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     Bonjour chers vous ! 

     Aujourd’hui, au grand désespoir des fidèles amateurs de mes absurdo-phylosophico-normales tergiversations, je serai brève de commentaires mais généreuse en images. 

     Et d’ailleurs, je commence tout de suite par vous en montrer quelques unes de cette très très très agréable journée des portes ouvertes de l’Atelier des doigts de fée qui s’est tenue le 14 octobre dernier dans l’atelier de couture de mon amie Stéphanie Prudent à Plainoiseau. 

     Au programme, de la couture, de la polymère, de la peinture, de la photographie et de la musique. Le tout sous un insolent soleil automnal avec buffet à grignoter… tout ce qui faut, quoi ! 

Couture : Stéphanie Prudent

Peinture : Urwana Debouclans

Photographie : Serge Reverchon

Polymère : Votre serviteuse ? servitrice ? euh… enfin, moi, quoi. 

     Il me manque une photo de Serge Reverchon (un comble pour un écrivain-photographe !) et j’en suis désolée. 

     Tandis que, confortablement installée dans l’atelier de couture réaménagé pour l’occasion en une véritable boutique, je manipulais… ou plutôt tripatouillais quelques morceaux de pâte en m’interrogeant sur les couleurs de mes démonstrations du jour, mon regard balaya les portants installés devant moi. Une tunique attira mon attention par son motif, d’abord, qui m’a fait largement pensé aux jolies canes à l’irréprochable régularité que donne un extrudeur aux disques appropriés et par ses couleurs ensuite, couleurs qui me forceraient à sortir de ma zone de confort. 

     Ma décision était prise, cette jolie tunique serait mon inspiration du matin et le challenge était double : utiliser du rose ! Et l’utiliser avant que cette pièce ne soit vendue ! 

     En voici mon interprétation simple : 

     Finalement, travailler ces couleurs n’était pas si désagréable…

     Mes petites démonstrations de canes se poursuivirent et pour mon kaléidoscope final, je décidai donc de conserver ces teintes en les associant à des turquoises grisés et là… et bien, vous jugerez pas vous-même mais en ce qui me concerne, je trouve que ce sont les plus jolies canes que j’ai montées depuis longtemps. J’ai tellement aimé ces couleurs et ces motifs que je ne suis pas parvenue à me décider sur l’assemblage final et que j’ai opté pour une doublette de kaléidoscopes : 

     Alors ? 

     À présent, il va falloir les exploiter… parce que c’est bien là mon gros problème… Lorsqu’une cane me plait vraiment, j’hésite mille fois à en extraire une tranche par peur de la gâcher… si bien qu’entre crainte de me tromper et excitation à attendre une meilleure idée, elle finit par sécher tristement sous mes yeux comme une sorte de lent supplice à la beauté… snif. 

     Mais une période de productivité s’est récemment ouverte à moi et elles devraient être prochainement utilisées. 

     Et bien oui ! Quoi, vous n’avez pas vu les rayons de Noël qui ont explosé dans les supermarchés bien avant qu’Halloween ne soit passé ? Mais si voyons, entre les galettes des rois et les chocolats de Pâques de 2020… 

     Et bien moi aussi, j’ai basculé dans la préparation des marchés de Noël. Sauf qu’à la différence des magasins qui me foutent le cafard en étant tant en avance, mes clients ne seront en contact avec mes créations qu’en contexte cohérent. 

     Profitant des dernières vacances scolaires pour confier mes loulous à des grands-parents motivés, je me suis littéralement enfermée durant trois jours dans mon atelier et j’ai imaginé/fabriqué/créé/poncé/monté… pfff… de quoi foutre en l’air tout le boulot que mon ostéopathe avait réalisé la veille de ce marathon créatif et de me coller un torticolis dont à ce jour, je ne suis pas parvenue à me défaire. Mais… disons que ça valait le coup. 

     Je vous présente mes premières décorations de Noël (mieux vaut tard que jamais pour comprendre le concept du marché de Noël, non ?…)

     C’est beau, hein ? J’avais envie de les laisser comme ça ; un tas de constellations régulières sur un ciel profondément noir… et puis… il a fallu qu’on mange alors j’ai libéré la table de la salle à manger. 

     Bref, un petit lien et ça devient des décorations de sapin. 

     J’avais en tête un second modèle de boules de Noël… (pour autant qu’on puisse appeler ça des boules… appelons ça des ornements à suspendre) directement inspiré de mes dernières fleurs sur mes vases et ma foi… je les aime beaucoup ! 

     J’en ai réalisé d’autres que je monterai en mobile. 

     J’ai eu également envie de fabriquer des belles boules de Noël en m’inspirant, cette fois,  des boules de papier en bandes qu’on a tous fait un jour. Oui, mais voilà, la pâte polymère, même utilisée à un réglage fin de la machine présente une épaisseur incomparable à une feuille de papier. D’autant que le nombre de bandes nécessaire à fermer la sphère engendre une torsade à la façon de… Carol Blackburn et BAM. Bon… tant pis… je n’ai pas eu envie de démonter celle qui correspond tout à fait à une ÉNORME boucle d’oreille de Carol Blackburn mais j’ai modifié le montage des autres façon La Perle Rouge. J’aime beaucoup ces demi-coquilles parce que je trouve que l’intérieur est aussi beau que l’extérieur. 

     Et voila ! Que pensez-vous de mes décorations sapinales (?) sapinesques (?!) Bref, qu’est-ce que vous en pensez ? Je n’ai travaillé que trois types de couleurs qui peuvent s’assortir ou se marier avec les couleurs plus classiques des cartons déchirés de déco qu’on a tous dans notre grenier. 

