Archives de novembre, 2017

     Bonjour à ceux qui me lisent dès l’aurore et bonsoir à ceux qui parcourent ces lignes plus tard.

     Pour ma part, je ne sais plus trop où j’en suis…

     Les pleurs d’un bébé qui vous découpent les nuits en de minuscules confettis vous font parfois perdre la notion du temps et tel mon petit garçon qui pense attaquer une nouvelle journée à chaque fois que ses yeux s’ouvrent après une sieste, je connais actuellement une profonde perplexité face aux simples repères temporels.

     On aurait pu croire qu’approchant les six mois, un bébé pourrait nous laisser un chouïa tranquille la nuit, non ? Je trouve ce marathon d’autant plus éreintant que le premier bébé à venir perturber notre sommeil ne nous avait pas habitué à ça. C’est limite traitre de sa part de nous avoir fait croire qu’il était si aisé de s’occuper d’un tout petit. M’enfin… (oui, c’est l’année des 60 ans de Gaston Lagaffe, alors je risque de placer encore plus de « m’enfin » jusqu’à Noël !)

     Pour ce qui est de l’imagination créative dans l’atelier, on repassera, donc.

     J’ai bien essayé, pourtant, mais il semble que ma créativité soit en totale inadéquation avec les oreilles chauffées par les pleurs et les yeux piquants de sommeil.

     Quelle capricieuse et exigeante chose que cette créativité ! Elle, qui m’impose parfois son propre rythme d’enfer semble avoir déserté le terrain de frayeur. Prise de panique, elle s’est sentie aussi cernée que mes yeux et a détalé pour se cacher sous mon oreiller où j’imagine que je la retrouverai en même temps que lui… un jour prochain.

     J’ai tout de même pris un court moment pour jeter quelques idées de nouvelles pistes sur un morceau de mon carnet mais lorsque j’ai parcouru le brainstorming que j’avais mis en place avec tous les « mois » qui peuplent ma caboche et que j’y ai lu :

     Travail du craquelé pour une collection « éclat de voix »,

     Jeux de pigments et de poudres avec effets floutés pour des pièces « tempête » et

     Recherche de montage avec perles gouttes pour une série « pleurs célestes »,

     j’ai compris que mon imagination était pour l’instant chevillée à ma castafiore de fille et j’ai reporté à plus tard cet exercice révélateur.

     Les nouveaux concepts patienteront donc jusqu’à 2018 tandis que 2017 se réconfortera dans des valeurs maîtrisées.

     Voici donc la petite production de la semaine. 

Quelques sautoirs : 

Elle est jolie cette perle estampe en bois, non ? 

Les perles noires et blanches sont à double-face (Ben… en même temps, tu veux qu’elles aient combien de faces, grosse maline ? Rôôô… je veux dire que si la perle a une face avec des pois, alors ce sont des rayures de l’autre côté !)

Je me suis encore amusée avec mes pigments et mes poudres de craies sèches : 

Quelques clous simples sont venus enrichir la collection : 

Et enfin un dernier petit pot s’est vu habillé d’un motif kaléidoscope : 

 

Il me reste encore un certain nombre de pièce à achever avant la mise en place de l’exposition de Noël qui débute lundi prochain : 

Et je vous présenterai sans doute une nouvelle copine qui s’est invitée dans mon atelier. 

D’ici là, habillez-vous chaudement ! 

Bonne semaine et à bientôt ! 

MC

PS : Merci à Ben pour le jeu de mot du titre (hé hé !)

Bonjour tout le monde ! 

Mode « lutin de Noël » activé, je répète : mode « lutin de Noël » activé ! 

Cet état d’agitation chronique qui se déclenche de manière annuelle tandis que les jours se rafraîchissent connaît cette année une légère contrainte puisque le lutin de l’édition 2017 ne travaille qu’à quart-temps… Ben oui… Vous non plus vous ne connaissiez pas ce rythme dangereusement anti-productif ? Et bien c’est une contrainte que le lutin de cette année s’est posée afin de pouvoir profiter correctement de ses deux autres petits lutins. Sortir une collection pour les marchés de fin d’année en ne travaillant qu’à quart-temps est un excellent exercice de recherche d’efficacité que je commence progressivement à maîtriser. (oui, mais pour combien de temps ?) 

