Archives de la catégorie ‘Pâte Fimo’

     Bonjour chers Vous ! 

     Comment vous portez-vous ? 

 Avez-vous déjà mis en place votre ventilateur et son sac de glaçons ? Ou bien gardez vous les meilleurs astuces pour plus tard dans l’été, vous savez, au moment où « vraiment c’est plus possible !!! » ?

     Et bien pour l’heure, saisissez vous d’une boisson fraiche et étendez vos jambes car il est temps pour moi de vous faire un reportage/résumé du weekend de communication que notre association des Ateliers de la Caravelle a vécu il y a déjà près de deux semaines. (Ouh là là, il faut ajouter encore une semaine entre le début de rédaction de l’article et le moment de sa relecture avant publication… pfff pardonnez ce décalage mais mon attention était toute entière prise par l’organisation du premier ouragan, euh… pardon, du premier anniversaire avec les copains de mon ouistiti!) 

     Je suis consciente que mes capacités rédactionnelles relèvent plus du reportage que du résumé, néanmoins je vais tenter aujourd’hui de ne pas vous noyer sous le flot de paroles qui est devenu dernièrement monnaie courante dans mes articles. 

     Tout d’abord, ce furent deux jours superbes ! Tant au niveau de la météo nouvellement estivale que de l’effervescence qui a régné autour de nous. Alors que le grand hall du CARCOM exposait les créations picturales que les élèves d’Urwana Debouclans ont réalisé durant toute l’année, colorant par là, l’intégralité des murs et des portants mis à notre disposition, la rue de Ronde voisine accueillait, quant à elle toute une série de peintres amateurs venus présenter leur approche personnelle de la toile. 

     C’est dans ce contexte passant qu’une fresque manga a commencé à voir le jour sous les feutres, crayons et pinceaux de ceux qui avaient envie de se prêter à l’exercice : 

Graff réalisé par l’artiste KREMA

     La présence de ce soleil de juin ainsi que le foisonnement de tous ces artistes a permis à un public nombreux de se déplacer et de venir constater l’avancée de l’aventure de la Caravelle. 

     Pour ma part, j’ai particulièrement aimé les murs des plus jeunes. Entre les œuvres des enfants et des adolescents se créait un dialogue de rythmes et de couleurs qui m’a, comme vous le verrez par la suite, largement inspiré. 

 J’adore l’air perplexe de la femme de gauche coincée dans son cadre… derrière son apparente incertitude semble se dissimuler une jalousie face aux couleurs des personnages exposés devant elle. 

     L’espace consacré à la pâte polymère (oui, parce que c’était tout de même bien pour cela aussi que j’étais présente et que je vous parle de tout ça !) était idéalement situé à gauche de l’entrée, derrière la vitrine passante mais surtout, juste à côté de l’arbre des enfants et ça… c’était trop beau. Durant ces deux jours, je ne me suis pas lassée de contempler ce mouvement et ces couleurs mis en forme par tant de petites mains différentes pour être ensuite assemblés les uns avec les autres et permettre la naissance de cet arbre plein de vie : 

   On était bien, hein ? 

Un lieu idéal pour découvrir la pâte polymère, comme l’ont fait Déborah et Rose qui n’avaient JAMAIS touché à cette pâte magique : 

Du bon boulot pour une première, non ? (C’est normâââl, quand on a une bonne prof ! Muhaha) 

     Après toute la journée du samedi à discuter, à présenter, à expliquer, à faire tourner un peu de manivelles et à… manger (aaah… j’adôôre les vernissages !), nous sommes finalement rentrés dans nos bercails respectifs (on dit bercaux ?!? non… on dit rien, en fait, normalement…) se reposer afin de revenir chargées d’énergie créative le lendemain. 

 Tout ceux qui ont un peu l’habitude des weekends de marché ou d’exposition le savent ; le dimanche est un jour assez… calme. C’est pourquoi, dès le matin j’ai eu envie de chausser mes gants (on dit « chausser » même pour des mains ?) et de faire un peu chauffer ma machine à pâte. Après tout, je n’avais pas rencontré de contexte plus idéal que celui-ci depuis de très nombreuses semaines.

     Mon matériel était là, MAP, pains de couleurs, papier sulfurisé, gants, lames et emporte-pièces en tout genre, même mon petit four électrique était installé en extérieur, prêt à recevoir quelques plaques de cuisson colorées. La fréquentation du dimanche se montrerait à coup sûr plus timide que la veille et tout autour de moi se dressait des toiles et des affiches colorées aux personnages vivants. Les enfants étaient gardés par papis et mamies… tout était en place pour que je m’adonne à quelques fimotesques réflexions. 

     Lors de mes allées et venues dans ce hall, je m’arrêtais constamment devant le mur des mangas ado et mon regard se baladait invariablement entre trois dessins de visages. Moi qui n’ai jamais su dessiner quoique ce soit de réaliste ou même de figuratif, l’aisance avec laquelle certains yeux étaient matérialisés de quelques simples traits me fascina et je décidai d’apporter ma contribution à la fresque manga. 

