Articles Tagués ‘fimo’

     Bonjour à ceux qui me lisent dès l’aurore et bonsoir à ceux qui parcourent ces lignes plus tard.

     Pour ma part, je ne sais plus trop où j’en suis…

     Les pleurs d’un bébé qui vous découpent les nuits en de minuscules confettis vous font parfois perdre la notion du temps et tel mon petit garçon qui pense attaquer une nouvelle journée à chaque fois que ses yeux s’ouvrent après une sieste, je connais actuellement une profonde perplexité face aux simples repères temporels.

     On aurait pu croire qu’approchant les six mois, un bébé pourrait nous laisser un chouïa tranquille la nuit, non ? Je trouve ce marathon d’autant plus éreintant que le premier bébé à venir perturber notre sommeil ne nous avait pas habitué à ça. C’est limite traitre de sa part de nous avoir fait croire qu’il était si aisé de s’occuper d’un tout petit. M’enfin… (oui, c’est l’année des 60 ans de Gaston Lagaffe, alors je risque de placer encore plus de « m’enfin » jusqu’à Noël !)

     Pour ce qui est de l’imagination créative dans l’atelier, on repassera, donc.

     J’ai bien essayé, pourtant, mais il semble que ma créativité soit en totale inadéquation avec les oreilles chauffées par les pleurs et les yeux piquants de sommeil.

     Quelle capricieuse et exigeante chose que cette créativité ! Elle, qui m’impose parfois son propre rythme d’enfer semble avoir déserté le terrain de frayeur. Prise de panique, elle s’est sentie aussi cernée que mes yeux et a détalé pour se cacher sous mon oreiller où j’imagine que je la retrouverai en même temps que lui… un jour prochain.

     J’ai tout de même pris un court moment pour jeter quelques idées de nouvelles pistes sur un morceau de mon carnet mais lorsque j’ai parcouru le brainstorming que j’avais mis en place avec tous les « mois » qui peuplent ma caboche et que j’y ai lu :

     Travail du craquelé pour une collection « éclat de voix »,

     Jeux de pigments et de poudres avec effets floutés pour des pièces « tempête » et

     Recherche de montage avec perles gouttes pour une série « pleurs célestes »,

     j’ai compris que mon imagination était pour l’instant chevillée à ma castafiore de fille et j’ai reporté à plus tard cet exercice révélateur.

     Les nouveaux concepts patienteront donc jusqu’à 2018 tandis que 2017 se réconfortera dans des valeurs maîtrisées.

     Voici donc la petite production de la semaine. 

Quelques sautoirs : 

Elle est jolie cette perle estampe en bois, non ? 

Les perles noires et blanches sont à double-face (Ben… en même temps, tu veux qu’elles aient combien de faces, grosse maline ? Rôôô… je veux dire que si la perle a une face avec des pois, alors ce sont des rayures de l’autre côté !)

Je me suis encore amusée avec mes pigments et mes poudres de craies sèches : 

Quelques clous simples sont venus enrichir la collection : 

Et enfin un dernier petit pot s’est vu habillé d’un motif kaléidoscope : 

 

Il me reste encore un certain nombre de pièce à achever avant la mise en place de l’exposition de Noël qui débute lundi prochain : 

Et je vous présenterai sans doute une nouvelle copine qui s’est invitée dans mon atelier. 

D’ici là, habillez-vous chaudement ! 

Bonne semaine et à bientôt ! 

MC

PS : Merci à Ben pour le jeu de mot du titre (hé hé !)

Bonjour tout le monde ! 

Mode « lutin de Noël » activé, je répète : mode « lutin de Noël » activé ! 

Cet état d’agitation chronique qui se déclenche de manière annuelle tandis que les jours se rafraîchissent connaît cette année une légère contrainte puisque le lutin de l’édition 2017 ne travaille qu’à quart-temps… Ben oui… Vous non plus vous ne connaissiez pas ce rythme dangereusement anti-productif ? Et bien c’est une contrainte que le lutin de cette année s’est posée afin de pouvoir profiter correctement de ses deux autres petits lutins. Sortir une collection pour les marchés de fin d’année en ne travaillant qu’à quart-temps est un excellent exercice de recherche d’efficacité que je commence progressivement à maîtriser. (oui, mais pour combien de temps ?) 

Vous ne me croyez pas ? Méfiants lecteurs que vous êtes ! Je m’en vais vous faire rougir de honte face à l’étendue de mon travail hebdomadaire ! MUHAHA !! (rire TRÈS diabolique)

Vous en serez contrits lorsque vous aurez achevé de contemplé mon oeuvre ! (Bon d’accord, là, je m’enflamme parce qu’entre nous, il n’y a pas de quoi allumer un cierge mais j’avais vraiment envie de placer le mot « contrit » parce que… ben parce que j’en avais vraiment très envie, voilà.) 