Vous ne me croyez pas ? Méfiants lecteurs que vous êtes ! Je m’en vais vous faire rougir de honte face à l’étendue de mon travail hebdomadaire ! MUHAHA !! (rire TRÈS diabolique)

Vous en serez contrits lorsque vous aurez achevé de contemplé mon oeuvre ! (Bon d’accord, là, je m’enflamme parce qu’entre nous, il n’y a pas de quoi allumer un cierge mais j’avais vraiment envie de placer le mot « contrit » parce que… ben parce que j’en avais vraiment très envie, voilà.) 

Allez, go ! 

Commençons par l’exploitation de la cane kaléidoscope automnale (c’est plus poétique que de dire bêtement « marron » mais bon… faut reconnaître que c’est juste une cane marron.)

Torque, sautoir et boucles de la même veine : 

 

 

Bon, bah, on ne voit pas beaucoup mieux les perles sur la seconde image mais je ne suis pas parvenue à faire un choix alors vous avez les deux… (et ne dites pas que c’est de la triche pour vous faire croire que j’ai beaucoup travaillé puisque’après tout, il a tout de même deux pièces ! )

(ingrate photo d’intérieur de la fille qui ne s’est toujours pas fabriquée de boîte blanche et qui s’en mord les doigts tandis que le mois de novembre a déjà volé la lumière de son jardin.) 

J’ai eu le coup de cœur pour ces mini estampes noires alors je pense que vous les reverrez vite.  

Nous avons entamé avec le kaléidoscope ; voici une parure simple avec la cane dont le tutoriel a été publié dans le magazine Polymère and Co au printemps : 

 

Après ça s’en est suivie une phase qu’on pourrait qualifier d’errance passagère durant laquelle je me suis obstinée à exploiter les morceaux de couleurs d’une défunte cane en testant des plaques de textures à l’aide de blanc pour 8 résultats décevants ! (Je me suis acharnée telle une débutante découvrant les couleurs et  s’extasiant sur la moindre miette de pâte sur mon plan de travail) Au mieux, on aperçoit parfois un léger halo blanc par-ci par-là… rien de quoi fouetter un chat (Même si je ne me suis jamais tout à fait imaginée en train de mettre en action cette expression…). En tout cas, j’ai insisté sur le ponçage pour avoir des boucles toutes douces et toutes brillantes… choses que vous ne verrez sûrement pas sur mes moches photos d’intérieur… m’enfin…


Quelques ailes de papillons s’étaient malicieusement cachées dans l’atelier depuis l’été de l’année dernière : 

J’ai ensuite achevé le montage des perles creuses que j’avais commencées la semaine passée : 

Sur les deux colliers suivants, je me suis permise une petite citation (une fois n’est pas coutume) avec une perle pliée à la façon de Dan Cormier et d’Olga Ledneva. Elles sont moins régulières que les leurs, bien sûr, mais ce sont des premières et elles m’ont tout de même amusées. 

Et les pitites boucles qui vont avec : (des discrètes pour équilibrer l’ensemble)

Et enfin, pour finir ma lutinesque production de la semaine, voici un petit pot de porcelaine et son couvercle revêtus de leurs nouveaux atours : 

Voilà. Il est temps de trouver un titre à cet article et d’aller me coucher, ravie que je suis de parvenir à publier à l’heure ! 

Faites de beaux rêves (ou retournez bosser ! ) et passez une bonne semaine. 

MC

pâte-riste, les vacances !

Publié: 2 novembre 2017 dans Pâte Fimo

Bonjour chers Vous tous !

Vous n’avez pas eu de mes nouvelles la semaine passée ? Normal. Je suis en train de faire la prenante expérience des vacances scolaires et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela occupe… tout en stimulant un maximum l’imagination créative également… un petit aperçu ? Allons-y.

Vendredi midi : récupération du ouistiti à l’école et début des premières vacances scolaires de sa vie !

Allez, c’est parti ! Ouistiti est trop excité pour faire une sieste alors une fois le repas englouti, on entame les hostilités sans attendre.