J’ai choisi trois regards qui me plaisaient et je les ai combiné entre eux à l’aide de nombreux allers-retours entre ma table de travail et ce mur coloré afin de créer les miens : 

 Vous avez besoin d’une échelle ? Pas de problème, j’ai rarement été autant à mon avantage alors je m’empresse de vous partager ce cliché : 

 En voyant cela, mon acolyte de peintre a décidé de s’embarquer avec moi sur le bateau de l’improvisation (ben oui… la caravelle, tout ça tout ça… on reste dans le thème, quoi.) et comme le thème manga semblait s’imposer à ce weekend créatif, nous avons mis quelques heures à marier acrylique et polymère afin de donner vie à deux sympathiques personnages : 

 À vous de retrouver l’intégralité des éléments en pâte polymère ! 

     Entre-temps rejointes par notre associée couturière séduite par notre toile originale, nous avons décidé de réaliser le prototype des prochaines journées de stage des Ateliers de la Caravelle, le sac piscine (ou baluchon) manga : 

 Le principe reste le même, peinture sur jean denim, puis réalisation des yeux en pâte polymère et enfin montage couture. 

     Qu’est-ce que vous en pensez ? Les types de personnages manga seront à choisir par les participants mais le principe du visage et du monstre resteront pour donner un sac à deux couleurs : 

     Moi, j’adore ! 

     Allez, je vous communiquerai les dates dès que je les aurai pour que vous puissiez venir créer le sac de plage qui vous distinguera des autres et qui fera dire « Ouaouh ! Sans dec’ ?! C’est toi qui l’a fait ? C’est ouf ! »

     En attendant, je m’en vais préparer mon petit marché qui se tiendra sur ma commune (Conliège) à 17h ce soir (cour de l’école). 

     Pour ceux qui le peuvent, rester au frais (enfin… après être venu me voir sur mon stand, bien entendu !) et pour les autres, buvez frais !

     Bonne fin de semaine à Vous !

     MC

     Prendre le temps de trouver le temps long est un luxe que je me permets de temps en temps.

     Disons que le TEMPS d’une pause, je con-TEMPS-ple TEMPS-drement mon TEMPS-dem d’enfants TEMPS-dis que j’en-TEMPS la TEMPS-pête de TEMPS de travail qui m’a-TEMPS. 

     Ça y est… j’ai suffisamment écrit le mot « temps » pour qu’il n’ait plus aucun sens à mon oreille et que je me prenne même à douter de son orthographe.

     Pouvais-je trouver un plus vaste sujet que celui de la temporalité ? Mmmmh… oui, digressivement exploratrice comme je le suis, j’en suis certainement capable. Néanmoins je vais éviter à mon esprit aisément dispersé de s’aventurer dans ce genre d’exercice sans quoi cet article pourrait bien ne voir son point final posé qu’en 2019… et on a tous d’autres choses à faire. Ben oui… puisqu’on manque constamment de temps !

     On passe notre temps à le chercher… admettez qu’il y a là un paradoxe qui dénote de l’absurdité construite de la pensée humaine. Ce rapport à l’écoulement des heures, des jours et des années qui nous pousse obstinément à envisager l’intégralité de nos existences autour de cet axe principal ne semble pas avoir cours au sein des sociétés dont le concept temporel est envisagé de façon cyclique. Cela se conçoit : puisque tout revient, pourquoi exagérément s’alarmer de ce qui est passé et de ce qui adviendra ? 

     Est-ce que les civilisations antiques s’inquiétaient de savoir (DIANTRE !) si l’horloge du four se trouve à la même heure que celle de la box ?… dans quel cas cela voudrait dire que c’est le clocher de l’église qui est décalé par rapport à… ben… je sais pas en fait… Est-ce que le numéro de l’horloge parlante fonctionne toujours ? La vraie question est en fait de savoir sur laquelle de ces références se basent les maîtresses de l’école pour déterminer la sortie des classes parce que j’en ai marre de constamment me retrouver soit en retard soit trop en avance … Oui mais je ne vais pas aller leur poser la question, tout de même… non, je vais bien finir par trouver un repère quelconque.

     Bon… en ce qui concerne l’approche scientifique du sujet, je n’ai sans doute pas choisis l’analogie la plus subtilement raisonnée, j’en conviens… mais avouez que le choc des contextes demeure quelque chose de drôle. 

     Quoiqu’il en soit, ma vie est envisagée par ma conscience occidentale emprunte de siècles de rapport linéaire au temps comme une évolution permanente et donc, dont chaque minute se trouve unique et irrémédiable. 

     Et non ! Le fait de dire que « la mode est un éternel recommencement » d’une façon la plus profonde soit-il ne suffit pas à permettre l’émergence d’une pensée attachée au ressenti d’un temps cyclique. (Et BAM !)

     Encore un coup de cette foutue société eschatologique ! (et non ! Pour les deux du fond qui se bidonnent tels des canards contemplant un chien faisant du patin à glace sur leur mare, je tiens à signaler qu’il n’y a là aucun rapport avec un quelconque questionnement autour du caca. Sauf, évidemment, si on considère qu’un monde qui a une fin, c’est de la merde.)

     Certes, il existe nombre de sociétés actuelles qui basent leur principe de vie sur cette notion de répétition et qui ont tout de même des enfants qui vont à l’école… donc, entre-nous, était-il absolument nécessaire de perdre autant de temps à se poser ces questions en introduction d’un article de présentation d’une création en pâte polymère ? 

     Bon… vous irez parcourir Mircea Eliade, Proust et à peu près tous les philosophes si le sujet vous intéresse, moi je m’arrête là pour vous montrer enfin les assemblages de couleurs qui sont nés la semaine passée dans mon petit atelier. 