Allez, go ! 

Commençons par l’exploitation de la cane kaléidoscope automnale (c’est plus poétique que de dire bêtement « marron » mais bon… faut reconnaître que c’est juste une cane marron.)

Torque, sautoir et boucles de la même veine : 

 

 

Bon, bah, on ne voit pas beaucoup mieux les perles sur la seconde image mais je ne suis pas parvenue à faire un choix alors vous avez les deux… (et ne dites pas que c’est de la triche pour vous faire croire que j’ai beaucoup travaillé puisque’après tout, il a tout de même deux pièces ! )

(ingrate photo d’intérieur de la fille qui ne s’est toujours pas fabriquée de boîte blanche et qui s’en mord les doigts tandis que le mois de novembre a déjà volé la lumière de son jardin.) 

J’ai eu le coup de cœur pour ces mini estampes noires alors je pense que vous les reverrez vite.  

Nous avons entamé avec le kaléidoscope ; voici une parure simple avec la cane dont le tutoriel a été publié dans le magazine Polymère and Co au printemps : 

 

Après ça s’en est suivie une phase qu’on pourrait qualifier d’errance passagère durant laquelle je me suis obstinée à exploiter les morceaux de couleurs d’une défunte cane en testant des plaques de textures à l’aide de blanc pour 8 résultats décevants ! (Je me suis acharnée telle une débutante découvrant les couleurs et  s’extasiant sur la moindre miette de pâte sur mon plan de travail) Au mieux, on aperçoit parfois un léger halo blanc par-ci par-là… rien de quoi fouetter un chat (Même si je ne me suis jamais tout à fait imaginée en train de mettre en action cette expression…). En tout cas, j’ai insisté sur le ponçage pour avoir des boucles toutes douces et toutes brillantes… choses que vous ne verrez sûrement pas sur mes moches photos d’intérieur… m’enfin…


Quelques ailes de papillons s’étaient malicieusement cachées dans l’atelier depuis l’été de l’année dernière : 

J’ai ensuite achevé le montage des perles creuses que j’avais commencées la semaine passée : 

Sur les deux colliers suivants, je me suis permise une petite citation (une fois n’est pas coutume) avec une perle pliée à la façon de Dan Cormier et d’Olga Ledneva. Elles sont moins régulières que les leurs, bien sûr, mais ce sont des premières et elles m’ont tout de même amusées. 

Et les pitites boucles qui vont avec : (des discrètes pour équilibrer l’ensemble)

Et enfin, pour finir ma lutinesque production de la semaine, voici un petit pot de porcelaine et son couvercle revêtus de leurs nouveaux atours : 

Voilà. Il est temps de trouver un titre à cet article et d’aller me coucher, ravie que je suis de parvenir à publier à l’heure ! 

Faites de beaux rêves (ou retournez bosser ! ) et passez une bonne semaine. 

MC

Bonjour chers Vous ! 

Chaque début d’année ouvre la porte à une foule de résolutions organisationnelles et il en est de même qu’il s’agisse du début d’année civile ou du début d’année scolaire, nous offrant par là même deux occasions annuelles de mettre un peu d’ordre dans nos foyers. 

Que nous soyons encore (ou « de nouveau », puisque cette époque « débordante » d’opportunités d’emplois replonge de plus en plus de gens dans l’univers des études) sur le chemin des bancs de l’école ou pas, ce début d’automne nous pousse à faire le tri dans notre armoire, à nettoyer quelques endroits improbables de la cuisine ou du jardin voire même à ré-arranger notre placard à bazar… ou tout du moins à essayer.

Pour ma part, le grand ménage de l’atelier ou de la maison n’a pas encore eu lieu (il sera fait comme d’habitude, la veille du premier atelier de la saison !) mais les résolutions vont bon train et parmi la liste de tâches et de réflexes à adopter que je me suis fixée, un maître-mot se dégage : l’EFFICACITÉ ! 

Comment être particulièrement efficace et optimiser le temps de création qui est à ma disposition ? Et bien il s’agit d’anticiper au maximum mes pièces pour qu’au moment où je m’installe à ma table, je puisse directement me lancer dans la réalisation de ce à quoi j’ai réfléchit auparavant. Quand ça ? Et bien à chaque fois que cela est permis : pendant le biberon du plus grand ou la tétée de la plus petite, pendant le feu rouge, l’attente à la caisse du supermarché ou mieux encore, sous la douche ! Et oui, aucun temps mort… fini le temps où je rêvassais, déambulant d’une pièce à l’autre, un café à la main en me demandant dans quel nouveau projet j’allais bien pouvoir me lancer… Mais je suis sûre que vous connaissez déjà tout ça.  