     Durant ces trois journées intensives j’ai, bien sûr, fabriqué un certain nombre de bijoux et ils feront l’objet d’un article tout entier consacré à eux et promis, je ne ferai mon possible pour le publier rapidement. (Pfff, on n’y crois même plus, marie…) Si ! Même que c’est vrai, d’abord ! (OUh là… trop de temps avec des zenfants pour mon langage…)

     Je vous laisse donc ici et je m’en retourne faire le ménage dans mon atelier pour recevoir les stagiaires de demain. 

     Vous pourrez me retrouver la semaine prochaine, dimanche 17 novembre pour le premier marché de Noël de ma saison qui se tiendra sur la commune de Plainoiseau

     D’ici là, prenez soin de vous ! 

     MC

          Bonjour chers Vous ! 

          Mes publications ici se font toujours aussi rares (promis, à partir du mois de janvier, je reprendrai une rigoureuse publication hebdomadaire !… Vous tiendrez jusque-là, hein?) mais moins que mes échappées dans mon atelier ! Et oui, avec le retour à l’école de mon ouistiti et les siestes régulières de Mademoiselle choupette, je parviens à me dégager un tout petit peu de temps pour faire naître quelques pièces. 

          Afin de vous faire part de mes récentes créations, il convient de faire le point sur les récentes actualités (… de La Perle Rouge, j’entends, hein… pas de… enfin pas du reste du monde qui continue plus ou moins à tourner à l’extérieur de mon atelier coloré et artistiquement rangé…).

          Au cours du mois de septembre, j’ai participé à un weekend de marché… euh, attendez une seconde… le qualificatif d’ « art » est parfaitement incongru… celui d’ « artisanal » serait quant à lui encore largement exagéré… mmmh… quoique les artisans de l’automobile sont également des artisans, après tout… non ? Vous l’avez compris, notamment ceux qui ont lu mon article sur le fait de « bien choisir ses marchés« , je me suis encore fait attraper par ma bienveillance locale et disons que… j’ai bien eu le temps de réfléchir derrière mon stand. Enfin, j’ai surtout bien eu le temps de tourner la manivelle (et c’était là sans doute le seul point commun que j’avais avec quelques modèles de véhicules antiques en exposition à l’extérieur de la salle !).

          J’ai enchaîné les démonstrations de canes histoire de moins subir le temps qui ne passait pas et d’intéresser les quelques visiteurs qui semblaient aussi désappointés que moi par la curieuse juxtaposition de stands de vide-grenier, brocanteurs et antiquaires, artisans du bois, peintres et multiples stands de matériel automobile… très vieux… euh… donc… certainement très intéressant pour les passionnés de la chose.

          Bref, du temps, j’en avais, une machine et la pâte qui va avec, j’en avais aussi. J’ai donc déroulé mes habituelles étapes de présentation du matériau ; plaques dégradées, canes débutantes puis assemblage général pour une cane plus complexe : 

Et oui, lorsqu’on n’a pas réalisé de mosaïque depuis longtemps, les gestes ne sont plus aussi précis… 

 

Celle-ci s’est largement déformée par une réduction abusive, lui conférant par là un aspect « brins de laine » loin de l’effet recherché à la base mais finalement assez plaisant. 

 

Et voici le kaléidoscope final de l’après-midi. 

          Le matin de la seconde journée s’achevais lentement et je décidai de faire un tour à l’extérieur de notre calme petite salle d’exposition. 

          Tandis que je déambulais entre les enjoliveurs des années 60 et les magasines auto de la décennie voisine, je m’interrogeais sur la cohérence de ma présence à cette manifestation. Mes yeux se posèrent sur l’entrée (payante… même pour les exposants, snif) de l’espace couvert des brocanteurs et l’idée d’exploiter mon temps le plus efficacement possible s’imposa à moi à travers une table couverte de petits pots en verres. J’avais différentes canes dans les mêmes teintes sur le plan de travail que j’avais aménagé sur mon stand, moult flacons de toutes tailles devant moi et quelques heures de disponibles encore avant de replier mes nappes ; ma décision était prise, j’allais réaliser un vase à l’extérieur de mon atelier. 

          Alors… euh… comment dire… je suis parfaitement sensible à la valeur des objets, qu’il s’agisse de leur esthétique, de leur fabrication ou de leur histoire je suis même carrément addicte des bric-à-brac et autres joyeux nids à bordels toutefois, je n’ai pu m’empêcher de froncer largement les sourcils à la vue des prix affichés sur n’importe quelle petite bouteille en verre sale flanquée d’un « RICARD » largement effacé et rayée de toutes parts. De toute évidence, la pancarte « BROCANTEURS » de l’entrée indique aux visiteurs que parmi quelques objets rares, ils pourront s’offrir le luxe d’acquérir quelques bricoles usées pour un prix défiant toute concurrence… (J’entends par-là que dans n’importe quel bric-à-brac, ces pièces auraient coûté entre 20 et 90 centimes… mais qu’un contexte, cela se paie et dès lors que le statut de « simple vieillerie » est échangé contre celui d’ « objet ancien », les ridicules étiquettes voient leur prix multipliés par… au moins 15!)

          Après avoir négocié (Et oui, j’ai bien dit « négocié » ! Ceux qui me connaissent savent à quel point cet exercice m’est étranger mais là… non mais faut pas déc… tout de même!) après avoir négocié, donc, un vase au décor décollé et sali par les successifs et soigneux déplacements de l’objet en question durant les quinze dernières années, je me suis rendue à un point d’eau afin de le nettoyer du mieux possible avant de m’asseoir de nouveau à ma table. La suite, je vous la montre en image ; un joyeux patchwork aléatoire : 

          Le plus délicat fut de le transporter cru sans trop l’abîmer dans ma voiture. Mais enfin, il est arrivé à peu près en état et j’ai pu l’achever et le cuire tranquillement. 