     Des disques à motifs et aux couleurs différentes assemblées en un cercle parfait afin de représenter la ligne des heures qui scandent nos journées. Elle se situe là, la confrontation des deux temporalités. Oui, vous le tenez ! Le voici le rapport à toute cette éberluante mise en bouche textuelle. 

     – Oh là là, Marie, que tu es compliquée ! Tu vas pas nous ch… une pendule, tout de même !

    – Et bien SI, justement ! (Fichtre, quelle vulgarité gratuite !)

     Enfin… je l’ai gracieusement fait naître de mes mains durant le temps record de deux siestes, muhaha ! 

      Elle est chouette, hein ? (Ah ben tout de suite, on change de registre linguistique… remarque, c’est plus digeste et puis à ce moment de l’article, ce sont les formes et les couleurs qui doivent prendre le pas sur les mots.) 

     Voici quelques agrandissements des disques que je préfère : 

     Chaque disques fait à peu près le diamètre d’un CD. (Mais siiiii ! Vous savez bien, ces trucs qu’on voit parfois suspendus aux arbres fruitiers pour faire peur aux oiseaux !) 

      Réaction complètement divisée de mon fils (bientôt 4 ans, je le rappelle) qui a oscillé entre :

     « Ouaouh, maman, c’est vraiment super beau toutes ces couleurs, je peux toucher c’est cuit ? »

     et : « Mais je comprends pas… Ils sont où les chiffres ? Comment tu vas faire pour savoir quelle heure il est ? » 

     Aaaaah, mon fils. Vois-tu, ta maman est une sorte de super-héroïne capable de lire l’heure non seulement sur autre chose qu’un cadran digital, mais en plus sur une pendule sans numéro ! Mais n’aies crainte, petit padawan, quand le temps sera venu je t’apprendrai à maîtriser ce pouvoir ! 

   Bon, allez, il est temps (quoi, encore?!) pour moi de vous laisser retourner travailler… ou vous coucher… ou faire ce que étiez en train de faire avant que votre regard ne s’attarde sur la boite mail affichée sur votre écran et que vous découvriez, hystérique, que j’avais rédigé un nouvel article (pfff, je m’enflamme un peu, là, non ? Dites-le moi franchement… ça se sent lorsque j’écris au milieu de la nuit ?) 

     Avant de clore cet article, je prends tout de même le temps (non mais, c’est un complot !) de vous rappeler que ce weekend, nous présentons aux public les activités des Ateliers de la Caravelle au CARCOM de Lons le Saunier et qu’à cette occasion, nous proposons des ateliers peinture et pâte polymère durant toute la journée du samedi. (25€ les deux heures environs pour la polymère, matériel fourni).

 Le vernissage de l’exposition aura lieu le samedi à 18h, alors n’hésitez pas à passer ! Ah oui, au fait… pour ceux qui se posent la question ; « CARCOM », cela signifie « Carrefour de la Communication »… (non, je ne me moquerai pas… j’ai moi-même passé trop de temps dans l’ignorance.)

     Durant le dimanche, les ateliers découverte seront bien sûr toujours possibles mais nous travaillerons toutes les trois (peinture, couture, polymère) à la création d’une nouvelle pièce combinant nos trois savoir-faire qui sera le prototype des prochains stages. 

     Je compte sur les locaux pour venir nous faire un petit coucou et j’embrasse les autres (ben oui, chuis comme ça à cette heure, moi.) 

     Prenez soin de vous et à tout bientôt ! 

     MC

 Vous êtes déjà sous l’eau par ce printemps débordant ? (muhaha) Vous sentez, au fond de vous-même l’inexorable besoin de canaliser cette énergie freinée par l’attente de l’été ? Votre tête doit apprendre à se déconnecter pour laisser s’exprimer vos mains et faire enfin naître cette nouvelle couleur dont vous avez secrètement besoin ? Non, ceci n’est pas une publicité pour un éventuel groupe étrange de partage d’émotions… quoique… l’art, c’est un peu ça, non ? 

 

Les Ateliers de la Caravelle osent les ateliers spontanés !

Oserez-vous apprendre à créer ? 

 

     Venez nous rencontrer les samedi 16 et dimanche 17 juin au CARCOM (Carrefour de la communication) au centre-ville de Lons-le-Saunier entre 10h et 18h. 

 

     A l’occasion de cette journée de présentation du travail de notre association des Ateliers de la Caravelle, notamment des créations picturales de l’année en cours, nous vous proposons de venir laisser parler votre créativité en peinture acrylique ou en pâte polymère en étant encadré par Urwana Debouclans et moi-même à travers des ateliers de découverte. (Oui oui, peintures, supports, machines à pâte, pâte polymère, four et tout ce qui va bien seront sur place, à n’attendre que vos mains impatientes ! )

La rue de Ronde verra naître, grâce à votre participation, une fresque libre de mangas japonais et les ateliers de découverte de la polymère seront accessibles au sein du hall du CARCOM. 
     Les tarifs seront réduits (25 € les deux heures d’atelier pour la polymère) et le matériel fourni. Quand à une éventuelle contrainte organisationnelle, (hé hé, je vous vois d’ici) les horaires sont libres afin de permettre à tous de venir s’échapper lorsque c’est possible (entre 10h00 et 18h00, toutefois…) alors vous n’avez plus d’excuse pour ne pas vous laisser entraîner dans le monde des couleurs ! (et TOC)

     Vous trouverez également sur place toutes les informations relatives aux ateliers de l’année 2018-19. 

     Prenez soin de vous et à bientôt !

