître notre petite entreprise localement, ce que ne permet pas une boutique en ligne.  Pour celles et ceux qui débutent et pour celles et ceux qui ont l’intention de passer prochainement le pas de la confrontation directe au monde de la vente sur stand, cet article pourrait vous intéresser. Pour les autres, et bien… ça vous passionnera sans doute un peu moins mais cela vous amusera tout de même puisque, comme à mon habitude, je ne manquerai pas de vous faire part de mes anecdotiques expériences (c’est pas un peu redondant comme formule, ça ?). 

   Aujourd’hui, donc, je vais tenter d’élaguer un peu la jungle qui entoure le mystérieux et vaste monde des marchés et ds salons en partageant avec vous mes meilleurs ratés afin que vous sachiez un peu mieux choisir les vôtres. (Ambitieux projet, n’est-il pas ?)

   Tout d’abord, êtes-vous seulement équipé ? (chapiteau, tables et nappes, supports de présentation, affichage de prix, éclairage, décoration… le tout le plus facilement transportable possible… un casse-tête qui se résout avec le temps.)

   Marchés d’été ou marché d’hiver ? (Ce qui revient à cibler des clientèles différentes puisque les marchés d’été se verront fréquentés par les touristes de votre zone lorsque les marchés de Noël vous feront rencontrer davantage les habitants de votre région.)

   Intérieur ou extérieur ? (Les marchés en intérieur se trouvent être souvent plus chers mais exposer en extérieur nécessite un matériel et… disons une certaine résistance !)

   Mais avant tout, quel marché ?

   Au début, on tape aux portes, on envoie des demandes, on tâtonne… et puis d’années en années la situation s’inverse et on se fait de plus en plus contacter par des associations ou des municipalités et un tri intelligent doit être fait.

   Nous ne sommes pas seulement des bonnes âmes prêtes à tout pour faire modestement connaître un peu notre travail (non, je vous assure…), nous sommes avant tout des entreprises qui ne peuvent pas s’éparpiller à tort et à travers pour le bien-être de leur propre fonctionnement mais aussi pour le bien-être de notre moral et celui de notre entourage qui nous verra enchaîner les frustrantes journées de weekend loin de lui.

   Les pistes que je m’apprête à vous donner sont évidemment loin de clôturer le sujet mais si vous les appliquez, (et elles sont simplissimes !) elles ont de grandes chances de vous faire gagner de l’énergie, du temps et de l’argent (en tout cas d’en perdre moins… rôôô… Diantre ! Un peu d’enthousiasme, Marie !)

   Pour commencer, prenez garde à ce qui se cache derrière les intitulés  patrimoine et marché artisanal ! Ces expressions ne sont pas fausses mais tellement imprécises qu’elles peuvent désigner énormément de choses différentes dont un certain nombre qui n’ont rien à voir avec votre travail. Renseignez-vous si vous ne voulez pas vous retrouvez comme moi, coincés entre un défilé de voitures anciennes et un bassin de truites vivantes… (sans commentaire). Vous devez exposer vos pièces dans un contexte cohérent avec votre métier.  

   Renseignez-vous ABSOLUMENT sur l’identité des organisateurs (s’agit-il d’une municipalité ? d’une association ? association de quoi ?), sur leur démarche et sur le type d’exposants qui seront présents à la manifestation. Ne vous laissez pas séduire par un sympathique nom comme j’ai pu le faire il y a quelques années avec un salon en intérieur sur deux jours au joli intitulé de « Kaléidoscope » (Ben oui, franchement, je ne pouvais pas passer à côté !).

   Mais, jugez plutôt :  

   Ce n’est que le jour J que j’ai saisi l’ampleur de mon erreur.

   J’ai commencé à m’interroger lorsque l’espace que j’avais loué s’est tout d’abord vu réduire de deux mètres, m’empêchant donc d’installer la structure et les tables que j’avais prévues pour réaliser un joli stand aéré et attractif. Ma perplexité a ensuite grandi d’un degré au moment où, tandis que je tentais comme je pouvais de m’insérer dans l’espace réduit qui m’était alors attribué, j’ai pu observer l’arrivée et le déballage des exposants voisins… De tourneur sur bois, potier, céramiste, ou couturier…pas de trace… mais à la place, des vendeurs de pierres aux vertus incroyables, des cartomanciens et des maisonnettes d’interprétation des rêves. Bon… je ne suis pas grande amatrice de l’ésotérisme mais admettons… à ma droite, un vendeur de CD de relaxation enregistrés par l’exposant et en face, un fabricant de tapis de yoga. Cela reste des entreprises de création, attendons donc encore un peu.