Afin de parvenir à réussir la parfaite rentabilisation du peu de temps qui vous est imparti, il est essentiel de condamner tout comportement favorable à la procrastination créative et par là, j’entends principalement toute activité chronophage telle que la navigation internet (ou plutôt devrais-je dire, la web-errance !). Ainsi,  il est nécessaire de bannir la spirale de la contemplation de l’enchaînement d’images sur Pinterest. Enchaînement qui nous entraîne redoutablement de colliers en pâte polymère en décoration d’intérieur en passant par d’improbables recettes de cuisine et des « Oh mais c’est vraiment trop mignon, ce poncho pour bébé ! »… inutiles à l’accomplissement de notre défi. 

Rassurez-vous, ce type d’approche ne doit durer qu’un temps et ces périodes de productivité efficace doivent, bien entendu s’alterner avec les inspirantes sessions de repos libre… pour autant qu’on puisse en avoir, bien sûr.

Bref, (toujours amusant de ponctuer un indigeste pavé introductif par un « bref » effronté), tout ça pour vous annoncer qu’il n’ y a rien de nouveau sous le soleil… ni sous les nuages non plus, d’ailleurs. Je fabrique en ce moment les pièces qui seront exposées au CARCOM de Lons le Saunier durant la semaine du 20 au 26 novembre et j’ai tout un stand à refaire donc l’efficacité sera mon mot d’ordre durant quelques temps encore. 

Voici donc les dernières pièces :  

Des bracelets-breloques réglables : 

Quelques colliers toupies : 

Et enfin deux sautoirs qui vont appartenir à une série plus importante : 

Voilà.

Je vous montre également le bracelet tel qu’on le réalisera durant le troisième et dernier atelier qui aura lieu le 11 novembre (n’hésitez pas à vous inscrire par mail à contact.la.perle.rouge@gmail.com) dans les couleurs de votre choix, bien sûr. 

Je m’en retourne à mon organisation… enfin… à ma tentative d’organisation… parce que pour être efficace, il faudrait déjà que je parvienne à rédiger mes articles à l’heure sans empiéter, justement, sur le temps qui est doit être consacré à la création… Vous connaissez l’adage, « faites ce que je dis… »

Allez, Passez un excellent weekend et à la semaine prochaine ! 

Bises à vous ! 

MC

Bonjour tout le monde ! 

Je vous raconte souvent que dans mon approche de la pâte polymère,  il m’arrive fréquemment de réaliser que je m’y prends à l’envers. Et bien en voici aujourd’hui la preuve. Après 5 ans de ma petite entreprise et plus d’années encore de jeux avec ce matériau, je vous présente mes premiers colliers en pâte « beurk ».

Comment ? Certains d’entre-vous ignorent ce qu’est la pâte « beurk » ? Rien de plus simple à expliquer. Lorsqu’on travaille la pâte polymère, on tente d’obtenir un résultat propre, désign, et graphique et pour ce faire, on laisse de côté, tout au long de nos manipulations, des morceaux de pâtes salies, ou mélangées avec d’autres couleurs inappropriées. La conception des canes, notamment, peut fournir un certain volume de pâte difficilement exploitable. Lorsqu’on les mélange (et pour peu qu’on ait utilisé un peu de noir) on obtient la plupart du temps une nouvelle couleur indescriptible oscillant sur la palette entre le kaki caca d’oie (et non pas « caca doigts » attention !) et le marron caca tout court (Ah oui, je dois vous préciser qu’en tant que nouvelle maman, je n’échappe malheureusement pas à la règle qui dit qu’au moins 5 fois par jour, je parle de caca… Désolée pour vous…Enfin, au moins, vous, vous ne me lisez qu’une fois par semaine…).

Bref, pas de couleur magique à l’horizon, en tout cas. Quant au mélange de ces morceaux qui sensé donner un effet « marbré »… et bien, disons que c’est ce qu’on dit au enfants pour ne pas qu’ils jettent leur pâte et surtout pour ne pas leur dire que c’est tout de même… un peu… mmmh, comment dire… ah oui… moche.

L’appellation courante de ces chutes de pâte est la pâte « scrap ». Je vous dis ça comme ça, l’air de rien mais durant des années, lorsque je voyais l’intitulé « pâte scrap » sur internet je me demandais toujours où est-ce qu’on pouvait acheter ce matériau… C’est un des inconvénients à ne pas vouloir suivre de tutoriels ni à me tenir assez informée de ce qui se crée sur la toile. 