          J’ai eu envie de poursuivre mes recouvrements en exploitant uniquement mes canes de marchés et j’ai fait un essai de travail sur le volume. Je vous le dis tout de suite, le résultat n’est pas formidable mais je suis tout de même parvenue à utiliser un peu de mes multiples canes iris : 

          Cela dit, les petites canes dégradées que j’ai placées au col du vase m’ont beaucoup plu. C’est pourquoi, dans la lancée, j’ai réalisé une pièce qui me plait BEAUCOUP énormément plus. À vous de me confirmer cela : 

          Mon amie y a directement vu un aspect « poulpeux » tentaculaire et je suis tout à fait d’accord avec le côté organique de la chose. 

          Un peu long mais idéal pour exploiter mes canes dégradées ! 

          Dans la foulée et comme il mes restait quelques tronçons sur ma feuille de papier sulfurisé, j’ai recouvert un soliflore : 

Le côté organique est moins présent pour une structure plus équilibrée. 

          Et enfin, il fallait utiliser un peu de tout ce gris obtenu avec les chutes de confection de canes sans trop de prise de risque :

 

        Voilà pour cet automne : des vases prêts à accueillir les fleurs éternelles en polymère (ben oui parce que j’ai le chic pour fabriquer mes vases bien en dehors de la saison fleurie… en même temps, c’est à Noël, que les vends, moi !) 

          J’espère avoir le temps de travailler à quelques suspensions d’ici le prochain article. Ensuite, promis, je devrais repartir sur des bijoux. Il faut notamment que je parvienne à mettre en valeur cette cane kaléidoscope sur des nouvelles pièces : 

          Et oui, j’ai fait un effort pour changer de couleurs ! 

          À présent, il va falloir que je trouve comment la mettre en valeur… 

    Avant de vous laisser, juste un petit rappel : 

                  Les ateliers polymère du jeudi ont commencé la semaine passée à l’espace des Mouillères mais vous pouvez encore venir participer à la séance de jeudi 4 octobre (17h – 19h). En ne payant que les 15 € d’adhésion à l’association des Ateliers de la Caravelle, vous avez la possibilité de faire une séance d’essai à l’issue de laquelle vous pourrez choisir si vous prenez une inscription (au trimestre ou à l’année). 

  Cette fois, je vous laisse à votre semaine en cours. 

          Ne vous faites pas avoir par la soudaine mais néanmoins logique arrivée de l’automne et couvrez-vous bien. 

          À bientôt ! 

          MC.

 

          Bonjouuuuuur chers Vouuuus ! 

          Ouh là, pardonnez mon enthousiasme de rentrée mais moi, les périodes de changement ça me fait toujours cet effet là. 

          Ben oui, c’était bien les vacances, c’était… différent du reste de l’année… on a fait d’autres choses, vu d’autres lieux, on a plus profité de nos enfants… eux aussi, d’ailleurs, en ont bien profité… de nous, j’entends… On a essayé de s’organiser comme on a pu… de tout faire rentrer dans la voiture… avec plus ou moins d’efficacité… on a essayé de se reposer quand même… avec plus ou moins de réussite… et puis, on est rentré, et on a essayé de ranger la maison avant l’annuelle migration de septembre et puis le jour de la rentrée est finalement arrivé, et pour ma part, j’ai essayé de faire une photo de mon grand en tenue de rentrée pour faire aussi bien que ma sœur qui m’envoie rigoureusement chaque année la photo de mes neveux qui posent sur leur 31 mais il était tout fou, et puis l’appareil ne voulait pas faire la mise au point, et puis j’ai fini par comprendre qu’il n’avait plus de batterie depuis les vacances… et… on a été en retard… et lorsque la porte de l’école s’est refermé et qu’on a fait demi-tour… et bien on s’est tout de même autorisé à souffler une seconde. Et ne vous gaussez pas, je sais que je suis loin d’être la seule, en ont témoigné les regards de tous les parents que j’ai croisé dans les magasins la semaine dernière à la recherche des « chaussons à la bonne taille qui tiennent au pieds » (ça n’a pourtant rien d’effrayant comme consigne, non ? Et bien essayez seulement de trouver le chausson gauche dans un rayon de grand magasin de chaussures la dernière semaine d’août !)

    Bon, blagues à part, presque deux mois sans vous donner de nouvelles et j’ai l’impression qu’une année s’est écoulée. Mon ouistiti m’a montré à quel point il grandissait à toute allure en se lançant dans les jeux de mots et les charades (Autant vous dire que tout un univers s’ouvre devant nous !) et Mademoiselle Choupette marche comme une grande, m’obligeant, par là-même à accélérer encore un peu ma vitesse de réactivité (exercice rendu encore plus intéressant par la conception multi-niveaux de notre demeure restaurée…)

    La seule chose qui n’a pas vraiment changé, c’est mon indisponibilité à la démarche créative et ça… ça va commencer à me démanger les doigts et les poignets, je le sens. Le système de garde de mademoiselle Choupette ne sera effectif que dans quelques mois, donc il va falloir que je ronge encore mon frein un moment avant de pouvoir de nouveau m’asseoir sans contrainte d’efficacité productive à ma table de travail et permettre à mon imagination de se promener sans stress dans les méandres des couleurs qui jonchent mon poste de pâte crue.