   Mes sourcils se sont vraiment froncés lorsque l’emplacement situé juste à ma gauche a vu ses locataires arriver : un stand de photographie d’auras à 45€ le petit cliché polaroïd…

   Fichtre… Est-ce que je ne me serais pas trompé de weekend ? Non, le nom de La Perle Rouge est clairement inscrit à la craie sur les désormais deux petits mètres de sol que j’ai loué à prix d’or. Il est évident, qu’à ce moment, je m’interroge clairement sur le sens de ma présence à ce genre de salon. La réponse à cette question, je l’obtiens à peine une dizaine de minutes plus tard (juste avant l’ouverture au public), lorsque, dans un silence général, les organisateurs demandent à tous les participants de lever les mains en l’air et de communier à travers l’ouverture de nos chacras afin d’envoyer un concentré d’énergie à la mère d’un de leur confrère car la pauvre femme se trouve être malade… en Thaïlande.

   Combattant intérieurement entre l’envie de rire et celle de pleurer, me débattant entre mon furieux désir de fuir et ma tétanie abasourdie, j’ai pris une grande respiration et j’ai rapidement fait le point : Est-ce que je suis à ma place ? De toute évidence, non. Est-ce que je peux me permettre de rentrer tout de suite chez moi alors que j’ai payé 120 p…. d’euros pour ce salon ? Clairement, non. Il ne me restait donc plus qu’à prendre mon mal en patience afin de surmonter les deux très longues journées qui s’annonçaient…

   Est-il utile de vous préciser qu’entre la location de mon ridicule emplacement et les repas,  je n’ai pas fait de bénéfice, ce jour-là ? J’ajouterais même que d’un point de vue personnel, cela m’a coûté puisqu’il s’agissait d’un de mes premiers marchés après la naissance de mon petit chat et qu’organiser un allaitement complet lorsqu’on doit être toute le journée loin de son bébé n’est pas une chose évidente.

   Bref, est-ce que j’adhère à ce genre de manifestation ? Là n’est vraiment pas la question et que celles et ceux qui se sentent à l’aise dans ce genre de contexte ne prennent pas mon anecdote comme une offense envers eux mais est-ce que c’était la place de mon entreprise de créations de bijoux ? Mille fois NON !!! Lorsque je me rend dans une boutique de chaussures, je n’ai pas envie d’acheter les carottes qui sont exposées à côté de la caisse. (Mouaih… ce n’est pas la meilleure analogie que j’ai pu faire, m’enfin, vous saisissez l’idée.) 

   Voilà pourquoi il est important de se renseigner CORRECTEMENT sur le type de marché qui vous est proposé.

    *     *     *     *     *

Les marchés d’hiver.

   Les derniers mois de l’année et la profusion de marchés de Noël qui les peuplent représentent un sacré casse-tête. Vous pensez qu’un marché de Noël est un marché de Noël ? BIP ! ! ! Erreur.

   À l’approche de la grande fête, les journées de ce type se multiplient comme des petits pains (d’épices). Chaque commune ou quartiers veut son petit marché de Noël qui apportera un peu d’animation à la localité et je les comprends bien. Le problème c’est que nous ne sommes pas animateurs…

   Il convient alors de faire un choix assez drastique si vous ne voulez pas vous retrouver, comme moi, dans une ruelle qui ne voit pas le soleil de la journée, installée entre un vendeur de cocottes et de casseroles qui prend un peu moins de dix mètres linéaires de stand et un revendeur de coffrets-cadeaux dans lesquels, pour la modique somme de 15 €, vous devenez l’heureux propriétaire d’un téléphone, d’une montre et d’un parfum !!! Imaginez quelles facilités j’ai eu à expliquer aux clients qui abordaient ensuite mon stand que non… nous, les artisans locaux ne sommes pas « trop chers »…

   Ce type d’organisation qui ne prend absolument pas la peine de sélectionner les exposants est souvent le produit d’associations de commerçants restaurateurs qui voient à travers ces journées l’occasion de faire venir du monde à leur table. D’ailleurs, (ce qui confirme tristement cette hypothèse) j’ai réalisé par la suite qu’un second marché de Noël s’était tenu deux semaines plus tard dans la rue voisine, organisé par les hôteliers qui n’avaient pas eu les visiteurs du premier. Fuyez ce genre de chose comme la peste.