On prépare la pâte à sel, on y  ajoute de la poudre de craies sèches pour la colorer… on sort les emporte-pièce de l’atelier, (« Tu n’as pas de forme en sapin ou en citrouille, maman ? – Euh… ben… non. – Ah, c’est dommage. »)

…on crée un décor, puis un bonhomme… (Note personnelle : ne pas utiliser les lames de pâte polymère pour la pâte à sel sous peine de les voir s’oxyder en un temps record…)

 …on laisse sécher, on va chercher les morceaux de pâte à sel cuits de la dernière fois, (oui parce qu’en fait ça se cuit ! Chose que je n’ai comprise qu’après avoir observé durant des jours et des jours les premières créations en pâte blanche se ratatiner les unes sur les autres sur leur feuille de papier cuisson sans que le dessous ne sèche jamais… oui bah j’apprends, hein…)

…on saisit un support en carton, on le peint, on sèche, on colle dessus la pâte cuite… on fait de la peinture au passage sur d’autres feuilles, rouleau, pinceaux, coton-tiges, on découvre la technique du pochoir… (« Ouaouh ! c’est un peu de la magie, non ? ») ensuite on laisse sécher… on va chercher les feutres et des feuilles, c’est partit pour le dessin…

…on fait quoi maintenant ? (temps maussade dehors… snif) on lit des histoires…  on fait des autocollants… on met de la musique et on chante… ah, ça va être l’heure du bain, allons préparer le repas.

Bon… et d’une demi-journée de passée, et d’une !

Plus que 32…

Les vacances d’un tout-petit relèvent un tantinet du challenge, ne trouvez-vous pas ? 

3 ans, c’est un peu tôt pour l’apprentissage de la cane polymère, non ? L’approche géométrique et la projection dans la l’espace ne semblent pas être encore acquis… (Muhaha) Pourtant, je n’ai pas pu m’empêcher de tenter une cane iris avec les chutes de pâte de petit chat :

Et je l’ai exploitée avec un peton de mademoiselle choupette pour un petit côté arachnéen : 

J’en voies certains d’ici : Oh là là, ça y est, on est parti pour une tartine sur les occupations de la vie d’une maman et de tout ce que implique… Naaaaaaan, chers polymorfales, soyez sans crainte, ça y est, la tartine est achevée.

Passons à présent au travail qui a été fait par Géraldine, Laurie et Marie-thé durant les très tranquilles et très agréables journées d’atelier du mois d’octobre :

De l’automnal pour commencer :

Puis du plus pop pour les perles creuses : 

Joli, non ? elles ont bien bossé ! 

Voici ma version : (Oui parce que lorsqu’on n’est peu nombreuses, moi aussi je peux fabriquer quelque chose ! hé hé ! )

J’en profite pour rappeler à celles et ceux qui voudraient goûter au travail de la polymère, (débutant comme plus expérimentés) que le dernier atelier d’automne aura lieu le samedi 11 novembre et qu’il sera consacré à la création d’un bracelet et de boucles si le temps le permet… (le temps de la montre, bien sûr… le temps météorologique n’a, il faut bien le reconnaître que très peu d’impact sur ce sujet…) :

N’hésitez pas à en lire d’avantage ici

Voici à présent deux colliers breloques verts très légers (et oui ! j’en fais rarement alors qu’ils plaisent beaucoup !) colorés aux pigments : 

Et un sautoir commandé expressément pour aller avec une tenue de noce :

Enfin, pour terminer cet article, je vous montre un « rattrapage » de vase qui était un peu brouillon et qui me plait bien d’avantage à présent : 

Et voilà pour aujourd’hui. 

Je m’en retourne à mes activités « mamantiennes ». Au programme de la journée, promenades au grand air et décorations d’Halloween, ça promet ! (Oui, parce que j’écris cet article avant que vous ne le lisiez, bien entendu et là, on est mardi ! Incroyable comme je suis en avance, hein ?)

Prenez soin de vous et à bientôt ! 

Bises

MC

PS : Chers Vous,

J’ai enfin mis à jour la liste des marchés où vous pourrez me retrouver cet hiver alors n’hésitez pas à venir me faire un petit coucou !