          L’idéal serait de mettre à profit ce temps pour pondre un joli concept bien étudié, bien préparé que je n’aurais plus qu’à tester une fois mes bras temporellement libérés de mes bouts de chou mais voilà… je ne fonctionne pas comme ça. Ceux qui me suivent depuis longtemps savent très bien que l’intégralité de mes préparations papier et autres ébauches théoriques se sont révélées de formidables échecs frustrants. J’ai besoin de tester pour chercher, j’ai besoin de manipuler pour comprendre et j’ai besoin de voir pour avoir des idées. Autant vous dire que je ne suis pas prête de révolutionner mes collections. (Ah ben, bien, Marie.. tu vends hyper bien ton boulot pour cet automne, rien çà dire…)

          Mais qu’importe, il me reste tant d’autres choses à faire en attendant cette prochaine période. Les journées de stage de cet automne se remplissent et d’ici trois semaines, La Perle Rouge (j’adore parler de moi à la troisième personne de temps en temps, ça fait tellement… euh… bizarre…(?)…) animera son premier atelier hebdomadaire à l’espace Mouillère de la Maison Commune de Lons le Saunier. Je profite de ce moment pour signaler aux locaux que la dite Maison Commune tiendra ses portes ouvertes demain entre 15h et 19h et qu’à cette occasion, vous pourrez venir m’y rencontrer et vous inscrire aux cours de polymère. 

Durant cet été, l’association des artisans créateurs jurassiens a tout de même tenu son exposition d’un mois et pour l’occasion, j’avais mis les bouchées doubles pour refaire quelques pièces durant les trois siestes qui ont été gracieusement mises à ma disposition par mes très dynamiques rejetons. Je vous montre donc ça aujourd’hui, histoire de profiter de cette rentrée scolaire afin de relancer la machine à polymère. 

Tout d’abord, j’ai réitéré un torque rigide comme le prototype que j’avais réalisé pour moi-même et pour préparer l’atelier bracelet du mois de novembre : 

J’ai refait une pièce issue de ma collection Stalactites que j’aime tant mais en plus épurée : 

  J’ai exploité quelques canes pour une nouvelle pièce patchwork : 

Cinq colliers sans fermoirs grâce au très pratique fil mémoire : 

          Une pièce de la collection Pétales

Quelques bracelets breloques toujours prisés : 

Un tout petit collier au mini kaléidoscope : 

  Quelques sautoirs : 

Et pour rester dans les pièces fleuries, deux colliers simples : 

Et bien sûr, avec tout ça, quelques boucles : 

  Durant le mois de juillet, j’ai été également présente sur une journée de marché artisanal et comme je ne manque jamais d’effectuer quelques démonstrations sur mon stand, je vous montre à présent les canes qu’ont découvert les néophytes du jour, bien étonnés qu’ils étaient (comme d’habitude) de constater qu’on pouvait faire autre choses que des petites boules ou des macarons en pâte polymère et que cela pouvait aussi passionner des gens âgés de plus de 8 ans. 

  (Pourquoi est-ce que je prends toujours mes photos de cane kaléidoscope avant la réduction finale… je ne saurai jamais.) 

Bon, je dois déjà vous laisser, je file préparer mon matériel pour mes démos de demain à l’espace Mouillère et mon premier marché de la saison qui se tiendra tout le weekend à Bletterans. 

    Je vous envoie tout le punch, toute la clarté d’esprit et toute l’organisation dont ces périodes de rentrées sont friandes et je vous souhaite de profiter comme il se doit des douceurs de fin d’été. 

          Prenez soin de vous et à très bientôt.

           MC.

     Prendre le temps de trouver le temps long est un luxe que je me permets de temps en temps.

     Disons que le TEMPS d’une pause, je con-TEMPS-ple TEMPS-drement mon TEMPS-dem d’enfants TEMPS-dis que j’en-TEMPS la TEMPS-pête de TEMPS de travail qui m’a-TEMPS. 

     Ça y est… j’ai suffisamment écrit le mot « temps » pour qu’il n’ait plus aucun sens à mon oreille et que je me prenne même à douter de son orthographe.

     Pouvais-je trouver un plus vaste sujet que celui de la temporalité ? Mmmmh… oui, digressivement exploratrice comme je le suis, j’en suis certainement capable. Néanmoins je vais éviter à mon esprit aisément dispersé de s’aventurer dans ce genre d’exercice sans quoi cet article pourrait bien ne voir son point final posé qu’en 2019… et on a tous d’autres choses à faire. Ben oui… puisqu’on manque constamment de temps !

     On passe notre temps à le chercher… admettez qu’il y a là un paradoxe qui dénote de l’absurdité construite de la pensée humaine. Ce rapport à l’écoulement des heures, des jours et des années qui nous pousse obstinément à envisager l’intégralité de nos existences autour de cet axe principal ne semble pas avoir cours au sein des sociétés dont le concept temporel est envisagé de façon cyclique. Cela se conçoit : puisque tout revient, pourquoi exagérément s’alarmer de ce qui est passé et de ce qui adviendra ? 

     Est-ce que les civilisations antiques s’inquiétaient de savoir (DIANTRE !) si l’horloge du four se trouve à la même heure que celle de la box ?… dans quel cas cela voudrait dire que c’est le clocher de l’église qui est décalé par rapport à… ben… je sais pas en fait… Est-ce que le numéro de l’horloge parlante fonctionne toujours ? La vraie question est en fait de savoir sur laquelle de ces références se basent les maîtresses de l’école pour déterminer la sortie des classes parce que j’en ai marre de constamment me retrouver soit en retard soit trop en avance … Oui mais je ne vais pas aller leur poser la question, tout de même… non, je vais bien finir par trouver un repère quelconque.

     Bon… en ce qui concerne l’approche scientifique du sujet, je n’ai sans doute pas choisis l’analogie la plus subtilement raisonnée, j’en conviens… mais avouez que le choc des contextes demeure quelque chose de drôle. 

     Quoiqu’il en soit, ma vie est envisagée par ma conscience occidentale emprunte de siècles de rapport linéaire au temps comme une évolution permanente et donc, dont chaque minute se trouve unique et irrémédiable. 

     Et non ! Le fait de dire que « la mode est un éternel recommencement » d’une façon la plus profonde soit-il ne suffit pas à permettre l’émergence d’une pensée attachée au ressenti d’un temps cyclique. (Et BAM !)

