Articles Tagués ‘polymère’

     – Ohé !!!

               (Ben qu’est-ce qui lui prend, aujourd’hui ?)

     – Y-a-t-il encore quelqu’un par là ?

               (Ben… on est abonné à ton blog, marie, en fait donc euh….)

     – Oui ? Aaaah, merci à vous d’être si patients !

               (On n’a pas vraiment le choix, c’est toi qui écrit les articles… et pour ta gouverne, notre patience s’use doucement.)

     7 semaines !!! Sept longues semaines de pluie durant lesquelles je n’ai pas rédigé une seule ligne de ma fimotesque chronique ni malaxé un seul petit morceau de pâte… SNIF…

     La création à proprement parler n’a tout de même pas quitté ma sphère d’activité, non ! Loin de là. Disons qu’elle s’est déplacée du domaine de la polymère à d’autres champ d’expression et si je ne vous ai pas fait part de mes récentes activités artistiques en tout genre, c’est parce que je me suis formellement interdit de transformer ce blog créatif en un site de maman bricoleuse. Non pas que je n’aime pas ce genre de chose, les pages de celles qui prennent le temps de nous faire partager leurs trouvailles, leur imagination et leurs astuces sont parfois une vraie source de petits bonheurs à lire, mais j’ai toujours dans l’idée de consacrer cet endroit à l’exploration du monde des formes et des couleurs et des volumes à travers ce si particulier matériau qu’est la pâte polymère.

     Je m’abstiendrai donc de vous présenter mon récent travail de découpage de carton, de fabrication de théâtre de marionnettes ET des marionnettes qui vont avec, de coffre à trésor de pirate, de pots en crayon-monstres et autres chasses au trésors d’intérieur qui ont été nécessaires à l’occupation de deux semaines de vacances PLUS une semaine de gastro familiale (Oui, je sais, ma vie est dingue ! C’en est presque indécent d’exotisme !) Non, en ce lieu je tiens à continuer de centrer mon propos sur mon thermodurcissable favori. 

     Récemment, ce challenge s’est révélé trop ardu à relever et mes pains de pâte commencent à sécher tristement sur mon plan de travail délaissé. Comme je ne m’étais pas figurée abandonner ma table durant une si longue période, j’avais, bien entendu pris grand soin de tout laisser en l’état, c’est-à-dire, éparpillé à l’air et dans une approximative organisation de l’espace. À présent je comprends que tant que je m’occuperai de mes enfants, notamment de mademoiselle choupette, le travail se fera attendre.

     Le défi d’aujourd’hui consiste donc à vous parler de création polymère sans avoir fabriqué de nouvelle pièce. L’intégralité de mon existence actuelle gravitant autour de l’univers des petits, il est évidemment logique qu’il s’agira là de mon sujet du jour que je m’efforcerai de vous rendre le plus polymériste possible. 

     Pour commencer, voici, à l’adresse de celles et ceux qui ne suivent pas forcément l’activité (euh… c’est là un terme général…) de ma page FaceBook un petit exercice d’identification.

     Selon vous, de quoi s’agit-il ? 

     En postant cette image, j’étais loin d’imaginer l’inventivité dont vous alliez faire preuve.

     J’adore l’effet perturbant et la perte de repères que procure le cliché en macro. Cette échelle difficilement lisible libère votre imagination et permet à votre esprit vagabond de s’autoriser des associations d’idées parfaitement et formidablement incongrues.

     Tout y est passé, des encres figées dans l’alcool aux épluchures de fruits ou légumes jusqu’à ce qu’une autre patouilleuse identifie ce qu’elle aussi avait sur son plan de travail, près de sa perceuse. Oui, vous avez bien vu, et pour les autres, voici la solution : il s’agit de copeaux de perçage des perles associés à quelques morceaux de feuilles métalliques que je n’utilise jamais, le tout simplement regroupé dans une petite bouteille d’eau,la preuve en image : 

    Pourquoi faire me demandez-vous ? Et bien après avoir bien étanchéifié le bouchon de ce petit flacon vide de solution hydro-alcoolique, il est devenu un jouet facile à saisir et fascinant à observer par un bébé. Cette petite bouteille est venue compléter la collection de jouets fabriqués maison.