   D’une manière générale, on peut dire que les marchés de Noël qui fonctionnent très bien n’ont pas besoin d’aller chercher des artisans. Ce serait plutôt à vous d’effectuer des démarches pour tenter de vous y inscrire. Si vous recevez une proposition pour un marché de Noël 15 jours avant la date, ne vous faites pas trop d’illusion…

   Il est bien sûr tentant de tout accepter et de remplir tous les weekends d’octobre à décembre en se disant que de toute façon « on n’a rien à perdre » mais c’est faux. Je l’ai fait, évidemment, et je me suis épuisée. Lorsque l’année suivante, j’ai décidé de procéder à une sélection bien plus rigoureuse, j’ai vu mon nombre de jours de marchés divisé par deux et mon chiffre d’affaire sur cette période, multiplié par deux.

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Les manifestations d’été.

   Être capable de vendre son travail est quelque chose de compliqué. Il est nécessaire, entre autre choses, de ne pas se sous-estimer et donc de ne pas dévaloriser ni décrédibiliser son produit. Cela passe, bien sûr par l’établissement d’un prix juste et cohérent avec son travail (je ne m’étendrai pas sur le sujet, étant moi-même encore très mal placée pour vous faire la morale.) mais également par le choix de participer à des manifestations qui font sens avec votre démarche professionnelle.

   Vous êtes un créateur, pas un chiffonnier, il est donc assez crucial de fuir les marchés aux puces et autres vide-greniers ainsi que toute manifestation qui n’a, à priori, aucun rapport avec l’art ou l’artisanat. Le public de ce genre de journée n’est pas le vôtre et il vous sera encore une fois difficile de présenter des prix concurrents de vos voisins de stand.

   Si votre plaisir se situe au niveau de la fabrication et que vous cherchez seulement à faire ponctuellement de la place dans vos tiroirs afin d’y entreposer de nouvelles créations, alors n’hésitez pas, mais si vous désirez vendre vos pièces en tant que professionnel, ne vous faites aucune illusion et fuyez ce genre de journée crève-cœur. Inutile de vous dire qu’il en est de même pour les foires, royaumes inébranlables des revendeurs en tout genre.

   Attention aux marchés qui sont associés à un événement festif qui n’a rien à voir avec l’artisanat. Si, sur le papier, la journée promet d’être intéressante et que vous trouvez super sympa de mêler un concert ou un spectacle en plein air avec un marché d’artisans, dans la réalité, le public ne se déplace pas pour les deux choses donc l’une l’emportera forcément sur l’autre. Le plus souvent, le marché ne sert finalement que de décor à la déambulation des spectateurs qui se sont déplacés dans le but de se rendre à l’événement programmé. Il ne s’agit pas là d’une mauvaise foi de la part des organisateurs qui ont à cœur de proposer un programme diversifié mais bien une réalité qu’il est important de garder à l’esprit. Rien ne vous empêche d’y participer si le prix de l’inscription est acceptable et si le contexte vous séduit mais ne vous attendez pas à effectuer des ventes à casser la baraque.

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   Petite note à propos de la communication.

   Lorsque vous participez à un marché, il y a deux communications à prendre en compte. La vôtre, que vous effectuerez sur votre réseau et qui concerne votre propre clientèle déjà sensibilisée à votre travail et celle des organisateurs de la manifestation. La première n’a aucun pouvoir sans la seconde. Avant de répondre favorablement à une demande d’inscription à un marché, effectuez une rapide recherche sur la toile. Si cet événement se déroule depuis plusieurs années, il est facile de procéder à une simple reconnaissance des éditions passées. Cela permet d’avoir un aperçu de la communication mise en œuvre autour de cette journée et de la résonance qu’elle pourrait avoir dans la région. Si aucun résultat d’image ni aucun article ne ressort de votre recherche, c’est qu’il n’y a pas de travail de communication efficace. S’i n’y a pas de communication, alors il n’y aura pas de public. Même les plus grands événements réputés depuis des lustres à travers tout le pays continuent de consacrer une part importante de leur budget à la communication et ça n’est pas seulement parce qu’ils aiment dessiner des affiches colorées.  