     Encore un coup de cette foutue société eschatologique ! (et non ! Pour les deux du fond qui se bidonnent tels des canards contemplant un chien faisant du patin à glace sur leur mare, je tiens à signaler qu’il n’y a là aucun rapport avec un quelconque questionnement autour du caca. Sauf, évidemment, si on considère qu’un monde qui a une fin, c’est de la merde.)

     Certes, il existe nombre de sociétés actuelles qui basent leur principe de vie sur cette notion de répétition et qui ont tout de même des enfants qui vont à l’école… donc, entre-nous, était-il absolument nécessaire de perdre autant de temps à se poser ces questions en introduction d’un article de présentation d’une création en pâte polymère ? 

     Bon… vous irez parcourir Mircea Eliade, Proust et à peu près tous les philosophes si le sujet vous intéresse, moi je m’arrête là pour vous montrer enfin les assemblages de couleurs qui sont nés la semaine passée dans mon petit atelier. 

     Des disques à motifs et aux couleurs différentes assemblées en un cercle parfait afin de représenter la ligne des heures qui scandent nos journées. Elle se situe là, la confrontation des deux temporalités. Oui, vous le tenez ! Le voici le rapport à toute cette éberluante mise en bouche textuelle. 

     – Oh là là, Marie, que tu es compliquée ! Tu vas pas nous ch… une pendule, tout de même !

    – Et bien SI, justement ! (Fichtre, quelle vulgarité gratuite !)

     Enfin… je l’ai gracieusement fait naître de mes mains durant le temps record de deux siestes, muhaha ! 

      Elle est chouette, hein ? (Ah ben tout de suite, on change de registre linguistique… remarque, c’est plus digeste et puis à ce moment de l’article, ce sont les formes et les couleurs qui doivent prendre le pas sur les mots.) 

     Voici quelques agrandissements des disques que je préfère : 

     Chaque disques fait à peu près le diamètre d’un CD. (Mais siiiii ! Vous savez bien, ces trucs qu’on voit parfois suspendus aux arbres fruitiers pour faire peur aux oiseaux !) 

      Réaction complètement divisée de mon fils (bientôt 4 ans, je le rappelle) qui a oscillé entre :

     « Ouaouh, maman, c’est vraiment super beau toutes ces couleurs, je peux toucher c’est cuit ? »

     et : « Mais je comprends pas… Ils sont où les chiffres ? Comment tu vas faire pour savoir quelle heure il est ? » 

     Aaaaah, mon fils. Vois-tu, ta maman est une sorte de super-héroïne capable de lire l’heure non seulement sur autre chose qu’un cadran digital, mais en plus sur une pendule sans numéro ! Mais n’aies crainte, petit padawan, quand le temps sera venu je t’apprendrai à maîtriser ce pouvoir ! 

   Bon, allez, il est temps (quoi, encore?!) pour moi de vous laisser retourner travailler… ou vous coucher… ou faire ce que étiez en train de faire avant que votre regard ne s’attarde sur la boite mail affichée sur votre écran et que vous découvriez, hystérique, que j’avais rédigé un nouvel article (pfff, je m’enflamme un peu, là, non ? Dites-le moi franchement… ça se sent lorsque j’écris au milieu de la nuit ?) 

     Avant de clore cet article, je prends tout de même le temps (non mais, c’est un complot !) de vous rappeler que ce weekend, nous présentons aux public les activités des Ateliers de la Caravelle au CARCOM de Lons le Saunier et qu’à cette occasion, nous proposons des ateliers peinture et pâte polymère durant toute la journée du samedi. (25€ les deux heures environs pour la polymère, matériel fourni).

 Le vernissage de l’exposition aura lieu le samedi à 18h, alors n’hésitez pas à passer ! Ah oui, au fait… pour ceux qui se posent la question ; « CARCOM », cela signifie « Carrefour de la Communication »… (non, je ne me moquerai pas… j’ai moi-même passé trop de temps dans l’ignorance.)

     Durant le dimanche, les ateliers découverte seront bien sûr toujours possibles mais nous travaillerons toutes les trois (peinture, couture, polymère) à la création d’une nouvelle pièce combinant nos trois savoir-faire qui sera le prototype des prochains stages. 

     Je compte sur les locaux pour venir nous faire un petit coucou et j’embrasse les autres (ben oui, chuis comme ça à cette heure, moi.) 

     Prenez soin de vous et à tout bientôt ! 

     MC

     Bonjour chers Vous ! 

     Connaissez-vous le principe  de l’écriture automatique ?

     Ce procédé de rédaction instantanée a été défini par l’équipe des surréalistes durant les années 20 (euh… 1920… suis-je à présent sensée le préciser ? Ah ben non… on n’a pas encore les années 20 de celui-là.). Il consiste à s’endormir devant une feuille de papier (par exemple), un crayon à la main et de tenter d’écrire quelque chose à peine le processus de réveil entamé. Dans cet état de semi-conscience, le but est de ne surtout pas chercher à maîtriser quoique ce soit mais au contraire de permettre une expressivité habituellement masquée par nos codes comportementaux. Cette immédiateté du geste rédactionnel témoignerait alors directement de l’activité inconsciente de notre cerveau en la convertissant en une syntaxe alors lisible plus tard par notre conscience. Cette action tendrait à nous émanciper des frontières rigides de notre raison afin de laisser s’exprimer notre part inconsciente ; part inconsciente qui, selon André Breton et le groupe des surréalistes, doit être le point central de toute recherche artistique.