   Marie-Charlotte C. 

Et si des questions vous dévorent, alors n’hésitez pas à me contacter en privé par courriel : contact.la.perle.rouge@gmail.com

 

 

     Bonjour chers Vous ! 

     Connaissez-vous le principe  de l’écriture automatique ?

     Ce procédé de rédaction instantanée a été défini par l’équipe des surréalistes durant les années 20 (euh… 1920… suis-je à présent sensée le préciser ? Ah ben non… on n’a pas encore les années 20 de celui-là.). Il consiste à s’endormir devant une feuille de papier (par exemple), un crayon à la main et de tenter d’écrire quelque chose à peine le processus de réveil entamé. Dans cet état de semi-conscience, le but est de ne surtout pas chercher à maîtriser quoique ce soit mais au contraire de permettre une expressivité habituellement masquée par nos codes comportementaux. Cette immédiateté du geste rédactionnel témoignerait alors directement de l’activité inconsciente de notre cerveau en la convertissant en une syntaxe alors lisible plus tard par notre conscience. Cette action tendrait à nous émanciper des frontières rigides de notre raison afin de laisser s’exprimer notre part inconsciente ; part inconsciente qui, selon André Breton et le groupe des surréalistes, doit être le point central de toute recherche artistique.

     Pourquoi me suis-je embraquée dans cette introduction à la théorie artistique du happening personnel vous demandez-vous ? (et bien pour être honnête moi aussi, en fait…)… Disons que j’ai réalisé que mon dernier article datait à présent de plus d’un mois… qu’il fallait absolument que je me dégage un créneau afin de me pencher sur ce clavier et que ce matin, alors qu’une fenêtre de temps libre d’une heure s’est ouverte à moi (Oui, je sais, toute heure, c’est à peine croyable… j’en suis encore toute boulversifiée!), je me suis retrouvée à devoir choisir entre m’assoir à mon bureau pour vous parler un peu ou sortir me défouler les guiboles sur les chemins de mon vert jura printanier. (Euh… on ne voit toujours pas le rapport.) Comme j’ai tendance à le faire (et ne me jugez pas, je sais que je ne suis pas la seule) je me suis bien gardée de privilégier une action, ce qui aurait incontestablement entraîné l’annihilation de l’autre mais j’ai décidé de combiner les deux. (Ouaouh ! trop forte, Marie, tu as écris en courant ? non ? ah… alors tu as couru dans ton bureau ? non ? Moui… ça paraissait bizarre aussi… Bon bah alors ?) Et bien alors j’ai réduit de moitié mon circuit de course et j’ai augmenté ma vitesse de foulée afin de revenir le plus rapidement possible à la maison où, dès mon pouls redevenu plus calme je me suis assise dans mon fauteuil de bureau et j’ai commencé à taper.

     Et bien croyez-moi ou non, mais je crois bien que je viens de faire une rapide expérience de l’écriture automatique. La suée de course encore présente dans mon dos, des étoiles dans les yeux (et pas de la manière poétique) et un léger bourdonnement dans les oreilles, je me suis machinalement mise à taper les touches de mon clavier sans jeter de regard sur l’écran.  Lorsque je me suis tout de même interrompue histoire d’attendre que mes yeux cessent de lancer des éclairs dans ma tête et que j’ai tenté de déchiffrer ce qui se présentait devant moi, je me suis sentie… mmmh… comment dire ça… euh non, ça n’est pas vraiment le bon terme… mmmh… voyons, ah ben si… con. Oui, tout simplement complètement con.

     Alors je ne sais pas pour ce qu’il en est de ma conscience mais mon inconscient, quant à lui semble totalement décousu, un brin bordélique et carrément dyslexique. Ce qui est nul c’est que sous l’effet du ridicule de ma lecture, j’ai automatiquement effacé le paragraphe incompréhensible de la fille qui voulait tout faire en même temps et je me suis reculée dans mon siège. C’est à ce moment précis que mes cours sur les avant-gardes surréalistes me sont revenus en mémoire, me permettant par là-même de basculer du mode « pfff c’est vraiment n’importe quoi, j’ai le cerveau en manque d’oxygène chuis vraiment trop débile » en mode « Et qui c’est qui se fait une petite séance d’écriture automatique dans la droite ligne des penseurs les plus artistiquement originaux du XXème siècle ? C’est bibi ! » voilà voilà… Bon… j’en suis consciente, ça vous fait une longue lecture pour… pas grand-chose mais moi… et bien ça m’a fait drôlement plaisir de repenser à tout ça. Et puis vous me connaissez, je vais bien réussir à trouver un point de connexion entre tout ça et ce que j’ai à vous montrer aujourd’hui. 

     Bien. à présent que mon rythme cardiaque est revenu à la normale et que j’ai chaussé mes lunettes (oui bah… d’accord, ça n’a pas aidé, j’avoue…) laissez-moi vous montrer un peu le travail que les filles ont réalisé lors des derniers stages. 

     La journée du 28 avril a vu fleurir des pétales de toutes les couleurs : 

     Et le 19 mai, c’était la journée des galaxies ou plus traditionnellement appelées « perles swirl » mais façon La Perle Rouge tout de même un peu : 

     (On notera le record de distance parcourue en France par une stagiaire pour participer à un de mes ateliers puisque Françoise s’est tout de même déplacée dans le Jura depuis… BORDEAUX ! Et oui, quand même, c’est la classe, hein ?)