   Si vous n’effectuez pas cette prise d’informations, vous risquez de vous retrouver perdus et rapidement démoralisés. Par exemple, si, comme cela m’est arrivé (décidément, vous allez finir par vous dire que je suis vraiment un gros boulet !) vous arrivez le matin pour vous installer et que durant tout le trajet vous n’avez pas aperçu la moindre affiche, ni le plus petit panneaux indiquant l’existence de la manifestation, rien d’autre à part une minuscule pancarte orange semblable à celles utilisées par les épiciers afin de signaler les légumes en promotion plantée dans la jardinière municipale sur le parking devant la salle des fête où va se dérouler votre marché, vous pouvez vous apprêter à vivre une très (très) longue journée…

    *     *     *     *     *

   Mais alors, que faire ? Où aller et comment s’y prendre ?

   Le mieux est encore d’anticiper vos marchés d’une année sur l’autre en vous rendant vous-même à des manifestations. Votre propre avis est encore le plus fiable. Faites le tour des stands, observez la cohérence des produits proposés, estimez l’organisation et l’affluence et allez discuter avec les exposants.

   Rendez-vous dans les offices du tourisme afin de vous procurez la liste des événements qui se tiennent tout au long de l’année.

   Cherchez également la liste des associations de votre région et rapprochez-vous des artisans-créateurs expérimentés.

   Vous trouverez également un certain nombre d’informations utiles à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat la plus près de chez vous.

   Prenez contact avec un réseau qui vous correspond et ne dites pas oui à tout, simplement pour remplir vos dates sur votre calendrier, vous risquez d’y laisser trop de temps et de plumes quand moitié moins de dates mieux sélectionnées vous apporteraient plus de satisfactions et de crédibilité. 

   Et si, malgré tout, vous passez encore de mauvaises journées derrière votre stand, alors allez lire l’article publié ici il y a 15 jours et souriez. La patience et le travail finissent toujours par être gagnants. 


 

Allez, bon courage ! 

Prenez soin de vous et à bientôt !!!

MC

Bonjour chers Vous tous ! 

Comme je vous l’ai expliqué dans mon dernier post, c’est à présent depuis un lit que je vous écris mes petits articles devenus par la force des choses bi-mensuels. La bonne nouvelle, c’est que bébé est donc toujours au chaud, la moins bonne c’est que je n’ai toujours pas de nouvelle création polymère à partager avec vous. Je vais donc, dans les semaines à venir, vous inonder de mots plus que d’images et ça commence aujourd’hui ! 

Très chers clients qui lisez ceci, peut-être vous est-il arrivé de prononcer l’une ou l’autre des remarques quelque peu incongrues dont je vais dresser ici la liste, et entre nous, c’est parfaitement normal (enfin, il y en a une ou deux de gratinées, tout de même…). Peut-être les avez-vous vous-même entendues tandis que vous étiez en train d’observer mon stand et qu’elles vous ont fait tout aussi sourire que moi.

Quoi qu’il en soit, surtout ne vous vexez pas et ne vous méprenez pas en voyant à travers cet article une gratuite accumulation de dédaigneuses moqueries de ma part mais bien un partage de moments qui, sans doute parce que ces interrogations ne sont pas si absurdes que cela, se produisent très régulièrement autour de nos stand de créateurs lors de marchés et d’expositions.

Passer ces journées à attendre anxieusement derrières nos créations étalées sous les regards et les critiques des passants telle une sorte de mise à nu professionnelle est loin de constituer la partie la plus exaltante de notre métier.