     Pourquoi me suis-je embraquée dans cette introduction à la théorie artistique du happening personnel vous demandez-vous ? (et bien pour être honnête moi aussi, en fait…)… Disons que j’ai réalisé que mon dernier article datait à présent de plus d’un mois… qu’il fallait absolument que je me dégage un créneau afin de me pencher sur ce clavier et que ce matin, alors qu’une fenêtre de temps libre d’une heure s’est ouverte à moi (Oui, je sais, toute heure, c’est à peine croyable… j’en suis encore toute boulversifiée!), je me suis retrouvée à devoir choisir entre m’assoir à mon bureau pour vous parler un peu ou sortir me défouler les guiboles sur les chemins de mon vert jura printanier. (Euh… on ne voit toujours pas le rapport.) Comme j’ai tendance à le faire (et ne me jugez pas, je sais que je ne suis pas la seule) je me suis bien gardée de privilégier une action, ce qui aurait incontestablement entraîné l’annihilation de l’autre mais j’ai décidé de combiner les deux. (Ouaouh ! trop forte, Marie, tu as écris en courant ? non ? ah… alors tu as couru dans ton bureau ? non ? Moui… ça paraissait bizarre aussi… Bon bah alors ?) Et bien alors j’ai réduit de moitié mon circuit de course et j’ai augmenté ma vitesse de foulée afin de revenir le plus rapidement possible à la maison où, dès mon pouls redevenu plus calme je me suis assise dans mon fauteuil de bureau et j’ai commencé à taper.

     Et bien croyez-moi ou non, mais je crois bien que je viens de faire une rapide expérience de l’écriture automatique. La suée de course encore présente dans mon dos, des étoiles dans les yeux (et pas de la manière poétique) et un léger bourdonnement dans les oreilles, je me suis machinalement mise à taper les touches de mon clavier sans jeter de regard sur l’écran.  Lorsque je me suis tout de même interrompue histoire d’attendre que mes yeux cessent de lancer des éclairs dans ma tête et que j’ai tenté de déchiffrer ce qui se présentait devant moi, je me suis sentie… mmmh… comment dire ça… euh non, ça n’est pas vraiment le bon terme… mmmh… voyons, ah ben si… con. Oui, tout simplement complètement con.

     Alors je ne sais pas pour ce qu’il en est de ma conscience mais mon inconscient, quant à lui semble totalement décousu, un brin bordélique et carrément dyslexique. Ce qui est nul c’est que sous l’effet du ridicule de ma lecture, j’ai automatiquement effacé le paragraphe incompréhensible de la fille qui voulait tout faire en même temps et je me suis reculée dans mon siège. C’est à ce moment précis que mes cours sur les avant-gardes surréalistes me sont revenus en mémoire, me permettant par là-même de basculer du mode « pfff c’est vraiment n’importe quoi, j’ai le cerveau en manque d’oxygène chuis vraiment trop débile » en mode « Et qui c’est qui se fait une petite séance d’écriture automatique dans la droite ligne des penseurs les plus artistiquement originaux du XXème siècle ? C’est bibi ! » voilà voilà… Bon… j’en suis consciente, ça vous fait une longue lecture pour… pas grand-chose mais moi… et bien ça m’a fait drôlement plaisir de repenser à tout ça. Et puis vous me connaissez, je vais bien réussir à trouver un point de connexion entre tout ça et ce que j’ai à vous montrer aujourd’hui. 

     Bien. à présent que mon rythme cardiaque est revenu à la normale et que j’ai chaussé mes lunettes (oui bah… d’accord, ça n’a pas aidé, j’avoue…) laissez-moi vous montrer un peu le travail que les filles ont réalisé lors des derniers stages. 

     La journée du 28 avril a vu fleurir des pétales de toutes les couleurs : 

     Et le 19 mai, c’était la journée des galaxies ou plus traditionnellement appelées « perles swirl » mais façon La Perle Rouge tout de même un peu : 

     (On notera le record de distance parcourue en France par une stagiaire pour participer à un de mes ateliers puisque Françoise s’est tout de même déplacée dans le Jura depuis… BORDEAUX ! Et oui, quand même, c’est la classe, hein ?)

     Et oui, encore du bon boulot par des filles patientes ! 

     Les prochaines dates de stage pour cet automne sont déjà arrêtées et je vous montre tout ça sans plus tarder. 

 Trois dates sont ouvertes : 

Le samedi 13 octobre sera consacré à un atelier que j’ai intitulé « collier coquilles ». Il est idéal pour les débutants : 

Le samedi 10 novembre demandera un peu de patience et des cuissons multiples afin de réaliser une parure design pendentif + boucles : 

Et enfin le samedi 17 novembre sera l’occasion de réaliser ENFIN un bracelet tout polymère comme on en n’avait pas encore fabriqué en atelier jusque là : 

    Ces pièces sont directement inspirées de cette parure prototype très simple que j’ai réalisée il y a quelques semaines et que je porte très régulièrement : 

     Alors, ça vous plait ces projets ? Si c’est le cas, n’hésitez pas à vous inscrire dès maintenant. 

     Il me reste à présent à vous parler de l’exposition que je mettrai en place demain matin au CARCOM de Lons le Saunier avec d’autres artisans et artistes de l’association Créa’sillon. Elle durera tout le weekend jusqu’à dimanche soir. Vous pourrez retrouver sur mon stand quelques bijoux mais également des fleurs, des vases et autres petits objets ainsi que les informations papier relatives aux inscriptions aux stages et aux ateliers hebdomadaires. Vous pourrez également m’y retrouver, d’ailleurs… normalement… avec ou sans bébé… à voir. 

 Bref, pour cette occasion, j’ai fabriqué de nouvelles petites choses colorées qui ne sont pas des bijoux mais des petits mobiles à suspendre dans un rêveur univers d’enfant. (Vous me voyez venir avec mes gros sabots ou bien ?) Et c’est là que BAM, je rebondis sur mon plotet introductif (oui… à ce stade, on n’est plus sur du pavé.) puisque les surréalistes avaient deux thèmes majeurs de prédilection toujours dans l’optique de faire s’exprimer la part inconsciente et magique de notre personnalité que sont la folie et le rêve. Alors pour ce qui concerne la folie… j’ai l’embarras du choix… toutefois mon propos se centre aujourd’hui sur le rêve et sur la fantaisie des couleurs : 

     Ils sont plus petits que ceux que je faisais jusqu’à présent et je les adore ! 