Voilà… ça c’était pour ceux qui ne connaissaient pas. Pour les autres, et ben il ne reste que les parenthèses sur le caca… 

Passons à présent aux quelques bijoux de la semaine, (je n’ai bien sûr pas encore atteint mon rythme de croisière) ou quand l’exploitation des chutes font naître des nouvelles pièces !

(Ben… qu’est-ce qu’elle dit ? C’est pas une pièce en pâte beurk, ça ?!?)

Et ben NON, mais c’est la pièce qui a laissé de la pâte beurk sur chacun des côté de mon plan de travail ! De la pâte beurk avec des pigments brusho et un peu de pâte translucide. 

Je ne savais vraiment pas quoi en faire alors j’ai décidé de faire des perles toupies à la forme simple mais très régulière. (Si les couleurs et les motifs ne sont pas nets, alors applique-toi sur la forme. L’inverse est vrai aussi, d’ailleurs.) 

C’est sympa, hein ? ça change complètement l’effet de mes toupies habituellement unies. 

Une fois le montage achevé j’étais séduite alors j’ai jeté un coup d’oeil à mon plan de travail cru (Enfin, « scruté attentivement le tas de b… indescriptible qui recouvre ma table » serait plus exact…) et j’ai vu qu’il me restait une peu de mélange du même type en vert alors j’en ai fait un deuxième :

Comme tout cela me plaisait et que j’avais envie de m’amuser encore avec les pigments, j’ai préparé de nouveau deux plaques afin de réaliser des perles de sautoir colorées sur les deux faces. J’ai bien posé ma poudre, j’ai mis de l’eau… un peu trop… j’ai pris une serviette en papier afin d’enlever l’excédent d’eau… et CRAC ! La capacité des nouveaux papiers à se déliter encore plus vite qu’un cachet d’efferalgan au contact de l’humidité a eu raison de mon travail et de ma sérénité et c’est avec une mine plus que déconfite que j’ai contemplé mes plaques de pâte crue désormais recouverte d’une très fine couche de papier impossible à décoller. J’ai commencé doucement… puis je me suis un peu plus énervée… puis j’ai carrément frotté mes plaques crues… pour finalement me jeter en arrière dans mon fauteuil en soupirant afin de ne pas tout attraper et tout balancer. Qu’est-ce que j’allais bien faire de ça ? Je voulais utiliser de la pâte beurk mais tout de même pas en FAIRE ! 

Résignée, j’ai décidé de poursuivre comme si de rien n’était et de recouvrir le tout d’une couche de translucide avant d’étirer de nouveau mes plaques dans la machine à pâte quitte à déformer complètement mon motif (de toute façon, pour ce qu’il en restait du motif…)

Voici donc le sautoir bi-face effet marbré (pfff) : 

FACE A

 

FACE B

Et voici les boucles (des chutes) : 

Et ben oui, c’est pas mal, en fait ! 

Et pour finir, de vraies pièces en pâte beurk-scrap-caca marbré de chutes de canes : 

Une belle finition de ponçage intensif et quelques boucles nées d’un hidden magic complètement raté : (Elles sont plus belles lorsqu’on les a en main)

Voilà. C’était mes beurkréations ! Ça m’a beaucoup amusée ! 

Avant de vous quitter, je vous montre ce que j’ai fait à partir de la cane kaléidoscope doux qui fera l’objet du premier atelier (14 octobre, il reste quelques places) : 

Passez une excellente semaine et à jeudi prochain !!! 

(Je ne peux pas m’empêcher de vous signaler que je n’ai fait, dans cet article, aucune référence météorologique ! Enfin… c’était le cas jusque là…)

Bises à vous tous ! 

MC

 

 

Bonjour chers Vous tous !!! 

L’entame d’un article après une si longue période de silence demeure pour moi un vrai casse-tête. Après avoir effacé pas moins de huit pathétiques phrases introductives oscillant entre lourdeur, ridicule et tristesse météorologique (« Bien le bonjour en cette humide rentrée ! Un grand salut à Vous tous qui me suivez ! I’m back !!! » et d’autres formules ringardes à souhait, sans parler des tentatives de jeux de mots dont je ne me souviens plus), j’ai finalement opté pour un très épuré « Bonjour chers Vous tous ». C’est un peu soft, j’en conviens, mais l’essentiel est dit. 

Me revoici donc un (tout petit) peu plus active dans mon atelier. 