Installer son stand, son bazar de tables, de supports, de déco, de colliers et de dizaines de boucles d’oreilles (que non ! On ne laisse pas sur un portant toute l’année durant les transports pour en faciliter la mise en place)…

Patienter toute la journée le passage des visiteurs qui n’avaient pas forcément prévu de dépenser quelque chose durant leur promenade digestive…

Tenter, plus ou moins adroitement de susciter l’intérêt des gens face à son propre travail dans le but de le vendre (création et vente : deux métiers bien distincts à n’en point douter !)…

Passer à travers toutes les
émotions possibles : « Chic, ça les a vraiment épaté ! Ça me donne d’autres idées »

« Si personne ne m’achète de pièce c’est que je dois vraiment faire de la crotte. »

« Rôôôô… il n’y a vraiment personne sur ce marché… »

C’est d’ailleurs généralement au moment de cette dernière réflexion qu’intervient le cruel calcul entre l’investissement financier, physique et moral du jour et la rentabilité qui en découle.

Bref, vous l’aurez compris, tenir son stand ne représente pas toujours une partie de plaisir pour tout le monde et les créateurs qui démentiront mon propos seront, j’en suis certaine, les moins nombreux !

Afin de relativiser tous ces moments, voici donc à présent, le top 10 des remarques et questions plus ou moins saugrenues mais récurrentes que j’ai entendues durant les parfois trop longues heures derrière mon stand :

Tout d’abord, sans doute la plus courante. Elle provient généralement de clients contemplant les détails riquiquis des motifs kaléidoscopes qui s’enchaînent dans une parfaite régularité sur un collier torque :

« C’est peint ? »

Mais… tout à fait, mais avec le pinceau qui n’a qu’un poil et durant approximativement 180 heures… 


« Ah, je connais, ça, ce sont des émaux.

-Euh… non, c’est de la pâte polymère…

-Ben si, ce sont des émaux !

-Euh non, non, je vous assure…

-Ah ? Bon. Ben ça ressemble à des émaux.

-Ah. »


Après 40 minutes de démonstration de la réalisation complète d’une cane kaléidoscope complexe (réalisation des mini-canes dégradées, iris etc puis assemblage des éléments, duplication du motif et réduction) :

« Et donc maintenant, vous repassez tout dans la machine, c’est ça ? »

Ben tient… Les gens et leurs très différentes aptitudes à considérer les notions de volumes me surprendront toujours…


« Ben vous devriez passer votre pâte au micro-onde pour la ramollir ! »

Ben oui, pardi, c’est diantrement bêta de ma part de pas me simplifier la vie comme ça ! 


Ah, la suivante revient également assez souvent :

« Pourquoi vous ne faites pas des boucles d’oreilles en rouleau de réglisse ? Vous devriez, c’est simple, il suffit de rouler un fil noir sur lui-même, ma nièce en fait ! »

Ben… tout est dit, je crois.


« Ah c’est original, vous les achetez ou ces perles ?

-C’est moi qui les fabrique.

-C’est vous qui fabriquez vos colliers, oui, j’ai bien compris mais vous les trouvez où vos perles ?

-Non, c’est moi qui fabrique mes propres perles.

(Silence dubitatif)

-Vous voyez, à partir de ces petits paquets de pâte, je réalise mes perles en me servant de nombreuses techniques différentes, puis après cuisson, perçage et ponçage des perles, je procède enfin au montage des colliers.

-Je ne comprends pas. Ce n’est pas vous qui faites vos perles, si ? 

-…»


La suivante, je la déteste au plus haut point :

« C’est très joli mais il y a trop de couleurs, à mon âge, je ne peux plus me le permettre. »

À chaque âge sa couleur ? Quelle étrange idée…

Moi, je trouve que c’est justement quand nos cheveux sont gris ou blancs que les couleurs des vêtements et des bijoux ressortent le mieux ! 


« Pourquoi est-ce que vous n’envoyez pas vos dessins en chine pour les réaliser ? Il y en a qui font ça très bien, là-bas ! »

Alors j’avoue que pour celle-là… je suis vraiment restée comme deux ronds de chapeau… la seule réponse qui est parvenue à s’extraire de mes lèvres tant la question me paraissait incompatible avec ma profession de créateur, fut : « Euh… je ne dessine pas mes pièces… » S’en est suivit un rire un peu gêné de ma part


« Ah bon, c’est un plastique ? Mais je croyais que c’était de la terre naturelle ?!? »

Euh… ben non… il s’agit d’une formule qui marie des pigments de couleur avec du pvc, comme énormément de choses qui vous entourent, en fait. 