     Et enfin le dernier, celui que mon ouistiti préfère et qu’il a bien essayé de récupérer pour sa chambre (non mais ça va bien maintenant, il a déjà tous mes lutins !)

     Me voici parvenue au terme de ce que j’avais urgemment à vous montrer. 

     Il me tarde de pouvoir développer quelques projets personnels mais je sais que tout cela prend son temps et que lorsqu’on le cherche, il faut redoubler de patience donc je ne vous fait aucune promesse de publication rapide et je vous souhaite uns très douce fin de printemps. 

     Prenez soin de vous. 

MC.

Un air de printemps.

Publié: 12 avril 2018 dans Pâte Fimo
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 Un grand bonjour à vous ! 

     Auriez-vous vu, par hasard, un petit air de printemps se faufiler fraîchement autour de chez vous ?

     Ici, en tout cas, quelques doux rayons de soleil sont venus chatouiller les carreaux de mon atelier tandis que de nouvelles nuances de vert réapparaissaient enfin dans mon petit terrain durement éprouvé par ces six mois d’automne. 

     Les nouvelles teintes timidement portées par les jeunes fleurs naissantes m’ont inspirées pour mon travail de ces deux dernières semaines mais je vous montrerai ceci dans un second temps car pour l’heure, je voudrais partager avec vous le résultat des dernières journées de stages. 

     De toute évidence, il n’y a pas que dans les jardins que l’activité reprend.

     Au cœur de mon atelier également de petites fourmis se sont attelées à faire naître des couleurs pleines de pep et des formes harmonieuses. Des petites fourmis extrêmement appliquées qui se sont concentrées durant plus de huit heures afin de parvenir à bout du défi kaléidoscope que je leur avais lancé. 

Participantes de l’atelier du 24 mars 2018

Des débutantes et des patouilleuses plus confirmées, de 10 ans à 75 ans, TOUTES ces petites travailleuses ont vraiment bien bossé comme vous pouvez le constater par vous-même : 

     Elles sont splendides, non ? En ce qui me concerne, je suis très fière de cette première étape. De la préparation des dégradés à l’assemblage des nombreux éléments en passant par la délicate étape de la réduction de cane, on peut dire que je ne les ai pas ménagé mais que voulez-vous… ça paie ! 

     Voyez plutôt ce qui en est né : 

     C’est chouette, non ? 

     Voici les deux canes que j’ai réalisées en démonstration durant cet atelier et vous pouvez vous rendre compte que les filles sont vraiment très proches de mon travail. (C’est normal, lorsqu’on a une bonne prof… muhaha) (Soit c’est ça, soit il faut que je me secoue un peu…) 

 J’ai exploité la première durant les stages sur un torque afin de montrer comment procéder mais j’ai décidé d’utiliser mon second motif différemment. 

     

 Comme je l’énonçais en introduction, j’ai eu envie de saisir l’inspiration printanière et de la convertir en polymère. 

    Pas besoin davantage d’explications pour vous présenter ici mes deux dernières créations. 

Je me suis beaucoup amusée avec ces fleurs. Elles ont été réalisées durant la préparation du tutoriel du prochain stage… 

Je vous laisse sur ce bouquet de fleurs éternelles et je vous souhaite une excellente fin de semaine. 

     J’espère avoir de nouvelles choses à vous montrer très bientôt.  

     En attendant, prenez soin de vous et profitez bien… de TOUT. 

     MC

     – Ohé !!!

               (Ben qu’est-ce qui lui prend, aujourd’hui ?)

     – Y-a-t-il encore quelqu’un par là ?

               (Ben… on est abonné à ton blog, marie, en fait donc euh….)

     – Oui ? Aaaah, merci à vous d’être si patients !

               (On n’a pas vraiment le choix, c’est toi qui écrit les articles… et pour ta gouverne, notre patience s’use doucement.)

     7 semaines !!! Sept longues semaines de pluie durant lesquelles je n’ai pas rédigé une seule ligne de ma fimotesque chronique ni malaxé un seul petit morceau de pâte… SNIF…

     La création à proprement parler n’a tout de même pas quitté ma sphère d’activité, non ! Loin de là. Disons qu’elle s’est déplacée du domaine de la polymère à d’autres champ d’expression et si je ne vous ai pas fait part de mes récentes activités artistiques en tout genre, c’est parce que je me suis formellement interdit de transformer ce blog créatif en un site de maman bricoleuse. Non pas que je n’aime pas ce genre de chose, les pages de celles qui prennent le temps de nous faire partager leurs trouvailles, leur imagination et leurs astuces sont parfois une vraie source de petits bonheurs à lire, mais j’ai toujours dans l’idée de consacrer cet endroit à l’exploration du monde des formes et des couleurs et des volumes à travers ce si particulier matériau qu’est la pâte polymère.

     Je m’abstiendrai donc de vous présenter mon récent travail de découpage de carton, de fabrication de théâtre de marionnettes ET des marionnettes qui vont avec, de coffre à trésor de pirate, de pots en crayon-monstres et autres chasses au trésors d’intérieur qui ont été nécessaires à l’occupation de deux semaines de vacances PLUS une semaine de gastro familiale (Oui, je sais, ma vie est dingue ! C’en est presque indécent d’exotisme !) Non, en ce lieu je tiens à continuer de centrer mon propos sur mon thermodurcissable favori. 