Entre les tétées, les couches de la choupette et la rentrée du ouistiti (la première, et oui ! Celle avec le petit sanglot dans la voix, la boule au ventre et la larmiche au coin de l’œil… je parle de la maman, bien sûr… le ouistiti s’est contenté de m’envoyer un bisou de la main et de me demander des patates grillées pour le midi… ) j’ai exploité mon efficacité à son plus haut rendement afin de fabriquer des pièces pour aller remplir mes présentoirs de la boutique de créateurs jurassiens dans la jolie cité de Nozeroy

Pas de nouveauté extraordinaire, ni de nouveau concept à tomber, ce sont des choses qui demandent du temps et ça, pour l’instant… je n’en ai pas. En revanche, je suis assez contente du nombre de pièces que j’ai pu terminer en cumulant à chaque fois des demi-heures de travail. 

Avoir un nouvel enfant s’accompagne d’une nouvelle organisation, et cela se ressent jusque dans l’atelier. Lors de ma dernière commande, j’ai fait l’achat d’une perceuse manuelle. Oui, je sais, c’est habituellement le genre d’outil qu’on possède dès le début ou en tout cas bien avant d’investir dans une perceuse électrique mais bon… je ne fais pas toujours les choses dans l’ordre, ça n’est pas une nouveauté. En tout cas, c’est FORT pratique pour percer ses pièces lorsque bébé dort en écharpe. Je peux même le faire en continuant à marcher et à chanter pour calmer les coliques de mademoiselle. Et vous savez ce qui marche du tonnerre pour endormir un nourrisson en écharpe ?… le…. PONÇAGE ! Et oui… si on m’avait dit qu’un jour, je serais contente de passer mes soirées à frotter mes pièces sur un morceau de papier de carrossier debout dans ma cuisine… et bien j’aurais pris un air sceptique (après vérification orthographique, j’ai ajouté le C, sans quoi mon air aurait été nauséabond…) et j’aurais marmonné un simple « peuh » légèrement dédaigneux. Et pourtant… c’est affreusement efficace, cela berce ma choupette encore mieux qu’un transat électrique (jamais vu en vrai, mais ça à l’air terrible dans les séries). Cela étant dit, mes bonnes idées favorisant l’alchimie bébé/fabrication s’arrêtent pour l’instant ici. J’ai testé le travail de la pâte crue avec bébé… (si, si, j’ai testé, je vous assure) et c’est… un peu trop compliqué tout de même… 

Bref, voici rapidement les créations que vous pouvez retrouver dans la boutique de Nozeroy.

De l’asymétrique, des perles creuses, du coloré et surtout des bracelets breloques et des sautoirs qui sont souvent en rupture. (Plus, bien sûr un certain nombre de boucles d’oreilles mais que je n’ai pas eu le temps de photographier.)

Ah oui euh… au fait, les photos avec bébé en écharpe… c’est à oublier aussi.

Voilà. Je me retrouve donc DE NOUVEAU avec 0 pièce en stock et toute une collection à fabriquer avant les marchés de Noël. De quoi m’amuser un peu ! 

J’ai tout de même défini les prochaines dates d’ateliers d’automne dont vous pouvez retrouver les descriptifs ici. Les locaux ont déjà pu les retrouver sur l’article qu’Elsa Hellemans a pu rédiger à la fin du mois d’Août : 

Comme je l’ai signalé sur FB ; vous pouvez admirer la discrète mais néanmoins présente tache de vomi de bébé désormais identifiable sur l’épaule droite de l’intégralité de mes tee-shirts (attendez je vérifie tout de suite… oui, voilà, c’est ça, elle est bien là.) 

Voici la cane que j’ai réalisée durant l’interview : 

Je reprécise rapidement les dates et les thèmes des ateliers : 

Samedi 14 octobre, Kaléidoscope doux pour collier torque (possibilité parure pendentif + boucles à la place)


 

Samedi 21 octobre : Collier perles creuses 


 

Samedi 11 novembre : Bracelet (et oui ! une première ! )

Avant de boucler cet article de reprise, je tenais à vous remercier BEAUCOUP pour tous les messages que vous avez laissés lors de ma dernière publication dans laquelle je vous annonçais la naissance de ma petite Salomé. Je réponds habituellement à chacun des commentaires que vous prenez la peine de laisser ici mais j’avoue avoir été quelques peu débordée et exceptionnellement, je vous laissé sans réponse. Croyez bien que j’ai été très touchée de vos attentions et que je vous en remercie encore tout plein. 

Ah… ça y est, ça chouine là-bas, je vous laisse ici. 

Oh et puis zut, je n’ai pas envie d’attendre demain matin pour poster cet article… Allez, zou ! 

Bises à tous et tâchez de passer une bonne semaine ! 