« Ben moi, j’en ai acheté avec mes filles mais elle devait être périmée parce que ça n’a pas cuit correctement.

-Périmée ? Expliquez-moi un peu… parce que ça sèche, la pâte polymère et ça la rend plus difficile à travailler… mais c’est tout. Vous l’avez cuite à combien ?

-Ben, mon four à micro-ondes monte à 800 watts, je sais pas trop ce que ça fait en degrés.

-??? » 


 Bon, je sais qu’on a déjà atteint les 10 mais ma sœur vient de m’en rappeler une qui m’avait fait sourire l’été dernier alors je l’ajoute :

« Oh, il est beau, ce pendentif, ça, c’est original ! 

-Euh… ça, c’est un mobile, en fait… mais si vous y tenez, je peux y ajouter un fermoir… »


Voilà.

J’en oublie certainement de nombreuses autres (et des croustillantes !) mais celles-ci sont récurrentes (enfin, sauf l’histoire de la Chine, mais celle-là était tellement extraordinaire qu’il fallait que la partage avec vous !). Je suis persuadée que les créatrices et créateurs qui me liront s’y retrouveront et pourraient en ajouter bien d’autres.  

Je vous laisse ici et je retourne cogiter à d’autres articles. D’ailleurs, si vous avez des idées, n’hésitez pas à m’en faire part !

À très bientôt ! 

Bises à Vous

MC

Bonjour Vous ! 

Et oui, nous sommes un vendredi et vous n’avez pas lu de bafouille rédigée de ma part depuis plus de deux semaines… ah là là… mais où va-t-on ? Ben… à vrai dire, je ne sais pas exactement. 

Est-ce à cause de la panique nationale du weekend dernier ? De la météo soudainement réfractaire à toute douceur ? Ou bien de l’énergie que je dépense à faire comme si tout cela ne me touchait pas ? Je ne sais pas,mais mon bébé semble éprouver le même désir de râler haut et fort que sa maman et cherche à pointer l’élégant bout de son museau un peu trop en avance à mon goût. C’est donc depuis un lit que je tapote à présent cet article sur mon clavier et que je vous annonce que le temps des patouilles est à présent mis entre parenthèses pour une durée indéterminée.

Cet arrêt précoce me laisse la première frustrée, soyez-en convaincus mais il me reste encore des quantités de choses à vous raconter à propos de notre fabuleux matériau et de l’univers de la création qui tourne autour. Je suis déjà en train de préparer une série de sujets qui devraient vous amuser durant les mois à venir mais pour l’heure, il me reste quelques pièces fabriquées durant ces deux dernières semaines à vous présenter. 

Commençons tout d’abord par la dernière journée d’atelier de La Perle Rouge qui s’est déroulé samedi 22 (ouh… quel nez fin j’ai eu d’annuler celui du mois de mai !). Un comité de fimoteuses restreint pour une agréable journée autour de la cane iris : 

.

Bravo à elles !

Les prochaines journées ne se dérouleront pas avant cet automne.

Les bijoux que je vais à présent vous montrer sont nés (ceux-là en avaient le droit!) après le stage que j’ai suivi avec Olga Nicolas.

Vous connaissez peut-être ma réticence à utiliser des nouveaux matériaux ou des nouvelles techniques qui nécessitent un autre matériel que celui que je possède déjà. Non que je ne trouve pas extrêmement intéressant les multiples possibilités qu’offre la création polymère et les nombreux croisements qu’elle peut faire avec les autres disciplines et ce n’est pas non plus une histoire d’avarice quelconque mais je suis ici obligée de reconnaître un certain manque d’audace de ma part.

Par crainte de m’éparpiller peut-être, ou par peur de ne pas savoir quoi choisir ni comment exploiter intelligemment, je ne saurais dire exactement ce qui me freine mais j’ai toujours ressenti le besoin d’avoir fait un peu le tour de quelque chose avant de passer à la suite. Autant dire que cette approche est piégeuse lorsqu’elle concerne notre magique pâte car prétendre chercher à en faire le tour risque, ironiquement, de nous enfermer. 