     Et oui, encore du bon boulot par des filles patientes ! 

     Les prochaines dates de stage pour cet automne sont déjà arrêtées et je vous montre tout ça sans plus tarder. 

 Trois dates sont ouvertes : 

Le samedi 13 octobre sera consacré à un atelier que j’ai intitulé « collier coquilles ». Il est idéal pour les débutants : 

Le samedi 10 novembre demandera un peu de patience et des cuissons multiples afin de réaliser une parure design pendentif + boucles : 

Et enfin le samedi 17 novembre sera l’occasion de réaliser ENFIN un bracelet tout polymère comme on en n’avait pas encore fabriqué en atelier jusque là : 

    Ces pièces sont directement inspirées de cette parure prototype très simple que j’ai réalisée il y a quelques semaines et que je porte très régulièrement : 

     Alors, ça vous plait ces projets ? Si c’est le cas, n’hésitez pas à vous inscrire dès maintenant. 

     Il me reste à présent à vous parler de l’exposition que je mettrai en place demain matin au CARCOM de Lons le Saunier avec d’autres artisans et artistes de l’association Créa’sillon. Elle durera tout le weekend jusqu’à dimanche soir. Vous pourrez retrouver sur mon stand quelques bijoux mais également des fleurs, des vases et autres petits objets ainsi que les informations papier relatives aux inscriptions aux stages et aux ateliers hebdomadaires. Vous pourrez également m’y retrouver, d’ailleurs… normalement… avec ou sans bébé… à voir. 

 Bref, pour cette occasion, j’ai fabriqué de nouvelles petites choses colorées qui ne sont pas des bijoux mais des petits mobiles à suspendre dans un rêveur univers d’enfant. (Vous me voyez venir avec mes gros sabots ou bien ?) Et c’est là que BAM, je rebondis sur mon plotet introductif (oui… à ce stade, on n’est plus sur du pavé.) puisque les surréalistes avaient deux thèmes majeurs de prédilection toujours dans l’optique de faire s’exprimer la part inconsciente et magique de notre personnalité que sont la folie et le rêve. Alors pour ce qui concerne la folie… j’ai l’embarras du choix… toutefois mon propos se centre aujourd’hui sur le rêve et sur la fantaisie des couleurs : 

     Ils sont plus petits que ceux que je faisais jusqu’à présent et je les adore ! 

     Et enfin le dernier, celui que mon ouistiti préfère et qu’il a bien essayé de récupérer pour sa chambre (non mais ça va bien maintenant, il a déjà tous mes lutins !)

     Me voici parvenue au terme de ce que j’avais urgemment à vous montrer. 

     Il me tarde de pouvoir développer quelques projets personnels mais je sais que tout cela prend son temps et que lorsqu’on le cherche, il faut redoubler de patience donc je ne vous fait aucune promesse de publication rapide et je vous souhaite uns très douce fin de printemps. 

     Prenez soin de vous. 

MC.

Un air de printemps.

Publié: 12 avril 2018 dans Pâte Fimo
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 Un grand bonjour à vous ! 

     Auriez-vous vu, par hasard, un petit air de printemps se faufiler fraîchement autour de chez vous ?

     Ici, en tout cas, quelques doux rayons de soleil sont venus chatouiller les carreaux de mon atelier tandis que de nouvelles nuances de vert réapparaissaient enfin dans mon petit terrain durement éprouvé par ces six mois d’automne. 

     Les nouvelles teintes timidement portées par les jeunes fleurs naissantes m’ont inspirées pour mon travail de ces deux dernières semaines mais je vous montrerai ceci dans un second temps car pour l’heure, je voudrais partager avec vous le résultat des dernières journées de stages. 

     De toute évidence, il n’y a pas que dans les jardins que l’activité reprend.

     Au cœur de mon atelier également de petites fourmis se sont attelées à faire naître des couleurs pleines de pep et des formes harmonieuses. Des petites fourmis extrêmement appliquées qui se sont concentrées durant plus de huit heures afin de parvenir à bout du défi kaléidoscope que je leur avais lancé. 

Participantes de l’atelier du 24 mars 2018

Des débutantes et des patouilleuses plus confirmées, de 10 ans à 75 ans, TOUTES ces petites travailleuses ont vraiment bien bossé comme vous pouvez le constater par vous-même : 

     Elles sont splendides, non ? En ce qui me concerne, je suis très fière de cette première étape. De la préparation des dégradés à l’assemblage des nombreux éléments en passant par la délicate étape de la réduction de cane, on peut dire que je ne les ai pas ménagé mais que voulez-vous… ça paie ! 

     Voyez plutôt ce qui en est né : 

     C’est chouette, non ? 

     Voici les deux canes que j’ai réalisées en démonstration durant cet atelier et vous pouvez vous rendre compte que les filles sont vraiment très proches de mon travail. (C’est normal, lorsqu’on a une bonne prof… muhaha) (Soit c’est ça, soit il faut que je me secoue un peu…) 

 J’ai exploité la première durant les stages sur un torque afin de montrer comment procéder mais j’ai décidé d’utiliser mon second motif différemment. 

     

 Comme je l’énonçais en introduction, j’ai eu envie de saisir l’inspiration printanière et de la convertir en polymère. 

    Pas besoin davantage d’explications pour vous présenter ici mes deux dernières créations. 

Je me suis beaucoup amusée avec ces fleurs. Elles ont été réalisées durant la préparation du tutoriel du prochain stage… 

Je vous laisse sur ce bouquet de fleurs éternelles et je vous souhaite une excellente fin de semaine. 