MC

Bonjour tout le monde ! 

Alors… ça vous plait, le printemps ? Et ben profitez-en bien, parce que c’est fini demain, muhaha ! (Rôôô… la vilaine !)

Non, je ne me suis pas transformée en garce sournoise… si je prends ça à la rigolade c’est parce qu’il vaut mieux car en ce qui me concerne, c’est SYSTÉMATIQUE : la météo se montre assez clémente tant que je me cache dans ma maison ou dans mon atelier et il suffit que je programme un marché ou une expo et BAM ! Le ciel se met à pleurer… je vais finir par me vexer. 

Donc, évidemment, puisque les indicateurs sont unanimes, (il fait froid et gris demain) je serai en train de travailler à l’occasion des Journées Européennes des Métiers d’Art (JEMA). Ce week end de partage et de découvertes d’artisans et de créateurs en tous genres, a lieu tous les ans et se manifeste sous plusieurs formes possibles. Vous pourrez soit retrouver des artisans d’art regroupés en une manifestation commune par des structures régionales, soit entrer dans les ateliers particuliers des artisans qui préfèrent rester dans leur espace de travail et y ouvrir leurs portes au public. (Retrouvez toutes les manifestations autour de chez vous à l’occasion de ces 3 journées des JEMA en vous parcourant la programmation en ligne sur le site officiel)

N’étant pas artisan d’art, moi-même, j’ai été invitée par Catherine Duperchy à venir dans son atelier de tapissier-garnisseur (réfection complète de chaises, fauteuils, banquettes et autres) au joli nom de Faudesteuil afin d’y présenter mon travail.

La thématique de cette édition 2017 est : 

« SAVOIR(-)FAIRE DU LIEN »

Et oui, un jeu de mots, comment y résister ? Et ben on n’y résiste pas et avec Catherine, on a décidé de jouer le jeu et de prendre ce titre au pied de la lettre en collaborant à la création d’une pièce qui marie nos deux savoirs-faire. Je vous présente donc notre première (et pas dernière, j’espère) chaise : 

(Catherine va me gronder, j’ai pris des photos où on voit le dessous de l’assise qui n’est pas achevée… désolée, Catherine !)

C’est chouette, hein ? 

Elle sera en exposition tout le week end à l’atelier Faudesteuil (rue du taureau 39230 MANTRY)

Pour ma part, je serai présente à cet atelier VENDREDI 31 MARS de 14h00 à 20h00 pour y présenter mon travail en cours et y faire la démonstration d’une cane kaléidoscope complexe. J’espère que ceux d’entre vous qui sont dans les parages passeront nous voir. 

Catherine fera la démonstration, quant à elle, de la réfection d’un fauteuil et conservera les portes de l’atelier ouvertes durant tout le week end. 

En parlant d’atelier, j’en ai, des choses à vous raconter. 

Il y a presque deux semaines s’est déroulé l’atelier de La Perle Rouge autour des perles creuses et les filles se sont, encore une fois, débrouillées comme des chefs, voyez-vous-même : 

Du beau boulot pour une première de cet ordre, hein ? 

Continuons sur le thème des ateliers pour vous montrer ce qui a été réalisé lors de la journée d’inauguration de l’espace des Mouillères, (espace de la Maison Commune de Lons le Saunier dans lequel Les Ateliers de la Caravelle ont déjà animés les séances de création de sacs e de pochettes et dans lequel La Perle Rouge animera peut-être des ateliers pour les plus jeunes l’an prochain).

Durant tout le weekend, les diverses associations qui animent ce lieu tout au long de l’année ont proposé des ateliers gratuits à destination des enfants. Avec mon acolyte de peintre Urwana, nous avons fait travailler les enfants séparément à l’élaboration d’une immense toile qui viendra décorer les locaux de cette maison commune.

La naissance d’un dégradé de pâte polymère demeurant toujours autant fascinant, les enfants se sont succédé auprès de mes machines à pâte et de mon petit four durant plusieurs heures afin de réaliser des boutons à coudre sur la toile qui était peinte et recouverte de morceaux de tissus à côté. 