Et bien après avoir rencontré Olga Nicolas, je sens que je suis en train de me fasciner de plus en plus pour les pigments, ces fameux brushos plus classiquement exploité sur le papier comme dans la pratique du scrapbooking ouvrent à mes yeux et à mes doigts un tout nouveau terrain d’exploration qui me plait au plus haut point. Moi qui ai commencé à travailler la pâte polymère parce que j’aime manipuler les couleurs, je peux, grâce à ces pigments et aux poudres de craies sèches, m’amuser avec les teintes et les fondre en jeux impressionnistes.

Je suis vraiment déçue de ne pas avoir eu la possibilité de réaliser des jolis clichés en extérieur avec une belle lumière car les couleurs et les contrastes ne ressortent absolument pas sur les images que vous allez voir mais comme je n’ai aucune idée du moment où je pourrai refaire des photos, je préfère les publier maintenant. Je compte sur vous pour leur ajouter mentalement le raffinement qui leur fait présentement défaut.

Commençons tout d’abord par une série de boucles à chaînettes.

Lorsque les températures s’adoucissent et que les cous se dévoilent à nouveaux après leurs longs mois blottis sous les écharpes et les foulards, j’ai toujours une envie de fabriquer de longues boucles d’oreilles qui viendraient presque chatouiller le creux de l’épaule.

Cette dernière paire a été réalisée avec le pochoir à spirales d’Olga. Avec ces couleurs bleues et blanches, elles proposent un aspect « porcelaine » qui me plait toujours autant.  C’est également le cas pour les suivantes : 

Les pièces qui viennent à présent s’inscrivent dans la continuité des boucles pétales que je vous ai présentées dans le dernier article. Toute une série aux différentes couleurs attend d’être poncée mais il faudra désormais s’armer de patience pour la voir achevée.

En attendant, quelques pétales pigmentés : 

Je suis particulièrement déçue des photos des deux colliers que je trouvais vraiment très fins mais bon… il faudrait que j’arrête de radoter. 

Toutes ces pièces sont d’une incroyable légèreté car chaque pétale est de l’épaisseur la plus fine de ma machine à pâte. 

Voilà… je crains que ceci ne soit les derniers bijoux que vous pourrez voir avant un moment. En revanche, comme je vous l’expliquais au début de cet article, il en faudra plus pour me couper la chique alors rendez-vous dans une quinzaine de jours ! 

D’ici là, ne vous vexez pas si je ne réponds pas aussi promptement à vos commentaires qu’à l’accoutumée mais je ne dispose pas d’une quotidienne connexion internet.   

Prenez soin de vous, j’en ferai de même. 

à très bientôt ! 

Marie-Charlotte

Bonjour chers Vous ! 

Après l’annonce que je vous ai faite à la fin de mon dernier article, vous comprendrez, j’espère, que mes publications ne seront plus aussi régulières que le rythme auquel je me tenais depuis ce début d’année. Je sais que chaque semaine vous en appréciez la lecture autant que moi j’en savoure l’écriture mais il faut se rendre à l’évidence, si je n’ai rien pu fabriquer, et bien… je n’ai rien à vous montrer. Alors, même si vous et moi nous connaissons ma « légendaire » capacité à disserter sur le temps qu’il fait, je crains qu’à long terme, vous ne vous lassiez de ce genre de prose vide. C’est pourquoi, dorénavant, il y a de forte chance pour que ces articles ne paraissent plus qu’un jeudi sur deux. Vous ne m’en voulez pas ? non, un peu quand même ? Rôôô… je saurai me faire pardonner, promis et puis, ça n’est, évidemment que temporaire. 

À présent que cette petite mise au point est effectuée, laissez-moi vous parler un peu des dernières actualités. (toujours rien à voir avec autre chose que La Perle Rouge, qu’on soit bien d’accord)

Comme il était prévu, le weekend des 31 mars, 1er et 2 avril a été bien chargé et rien de tout ça n’était une blague. 

