Un grand bonjour à Vous !
Chacune des saisons ouvre un nouveau terrain créatif. Les douces odeurs d’un printemps fraîchement coloré m’inspirent ; le calme blanc d’un hiver cotonneux me pousse à la sereine réflexion quant à la lumière d’un chaleureux été, elle éveille en moi la recherche de l’originalité et de la fantaisie. Et bien j’ai beau chercher depuis plusieurs jours, l’humidité et la baisse subite de la température associée à la diminution de la luminosité ne stimule qu’un besoin de me goinfrer sous une couette devant une bonne série…
Pourtant, l’automne aussi possède ses atouts ! Mais où sont ses couleurs chaudes et ses feuilles aux découpes multiples ? Que sont devenues les saveurs des fruits de saison et l’odeur des bois reverdis ?
– Ben… tout est là, Marie, il faut seulement sortir de chez toi pour parvenir à les saisir, en fait !
– Aaaah… c’était donc ça…. c’est vrai que les couleurs du placo, la musique du clavier d’ordinateur et l’odeur des couches de bébé c’est un tout petit peu moins inspirant… (J’abuse seulement pour les couches, on a une bonne poubelle mais on reste tout de même loin de la carte postale sensée réveiller mon imagination ! ).
Mais qu’à cela ne tienne, je tente tout de même quelques essais ! Bon… tout n’est pas à garder mais c’est en patouillant qu’on devient patouilleur… non ?
J’ai commencé par contempler ma table de travail (un jour, je vous montrerai mon monde mais je préfère vous préparer avant… cela risque d’être trop choquant.) et une évidence me sauta alors aux yeux :
« P…. ! Mais quel Bordel ! C’est pas permis d’avoir autant de morceaux de canes et de pâte beurk !!! ».
J’ai immédiatement eu envie de recouvrir de nouveau un vase (mmmh… enfin… juste après avoir eu envie de tout balancer dans un coin pour faire table rase.) J’ai donc décidé d’utiliser ma pâte beurk afin de modifier la forme initiale du petit vase récupéré dans un vide-grenier. Voici le vase au départ :

Et le voici lors de son premier passage au four :


Commença donc la (assez) lente recouverte avec… de nouvelles canes simples (ben oui… ça aurait vraiment été trop pratique d’utiliser toutes celles à ma disposition… je suis incorrigible ! ) J’aime beaucoup l’idée mais le résultat n’est pas vraiment aussi fluide que je le voulais ; il y a un côté « mastoc » qui me gène un petit peu. Cela dit, ça m’a donné d’autres idées. Je vous montre :

J’aime bien celle-ci, on dirait qu’il est « normal ». Allez, on pivote :



(Celle-ci est ma préférée, et en même temps, elle me montre qu’il faut que je contraste bien plus les deux côtés pour un effet plus original.)

Voilà, c’était mon « sculptu-vase »… très agaçant à poncer.
Il fallait tout de même utiliser un peu des canes existantes (j’ai de nouveau un marché ce week end… durant lequel je vais sans doute de nouveau faire des démonstrations… je ne sais pas si je m’en sortir…) j’ai donc fabriqué quelques pièces :
Deux bracelets rigides (ça faisait une éternité !) :

Et trois colliers :


Et le dernier, comme souvent, mon favori de la semaine :

Je n’ai pas eu le temps de terminer les boucles qui vont avec ces colliers et bracelets alors je vous les montrerai la semaine prochaine.
Il me restait un petit morceau de cane dégradée noire et blanche du vase alors j’ai fait une paire de boucles toutes simples et je les adore ! Comme quoi, je suis bien plus souvent satisfaite de mes bricolages à l’arrache que de mes créations trop réfléchies… (la preuve juste après !)

Dans mon introduction, je vous parlais de tentatives infructueuses. Certes mon vase n’est pas la gracieuse pièce que j’espérais mais il m’amuse tout de même. Le torque que j’ai tenté de faire, en revanche, c’est une autre histoire. Non content de ne correspondre en rien à ce que j’avais prévu sur le papier, (et là, j’avais fait un CROQUIS !) cet insolent et disgracieux collier s’est cassé durant la cuisson ! Je suspecte un genre de suicide polymérique certainement provoqué dans le but de m’empêcher de m’entêter dans cette voie… Pourtant le principe était enfantin ; réaliser un long boudin carré (désolée, je n’ai pas de terme… ça n’est pas une cane.) dont chacune des 4 faces aurait été ornée d’un motif différent. Une fois le tout lissé convenablement, saisir chaque extrémité et tourner le tout afin de réaliser une jolie torsade qui nous permettrait de voir tous les côtés travaillés. C’ÉTAIT PAS SORCIER, POURTANT !

Pas eu envie de percer, de polir, ni de re-coller…
Le constat de cette semaine est (de nouveau) que j’obtiens des résultats plus satisfaisants quand j’improvise plutôt que lorsque je tente d’anticiper en préparant mon design sur le papier. Après réflexion, la conclusion que j’en tire c’est qu’au moment où je dessine (c’est un bien grand mot !), je ne prends pas en compte la façon qu’a la matière de se comporter ce qui m’amène, au cours de la réalisation à réagir à des contraintes que je n’avais pas prévues. Tandis que dans le cas d’une création spontanée, la matière est déjà entre mes mains, et je n’ai plus qu’à décider si l’esthétique me plaît ou si je dois continuer à la manipuler…
En gros, POLYMÈRE = 1 / Marie-Charlotte = 0
Vous me suivez ? Dans le cas contraire, ben… ça n’a aucune espèce d’importance.
Bon allez, assez blablaté pour aujourd’hui !
Je vous souhaite une douce fin de semaine et vous dit à très bientôt !
BIZ !