     J’espère avoir de nouvelles choses à vous montrer très bientôt.  

     En attendant, prenez soin de vous et profitez bien… de TOUT. 

     MC

     Bonjour à tous. 

     Et oui, je sais, vous êtes bouche-bée, n’est-ce pas ? 

     Vous venez d’ouvrir votre boîte mail et de considérer, la bouche ouverte et le sourcil en l’air, le courriel annonçant la rédaction d’un nouvel article sur ce blog et ce, seulement 2 SEMAINES après le dernier ! Incroyable, je sais. Moi aussi, ça m’a fait ça quand j’ai consulté le calendrier, j’en étais toute boulversifiée… 

     Et là vous cherchez des réponses, c’est normal.

     Mais comment diantre, a-telle donc fait ?!? Est-elle parvenue à profiter du changement d’heure pour en rajouter, discrètement, quelques unes à ses journées ? A-t-elle vendu ses enfants ? Ou bien a-t-elle juste envie de nous parler sans rien avoir à nous montrer ?… 

     Et bien BOUH à vous ! Mauvaises langues que vous êtes ! (Non mais ça va bien de nous eng… comme ça, oui ?)

     Non, je n’ai pas vendu mes merveilleux chatons énergivores et non, je n’ai pas trouvé d’alternative concrète au manque d’heures que rencontre la plupart de nos journées. Toutefois, je m’en rapproche puisque j’ai découvert récemment un nouveau moment à exploiter dans le diurne déroulement de mon temps : la sieste ! (Pas la mienne, BIEN ENTENDU ! Auquel cas… ça n’aurait aucun intérêt… enfin en tout cas pas pour vous.) Au moins deux fois par jour, mademoiselle choupette et son ami le ouistiti me permettent de m’éclipser discrètement dans mon atelier et j’en suis… HEUREUSE ! 

     À travers les Ateliers de la Caravelle, je fais découvrir, comme vous le savez, la pâte polymère aux plus jeunes via la fabrication de boutons, de perles et de porte-clefs qui accompagnent la création des divers sacs.

     Lors de certaines manifestations, je dois être capable d’enchaîner les ateliers avec des participants spontanés au fur et à mesure qu’ils passent le seuil de la salle dans laquelle je fourmille et ce, en gérant le mieux possible le délicat sujet … des cuissons en décalé. Si, jusqu’à présent, je suis parvenue à ne faire brûler aucune de leurs pièces, je n’en ai pas moins éprouvé quelques sérieux coups de chaud qui m’ont poussé à chercher une alternative à cette contrainte technique. Étant donné la possibilité pour notre association de travailler en plain air, j’ai décidé d’effectuer quelques tests sur un matériau qui m’intrigue depuis un moment déjà, la pâte AUTODURCISSANTE ! (Et ce, même si mon correcteur orthographique nie parfaitement l’existence de ce substantif.)

     Alors… si je puis me permettre… l’appellation « autodurcissante » est un poil exagérée… Si on considère la fragilité de la matière, disons que « autoséchante », bien que très laid, comme formulation, serait largement plus appropriée. 

     Je me suis incroyablement amusée avec cette mousse légère qui aborde toutes les qualités d’une balle ANTI-STRESS.

     Lorsqu’on a l’habitude de travailler une pâte aussi exigeante à malaxer que la polymère, on est presque perdu à écraser entre ses doigts une matière aussi fluide, aussi légère et aussi malléable. 

     Afin de tester le comportement de ce nouveau jouet, j’ai abordé divers approches et techniques simples dont je vous partage le résultat sans plus tarder. 

     Pour plusieurs raisons, (prix, composition, et surtout et vitesse de séchage extérieur) j’ai choisi de tester cette marque (en blanc)

     Et deux paquets de couleur tout de même : 

     Pour commencer, j’ai mélangé mes pâtes et j’ai cherché à réaliser un dégradé avec les tons intermédiaires préparés et cela marche très bien : 

C’est ensuite que cela se complique un chouïa. 

     En tant que polymériste, mon premier désir était, bien entendu de tenter les canes rapides de base. Je me suis donc lancée et en essayant d’aller le plus rapidement possible, j’ai préparé une cane dégradée et une cane iris. Euh… autant vous le dire tout de suite, cette pâte n’est absolument pas prévue pour ! 

     Outre le naturel de sa composition et sa légèreté, sa plus grande qualité réside dans son temps de séchage. 15 minutes à l’extérieur et 24 h au cœur. Et 15 minutes… et BEN C’EST FICHTREMENT RAPIDE !!!!! Trop rapide pour espérer faire adhérer les tranches de canes les unes aux autres sur une boule ou une plaque. De toute façon, la matière est bien trop molle pour parvenir à obtenir des tranches de cane correctes. 

     De plus, si le problème n’est pas flagrant à la réalisation, il se révèle catastrophique au séchage puisque la pâte connaît une légère rétractation lorsque l’humidité s’en échappe, créant de magnifiques fissures entre chaque tranche. 

     Le plus simple est donc d’exploiter rapidement les plaques dégradées à l’emporte-pièce : 

     Oui mais voilà, cette mousse extraordinairement légère est également formidablement fragile. Travailler des fines épaisseurs comme cela avec des enfants garantit une durée de vie aux pièces d’environ… quelques heures. C’est pourquoi j’ai décidé de monter mes formes dans l’autre sens comme vous pouvez l’observer sur le modèle ci-dessus. 