Tout à commencé le vendredi durant lequel je me suis rendue dans l’atelier du tapissier-garnisseur Faudesteuil afin d’y présenter mon travail aux visiteurs des Journées Européennes des Métiers d’Art. La chaise que nous avons réalisée ensemble a rencontré un franc succès (même si elle est toujours en vente) et j’en ai profité pour exécuter une petite démonstration de manipulation de pâte et de sa machine (« Oh mais j’ai la même à la maison, pour faire des tagliatelles ! – Ben oui, madame, c’est aussi pour ça, qu’on appelle ça une machine à pâte(s)« ) à travers la réalisation d’une cane kaléidoscope. (Toujours pratique pour présenter d’abord le travail d’une plaque dégradée puis l’élaboration des canes de base, cane dégradée, spirale, iris…)

Et 16 fois plus tard : 

 

Une fois rentrée à la maison, je me suis dépêchée de boucler ma valise car le lendemain, le réveil allait être plutôt matinal pour me rendre au stage d’Olga Nicolas dans le Rhône. 

Car oui, ça y est ! J’ai enfin suivi un stage ! Et j’ai enfin mon bracelet articulé, MOI AUSSI ! 

C’était vraiment une très très chouette expérience à renouveler.

En plus de l’admiration que j’ai depuis longtemps pour le travail de la créatrice des P’tits cailloux et ma perplexité face au montage de bracelet que je contemple depuis un moment, déjà sur le net, j’avais choisi ce weekend d’atelier car il présentait l’utilisation de matériel que je n’exploite absolument jamais dans mes créations personnelles. L’occasion donc de tester un nouveau terrain pour mon plus grand plaisir. 

L’occasion également de découvrir tout un public friand et expérimenté de ce genre de stage créatif : 

Alors… pour les mauvaises langues qui ont encore en tête la première photo de cet article, NON, je n’ai pas qu’une seule robe de grossesse… ceci est uniquement du à un malencontreux hasard de lessive… et il s’avère tout de même que pour patouiller des heures assise à une table, elle demeure incontestablement confortable. 

Comme il restait des chutes de plaques sur mon plan de travail, je n’ai, bien évidemment, pas pu faire autre chose que de tenter de les exploiter rapidement. 

Voici donc les quelques pièces issues des restes du stage et d’un test effectué dès mon retour (oui, parce que quand même, j’a vraiment aimé ces pigments qui tâchent les doigts !)

(On peut admirer tout le travail de ratage des bulles d’air… une triste contemplation qui ne s’est révélée qu’après la cuisson… et qui sera encore plus affligeante sur les dégradés du torque, vous verrez…) 

En revanche, j’adore les petites boucles réalisées avec le pochoir à spirales d’Olga Nicolas que j’ai choisi durant le stage. Je leur trouve un petit air de porcelaine antique. 

J’ai ensuite passé les autres moments que je m’étais autorisés à refaire quelques pièces pour fournir un peu mon stand. 

Des grandes boucles « mille-feuilles » très légères :

Des restes d’hidden magic : 

Une parure aux perles creuses dans les mêmes couleurs pleines de pep : 

Ainsi qu’une série de boucles d’oreilles : 

J’arrête ici la présentations de créations pour vous parler un moment des événements à venir. 

Tout d’abord, la prochaine date de la journée de « création de sac » avec Les Ateliers de la Caravelle se déroulera durant les vacances, le VENDREDI 28 AVRIL, toujours à l’espace Mouillères de Lons le Saunier. 

La suivante ne se fera pas avant la fin de mon congé maternité alors, profitez-en ! 

Pour plus d’informations, rendez-vous sur l’article des ateliers de ce blog. 

Ensuite, durant ce weekend de Pâques, vous pourrez retrouver le travail des artistes et artisans de notre autre association Créa’sillon lors d’une exposition-vente qui se tiendra au CARCOM (Carrefour de la Communication) au centre-ville de Lons le Saunier (place du 11 novembre) : 

Pour ma part, j’y serai présente les journées de samedi et de dimanche. 

Le dernier atelier de La Perle Rouge aura lieu le samedi 22 avril et il est particulièrement adapté aux débutantes alors n’hésitez pas à vous rendre dans la rubrique des ateliers de printemps pour plus d’informations. Le suivant qui devait traiter des bagues a été annulé pour cause de ventre trop gros et de dos trop fatigué. 

Je vous laisse ici et je vous souhaite d’ores et déjà de joyeuses fêtes de Pâques et de bonnes vacances aux chanceux qui y goûteront. Il vous reste quelques jours pour réaliser une déco de table alors pensez au dernier tuto de ce blog ! 

Soyez raisonnables avec les chocolats (ou pas) et à très bientôt ! 

Bizz

MC