     Récemment, ce challenge s’est révélé trop ardu à relever et mes pains de pâte commencent à sécher tristement sur mon plan de travail délaissé. Comme je ne m’étais pas figurée abandonner ma table durant une si longue période, j’avais, bien entendu pris grand soin de tout laisser en l’état, c’est-à-dire, éparpillé à l’air et dans une approximative organisation de l’espace. À présent je comprends que tant que je m’occuperai de mes enfants, notamment de mademoiselle choupette, le travail se fera attendre.

     Le défi d’aujourd’hui consiste donc à vous parler de création polymère sans avoir fabriqué de nouvelle pièce. L’intégralité de mon existence actuelle gravitant autour de l’univers des petits, il est évidemment logique qu’il s’agira là de mon sujet du jour que je m’efforcerai de vous rendre le plus polymériste possible. 

     Pour commencer, voici, à l’adresse de celles et ceux qui ne suivent pas forcément l’activité (euh… c’est là un terme général…) de ma page FaceBook un petit exercice d’identification.

     Selon vous, de quoi s’agit-il ? 

     En postant cette image, j’étais loin d’imaginer l’inventivité dont vous alliez faire preuve.

     J’adore l’effet perturbant et la perte de repères que procure le cliché en macro. Cette échelle difficilement lisible libère votre imagination et permet à votre esprit vagabond de s’autoriser des associations d’idées parfaitement et formidablement incongrues.

     Tout y est passé, des encres figées dans l’alcool aux épluchures de fruits ou légumes jusqu’à ce qu’une autre patouilleuse identifie ce qu’elle aussi avait sur son plan de travail, près de sa perceuse. Oui, vous avez bien vu, et pour les autres, voici la solution : il s’agit de copeaux de perçage des perles associés à quelques morceaux de feuilles métalliques que je n’utilise jamais, le tout simplement regroupé dans une petite bouteille d’eau,la preuve en image : 

    Pourquoi faire me demandez-vous ? Et bien après avoir bien étanchéifié le bouchon de ce petit flacon vide de solution hydro-alcoolique, il est devenu un jouet facile à saisir et fascinant à observer par un bébé. Cette petite bouteille est venue compléter la collection de jouets fabriqués maison.

     Si la réalisation de ces objets ludiques me ravit et m’amuse beaucoup, je l’avoue, elle est, en revanche, une source désappointement pour mon cher et tendre qui constate, l’oeil dépité que OUI,  avec le temps, je vais finir par trouver un usage à chacune des choses injustement étiquetée « inutiles » et « juste bonnes à jeter » que je m’entête à conserver depuis des années. (Vous verriez mon dragon réalisé à partir de mes chaussettes trouées de la fac…. il est très chouette. Oui, vous avez bien lu, de la fac… ben quoi, c’était hier, non ?…) 

     Dans la foulée, je me suis donc lancée dans l’exploration de toutes ces choses entrées en ma possession pour être aussitôt délaissées dans mon atelier ; rubans et lanières de cuir achetés pour réaliser des bracelets jamais finis, perles en bois sensées alléger des mobiles, plaques de textures n’ayant donné que des hidden magic raté voire n’ayant jamais été exploitées, perles de chutes de canes et restes de disques de mobiles, bref, l’objectif était d’utiliser un matériel déjà existant et le combiner de manière à créer un panneau d’activité pour mademoiselle choupette. Ce qui est bien c’est que durant la confection, c’est bien moi qui me suis amusée. 

     Voilà ce que cela a donné : 

     Les anneaux se décrochent, les perles en haut à droite tournent autour d’un axe vertical, les disques noir et blanc sont fixés sur des bouchons à dévisser et les grosses perles allongées tournent autour d’un axe horizontal. Elle adore vraiment son panneau et s’y amuse pas mal mais l’erreur que j’ai faite est de ne pas l’avoir dimensionné pour elle. Selon l’esprit de contradiction qui caractérise bon nombre de bébés, peu importe de quel côté elle se trouve du calendrier qui sert de support à l’ensemble, elle cherche invariablement à attraper quelque chose qui se trouve hors de sa portée… et elle finit par s’énerver de ne pas y parvenir. Je saurai. 

     Dès lors, mon atelier s’est transformé en une sorte de caverne aux trésors dévoilant à chaque nouvelle boîte des joyaux oubliés. J’ai donc ENFIN trouvé un usage aux paillettes qui traînaient au fond d’une boite de perles en bois et aux perles cotillons qui me servaient à fabriquer des perles creuses. Quelques chutes de perçage de perles, un peu de colorant alimentaire, parfois un peu d’huile, une poignée de perles de rocailles kitsch et brillantes achetées par erreur sur internet et le tour est joué, vous avez de quoi faire des bouteilles sensorielles différentes. 

     Si les bouteilles de couleurs plaisent pour être regardées, elles sont un peu lourdes à manipuler et se font incontestablement détrônées par la première que je vous ai présentée ainsi que celles de droite qui font du bruit. 

     Bon, laissons un peu l’univers des jouets de côté. 

     Afin de respecter un peu mieux mon thème, je vous présente le dernier lutin qui était sorti de mon atelier pour aller décorer la chambre de ma nièce qui est du même âge que ma choupette : 

     Et enfin, l’exposition annuelle à la boutique des artisans créateurs jurassiens de Nozeroy est en place pour 2018. Vous y retrouverez le travail d’une quinzaine d’artisans différents et de nouveaux petits personnages sur mon stand : 

   Il s’agit de porte-clefs dont le dos est décoré avec la cane réalisée avec la translucide et le claygun lors de l’atelier de Bettina Welker au symposium 2016 (quand je vous dis que je finis TOUJOURS par exploiter ce que j’ai !)

 Voila… mon temps libre touche à sa fin autant que mes idées pour cet article. 

Il me reste donc à vous souhaiter de douces semaines à venir en espérant pouvoir vous montrer de nouvelles choses très bientôt. 

Prenez soin de vous. 

MC