     Après cette première expérience pleine de questions, de « Oooh ! » et de « Aaaah, d’accord », j’ai réfléchi d’avantage aux couleurs et au problème de me fournir et d’ouvrir de nombreux paquets différents lors des ateliers sous peine de voir la grande majorité de cette matière sécher ensuite pour partir à la poubelle. L’idéal est donc de se fournir en blanc de manière importante et de fabriquer ses propres teintes.

    Voici donc l’essai numéro 2, la colorisation. 

     La peinture acrylique fonctionne à merveille. De plus, l’eau qu’elle contient ralentit un tantinet la vitesse de séchage pour une manipulation légèrement prolongée de la pâte. 

     L’avantage de cette alliance est de pouvoir utiliser la peinture des Ateliers de la Caravelle au moment où les participants en sont à l’étape de la décoration peinte de leur sac ou pochette pour un mariage parfait des deux matériaux. 

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     La poudre de craie sèche fonctionne également et est largement moins salissante (oui mais du coup… c’est tout de même beaucoup moins drôle à patouiller) mais elle ne donne permet pas de sortir en dehors des couleurs pastels. 

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     Les brushos permettent une couleur un tout petit peu plus prononcée mais lorsqu’on voit à quel point ils tâchent les doigts et les vêtements, leur utilisation par des petits est à proscrire. 

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     Brushos + paillettes = mauvais goût : 

     L’idéal est donc d’utiliser la peinture acrylique et de permettre  ainsi de créer toutes les couleurs voulues.

     La grande inconnue sera de voir si je suis capable de faire travailler les enfants assez rapidement pour qu’ils puissent manipuler correctement la pâte avant qu’elle ne commence à sécher. 

     Ce qui est assez ironique c’est que j’ai testé cette matière afin de m’ôter une contrainte de gestion des trop longs temps de cuisson et je risque de me retrouver à gérer une contrainte de temps trop rapide de séchage… (jamais contente… toutefois, vous noterez quand même le léger cynisme de la chose.)

     Sinon, d’une manière générale, j’ai vraiment été conquise par ce matériau qui doit être le plus léger que je n’ai jamais vu !

     D’autres essais m’attendent certainement mais je pense d’ores et déjà que je vais l’exploiter dans les semaines à venir. (J’imagine déjà la légèreté des mobiles et autres suspensions à réaliser avec ça !)

     Je vous laisse ici et je m’en vais (re)-ranger mon atelier en prévision de la journée d’atelier sur le kaléidoscope de samedi. (Entre nous… heureusement qu’il y a régulièrement ces journées de stage pour m’obliger à empêcher cet espace de sombrer dans le chaos le plus total.) La session de la semaine dernière a été bien chargée et très productive mais je vous confierai tout ça plus en détails la prochaine fois. 

     En attendant, prenez toujours soin de vous et bonne chasse ! 

     MC

     – Ohé !!!

               (Ben qu’est-ce qui lui prend, aujourd’hui ?)

     – Y-a-t-il encore quelqu’un par là ?

               (Ben… on est abonné à ton blog, marie, en fait donc euh….)

     – Oui ? Aaaah, merci à vous d’être si patients !

               (On n’a pas vraiment le choix, c’est toi qui écrit les articles… et pour ta gouverne, notre patience s’use doucement.)

     7 semaines !!! Sept longues semaines de pluie durant lesquelles je n’ai pas rédigé une seule ligne de ma fimotesque chronique ni malaxé un seul petit morceau de pâte… SNIF…

     La création à proprement parler n’a tout de même pas quitté ma sphère d’activité, non ! Loin de là. Disons qu’elle s’est déplacée du domaine de la polymère à d’autres champ d’expression et si je ne vous ai pas fait part de mes récentes activités artistiques en tout genre, c’est parce que je me suis formellement interdit de transformer ce blog créatif en un site de maman bricoleuse. Non pas que je n’aime pas ce genre de chose, les pages de celles qui prennent le temps de nous faire partager leurs trouvailles, leur imagination et leurs astuces sont parfois une vraie source de petits bonheurs à lire, mais j’ai toujours dans l’idée de consacrer cet endroit à l’exploration du monde des formes et des couleurs et des volumes à travers ce si particulier matériau qu’est la pâte polymère.

     Je m’abstiendrai donc de vous présenter mon récent travail de découpage de carton, de fabrication de théâtre de marionnettes ET des marionnettes qui vont avec, de coffre à trésor de pirate, de pots en crayon-monstres et autres chasses au trésors d’intérieur qui ont été nécessaires à l’occupation de deux semaines de vacances PLUS une semaine de gastro familiale (Oui, je sais, ma vie est dingue ! C’en est presque indécent d’exotisme !) Non, en ce lieu je tiens à continuer de centrer mon propos sur mon thermodurcissable favori. 

     Récemment, ce challenge s’est révélé trop ardu à relever et mes pains de pâte commencent à sécher tristement sur mon plan de travail délaissé. Comme je ne m’étais pas figurée abandonner ma table durant une si longue période, j’avais, bien entendu pris grand soin de tout laisser en l’état, c’est-à-dire, éparpillé à l’air et dans une approximative organisation de l’espace. À présent je comprends que tant que je m’occuperai de mes enfants, notamment de mademoiselle choupette, le travail se fera attendre.