Cette toile doit d’ailleurs être terminées par les visiteurs d’Urwana à l’occasion des JEMA de ce week end. (pour plus d’infos sur cette anim : ici)

Cet après-midi d’inauguration a été une nouvelle et très chouette expérience pour moi car cela m’a demandé une organisation du tonnerre. En effet, les enfants (et quelque adultes tout de même) arrivaient les uns après les autres à n’importe-quel moment du fait de la progression de la visite des locaux par leurs familles et à chaque nouvel arrivant, je recommençais l’explication et la démonstration qui va avec. J’ai enfourné des boutons à peu près toutes les 20-25 minutes (oui, pour des cuissons de 30 !) et je suis extrêmement fière de vous dire que je n’ai raté AUCUNE cuisson ! (J’en étais la première surprise, à vrai dire… mais chuut)

Bref, un après-midi intensif ! Et tandis que le dernier participant passait la porte après avoir exploité l’ultime morceau de pâte polymère que j’avais apporté pour l’occasion, je me suis écroulée sur une chaise pour ne plus pouvoir m’en relever… mais genre, au sens premier du terme… genre « bonjour madame la sciatique, mais entrez-donc, bien sûr, il ne manquait plus que vous pour clôturer cette journée ! » Une horreur… Et oui, il parait que ce sont des choses qui arrivent assez souvent lorsqu’on est enceinte. Parce que OUI, vous avez bien lu, j’attends un deuxième petit chaton et j’avoue, la façon de vous présenter ça n’est certainement pas la plus « à croquer » mais enfin, il fallait bien que je vous le dise à un moment et à vrai dire, je me creuse la tête depuis un moment sans trouver de façon drolatique ou originale de vous en faire part.

Donc voilà, La Perle Rouge traversera cet été une période de « non-production » et de « non-présence aux marchés » puisque cette petite crevette a prévu de pointer son museau au tout début de l’été. Et maintenant je peux ENFIN vous expliquer pourquoi je m’affolais tant à fabriquer au début de l’année dans l’espoir de me constituer un petit stock, et pourquoi, j’ai tout aussi brutalement cessé de créer car j’ai été mise… disonsµ… au repos fortement conseillé. Cette grossesse explique aussi, je peux vous l’avouer, à présent, la période de mollesse et de manque de créativité dont je vous ai tant fait part avant Noël tandis que je vivais un premier trimestre de grossesse… mmmh comment dit-on, déjà ? Ah oui, « à gerber » (Diantre, Marie, quelle vulgarité !) (oui, mais quand on ajoute ce genre de commentaire entre parenthèse ensuite, ça passe mieux…non ?)

Enfin voilà, vous savez tout, et je profite de ce moment pour vous annoncer, et j’en suis désolée, l’annulation du dernier atelier de printemps autour des bagues qui était prévu le samedi 13 Mai. J’ai, malheureusement, déjà assez de mal à assurer en ce moment pour ne pas prendre le risque de m’engager pour toute une journée de patouille dans un mois et demi. 

Mais il me reste encore deux ou trois petites choses à faire avant de prendre un peu de distance avec ma petite entreprise. En effet, j’ai encore un atelier, deux expositions et surtout… mon premier weekend de stage en tant que participante ! Et oui !!! 

Il n’ y a pas de raison, moi aussi je veux mon bracelet articulé génialement inventé par la sublime Olga Nicolas !!! Alors pour ça, je participerai à son stage dans le Rhône durant tout le weekend. Je croise les doigts pour ne pas trop galérer avec mon dos… et mon ventre (pfff, la mamie !) et j’espère vous rapporter de jolies photos pour le prochain article ! (D’ailleurs, il me manque du matériel, alors je file !) 

D’ici là, prenez soin de vous !!! 

à tout bientôt ! 

Bizzzzzzz

MC

 

Bonjour bonjour tout le monde ! 

Aujourd’hui, je suis un petit peu en retard mais j’ai une EXCELLENTE raison à cela ! Je me devais de trouver des branches en bois et des petits œufs en chocolat emballés afin de terminer ce nouveau tutoriel concocté par mes soins juste à temps pour que vous puissiez réaliser cet arbre de Pâques ! 

Moui… j’ai bien sentit le peu d’emballement qu’a suscité le tutoriel à réaliser avec les enfants publié il y a peu. (Ben alors, c’était si moche que ça ou vous n’avez pas envie de patouiller avec es enfants ?) Alors, j’ai négligé la fabrication de nouveaux bijoux pour vous préparer ce tuto amusant et tellement archi simple que c’en est presque déconcertant. Le seul impératif est de posséder (ou d’emprunter à une copine) un clay gun (= pistolet extruder pour la pâte polymère)

Vous êtes prêts ? Alors c’est parti ! 

Matériel requis :

  • Pâtes polymères des couleurs de votre choix (ici, turquoise, vert pomme, blanc, oranges)
  • Clay gun
  • Disque « spaghettis » (12 trous) pour le clay gun
  • Supports de cuisson arrondis. (Ici, supports maison réalisés avec des ampoules usées fixées sur de la pâte beurk (= pâte scrap))
  • Papier sulfurisé
  • Outil de lissage
  • 2 Petits emporte-pièces ronds (facultatifs)
  • Carreau de carrelage lisse (pour la cuisson)
  • Rubans ou fils de couleurs
  • Branches d’arbustes avec ramifications
  • vase


Réalisation des petits bols. 