     Le défi d’aujourd’hui consiste donc à vous parler de création polymère sans avoir fabriqué de nouvelle pièce. L’intégralité de mon existence actuelle gravitant autour de l’univers des petits, il est évidemment logique qu’il s’agira là de mon sujet du jour que je m’efforcerai de vous rendre le plus polymériste possible. 

     Pour commencer, voici, à l’adresse de celles et ceux qui ne suivent pas forcément l’activité (euh… c’est là un terme général…) de ma page FaceBook un petit exercice d’identification.

     Selon vous, de quoi s’agit-il ? 

     En postant cette image, j’étais loin d’imaginer l’inventivité dont vous alliez faire preuve.

     J’adore l’effet perturbant et la perte de repères que procure le cliché en macro. Cette échelle difficilement lisible libère votre imagination et permet à votre esprit vagabond de s’autoriser des associations d’idées parfaitement et formidablement incongrues.

     Tout y est passé, des encres figées dans l’alcool aux épluchures de fruits ou légumes jusqu’à ce qu’une autre patouilleuse identifie ce qu’elle aussi avait sur son plan de travail, près de sa perceuse. Oui, vous avez bien vu, et pour les autres, voici la solution : il s’agit de copeaux de perçage des perles associés à quelques morceaux de feuilles métalliques que je n’utilise jamais, le tout simplement regroupé dans une petite bouteille d’eau,la preuve en image : 

    Pourquoi faire me demandez-vous ? Et bien après avoir bien étanchéifié le bouchon de ce petit flacon vide de solution hydro-alcoolique, il est devenu un jouet facile à saisir et fascinant à observer par un bébé. Cette petite bouteille est venue compléter la collection de jouets fabriqués maison.

     Si la réalisation de ces objets ludiques me ravit et m’amuse beaucoup, je l’avoue, elle est, en revanche, une source désappointement pour mon cher et tendre qui constate, l’oeil dépité que OUI,  avec le temps, je vais finir par trouver un usage à chacune des choses injustement étiquetée « inutiles » et « juste bonnes à jeter » que je m’entête à conserver depuis des années. (Vous verriez mon dragon réalisé à partir de mes chaussettes trouées de la fac…. il est très chouette. Oui, vous avez bien lu, de la fac… ben quoi, c’était hier, non ?…) 

     Dans la foulée, je me suis donc lancée dans l’exploration de toutes ces choses entrées en ma possession pour être aussitôt délaissées dans mon atelier ; rubans et lanières de cuir achetés pour réaliser des bracelets jamais finis, perles en bois sensées alléger des mobiles, plaques de textures n’ayant donné que des hidden magic raté voire n’ayant jamais été exploitées, perles de chutes de canes et restes de disques de mobiles, bref, l’objectif était d’utiliser un matériel déjà existant et le combiner de manière à créer un panneau d’activité pour mademoiselle choupette. Ce qui est bien c’est que durant la confection, c’est bien moi qui me suis amusée. 

     Voilà ce que cela a donné : 

     Les anneaux se décrochent, les perles en haut à droite tournent autour d’un axe vertical, les disques noir et blanc sont fixés sur des bouchons à dévisser et les grosses perles allongées tournent autour d’un axe horizontal. Elle adore vraiment son panneau et s’y amuse pas mal mais l’erreur que j’ai faite est de ne pas l’avoir dimensionné pour elle. Selon l’esprit de contradiction qui caractérise bon nombre de bébés, peu importe de quel côté elle se trouve du calendrier qui sert de support à l’ensemble, elle cherche invariablement à attraper quelque chose qui se trouve hors de sa portée… et elle finit par s’énerver de ne pas y parvenir. Je saurai. 

     Dès lors, mon atelier s’est transformé en une sorte de caverne aux trésors dévoilant à chaque nouvelle boîte des joyaux oubliés. J’ai donc ENFIN trouvé un usage aux paillettes qui traînaient au fond d’une boite de perles en bois et aux perles cotillons qui me servaient à fabriquer des perles creuses. Quelques chutes de perçage de perles, un peu de colorant alimentaire, parfois un peu d’huile, une poignée de perles de rocailles kitsch et brillantes achetées par erreur sur internet et le tour est joué, vous avez de quoi faire des bouteilles sensorielles différentes. 

     Si les bouteilles de couleurs plaisent pour être regardées, elles sont un peu lourdes à manipuler et se font incontestablement détrônées par la première que je vous ai présentée ainsi que celles de droite qui font du bruit. 

     Bon, laissons un peu l’univers des jouets de côté. 

     Afin de respecter un peu mieux mon thème, je vous présente le dernier lutin qui était sorti de mon atelier pour aller décorer la chambre de ma nièce qui est du même âge que ma choupette : 

     Et enfin, l’exposition annuelle à la boutique des artisans créateurs jurassiens de Nozeroy est en place pour 2018. Vous y retrouverez le travail d’une quinzaine d’artisans différents et de nouveaux petits personnages sur mon stand : 

   Il s’agit de porte-clefs dont le dos est décoré avec la cane réalisée avec la translucide et le claygun lors de l’atelier de Bettina Welker au symposium 2016 (quand je vous dis que je finis TOUJOURS par exploiter ce que j’ai !)

 Voila… mon temps libre touche à sa fin autant que mes idées pour cet article. 

Il me reste donc à vous souhaiter de douces semaines à venir en espérant pouvoir vous montrer de nouvelles choses très bientôt. 

Prenez soin de vous. 

MC