(Oui, parce que vous ne l’avez pas vu sur la première photo, mais il y AUSSI des mignons petits bols posés sur la table…)

Photos  1 et 2 : Une fois vos couleurs choisies, modelez-les en boudins d’un diamètre plus petit que celui de votre clay gun. Coupez des tronçons et assemblez-les comme sur la photo 2.

Photos 3 et 4 : Insérez le tout dans le tube de clay gun sur lequel vous montez le disque « spaghettis ».

Photo 5 : Tournez la manivelle de votre clay gun jusqu’à faire sortir l’intégralité de la pâte sur votre plan de travail.

Photos 6, 7, 8 et 9 : Saisissez un premier spaghetti et roulez-le en une petite spirale très serrée. Arrêtez-vous à une spirale d’un diamètre de moins de 2 cm et lissez la légèrement afin qu’elle ne se défasse pas tandis que vous la manipulerez pour aller la poser sur le support-ampoule comme sur la photo 8. Utilisez au moins 3 spaghettis pour recouvrir une bonne surface de votre support mais ATTENTION, n’allez pas jusque en bas de la sphère de l’ampoule car vous ne parviendrez pas à l’en décoller après la cuisson. 

Photos 10 et 11 : À l’aide votre paume et de vos doigts, appuyez doucement sur l’ensemble du petit bol formé afin de souder les spaghettis les uns aux autres. Ajoutez un petit disque de pâte de la plus grosse épaisseur de votre MAP afin de constituer le pied. (astuce : une fois  le disque placé, retournez le petit bol sur la table comme il sera une fois la cuisson achevée afin qu’il soit bien droit et stable)


Réalisation des nids.

Photo 12 : Préparez-vous de nouveau un tas de spaghettis colorés.

Photos 13 et 14 : Commencez par former une petite spirale serrée sur le dessus de votre ampoule et élargissez rapidement la spirale jusqu’à utiliser l’ensemble du spaghetti. Cette première étape vous montre les dimensions finales de votre nid. 

Photos 15, 16, 17 et 18 : Saisissez les spaghettis suivants en commençant toujours par en fixer la première extrémité à un autre spaghetti. Croisez les fils autant que vous voulez afin de recouvrir la plus grande surface de votre ampoule mais SURTOUT assurez-vous bien d’appuyer le spaghetti que vous être en train de manipuler à CHAQUE intersection qu’il rencontre afin que l’ensemble de la structure se tienne correctement une fois que vous la séparerez de son support de cuisson. 


Réalisation des disques de décoration : 

Photos 19, 20, 21, 22 et 23 : Préparez-vous de nouveau des fils de couleurs et commencez à monter une spirale serrée autour d’un petit disque de la même couleur que l’extrémité du premier spaghetti utilisé. En fonction de la taille que vous cherchez à atteindre, utilisez 1, 2 ou 3 spaghettis. 

Photos 24, 25, 26 et 27 : Prenez un petit morceau de papier sulfurisé et lissez correctement la spirale achevée. Décollez la feuille du DESSOUS et venez placer votre disque sur un carreau de carrelage lisse. Faites bien adhérer et retirez le papier du DESSUS. À l’aide d’un petit emporte-pièce rond, vous pouvez découper le passage du ruban. Retirez le disque découpé en utilisant un cure-dent. 

Et voilà !!! Tous vos éléments sont prêts ! 

Après la cuisson (une trentaine de minutes à 110 °C environ : consultez les recommandations du fabricant sur le plastique d’emballage de votre pâte), munissez-vous d’un torchon pour ne pas vous brûler et ôter immédiatement les bols et les nids de leurs supports. Surtout N’ATTENDEZ PAS que la pâte ait refroidi car vous avez besoin que les fils des nids soient encore un peu souples afin de parvenir à les détacher correctement de leur ampoule.

Il ne vous reste plus qu’à les attacher comme vous voulez à des branches d’arbustes (et essayez d’en trouver des plus jolies que moi parce que je n’avais pas grand choix autour de ma maison…) et de décorer votre table.

Les petits nids peuvent être posés sur la table parmi les petits bols ou être suspendus avec les disques colorés.

Prenez une belle photo et montrez-la-moi ! 

 

Qu’est-ce que vous en pensez ? C’est facile, non ? 

Amusez-vous bien et passez de très joyeuses Pâques ! 

À tout bientôt ! 

Marie-Charlotte C.