     Si la réalisation de ces objets ludiques me ravit et m’amuse beaucoup, je l’avoue, elle est, en revanche, une source désappointement pour mon cher et tendre qui constate, l’oeil dépité que OUI,  avec le temps, je vais finir par trouver un usage à chacune des choses injustement étiquetée « inutiles » et « juste bonnes à jeter » que je m’entête à conserver depuis des années. (Vous verriez mon dragon réalisé à partir de mes chaussettes trouées de la fac…. il est très chouette. Oui, vous avez bien lu, de la fac… ben quoi, c’était hier, non ?…) 

     Dans la foulée, je me suis donc lancée dans l’exploration de toutes ces choses entrées en ma possession pour être aussitôt délaissées dans mon atelier ; rubans et lanières de cuir achetés pour réaliser des bracelets jamais finis, perles en bois sensées alléger des mobiles, plaques de textures n’ayant donné que des hidden magic raté voire n’ayant jamais été exploitées, perles de chutes de canes et restes de disques de mobiles, bref, l’objectif était d’utiliser un matériel déjà existant et le combiner de manière à créer un panneau d’activité pour mademoiselle choupette. Ce qui est bien c’est que durant la confection, c’est bien moi qui me suis amusée. 

     Voilà ce que cela a donné : 

     Les anneaux se décrochent, les perles en haut à droite tournent autour d’un axe vertical, les disques noir et blanc sont fixés sur des bouchons à dévisser et les grosses perles allongées tournent autour d’un axe horizontal. Elle adore vraiment son panneau et s’y amuse pas mal mais l’erreur que j’ai faite est de ne pas l’avoir dimensionné pour elle. Selon l’esprit de contradiction qui caractérise bon nombre de bébés, peu importe de quel côté elle se trouve du calendrier qui sert de support à l’ensemble, elle cherche invariablement à attraper quelque chose qui se trouve hors de sa portée… et elle finit par s’énerver de ne pas y parvenir. Je saurai. 

     Dès lors, mon atelier s’est transformé en une sorte de caverne aux trésors dévoilant à chaque nouvelle boîte des joyaux oubliés. J’ai donc ENFIN trouvé un usage aux paillettes qui traînaient au fond d’une boite de perles en bois et aux perles cotillons qui me servaient à fabriquer des perles creuses. Quelques chutes de perçage de perles, un peu de colorant alimentaire, parfois un peu d’huile, une poignée de perles de rocailles kitsch et brillantes achetées par erreur sur internet et le tour est joué, vous avez de quoi faire des bouteilles sensorielles différentes. 

     Si les bouteilles de couleurs plaisent pour être regardées, elles sont un peu lourdes à manipuler et se font incontestablement détrônées par la première que je vous ai présentée ainsi que celles de droite qui font du bruit. 

     Bon, laissons un peu l’univers des jouets de côté. 

     Afin de respecter un peu mieux mon thème, je vous présente le dernier lutin qui était sorti de mon atelier pour aller décorer la chambre de ma nièce qui est du même âge que ma choupette : 

     Et enfin, l’exposition annuelle à la boutique des artisans créateurs jurassiens de Nozeroy est en place pour 2018. Vous y retrouverez le travail d’une quinzaine d’artisans différents et de nouveaux petits personnages sur mon stand : 

   Il s’agit de porte-clefs dont le dos est décoré avec la cane réalisée avec la translucide et le claygun lors de l’atelier de Bettina Welker au symposium 2016 (quand je vous dis que je finis TOUJOURS par exploiter ce que j’ai !)

 Voila… mon temps libre touche à sa fin autant que mes idées pour cet article. 

Il me reste donc à vous souhaiter de douces semaines à venir en espérant pouvoir vous montrer de nouvelles choses très bientôt. 

Prenez soin de vous. 

MC

     25 janvier… nous sommes le 25 janvier 2018… ça me laissait encore au moins… pffff… six bons jours pour vous adresser mes meilleurs vœux dans mon premier article de l’année… autant dire que niveau timing,  je suis LARGE !  

     Bon bah du coup, allons-y, alors. Qu’est-ce qui vous plairait pour 2018 ? Dites-moi tout. Du soleil ? Une nouvelle machine à pâte ? Un troisième bras ? Des journées de 26 heures ? Des vacances ? Allez, allez, faites marcher votre imagination, un peu. Un appareil photo neuf ? Des tutoriels de folie ? Une douche massante relaxante ?  Vous aimeriez apprendre à conduire ? À voler ? À glisser ? À faire de la calligraphie ? De la peinture ? Du crochet ? Du béton ?

     Je vous souhaite tout ce dont vous avez envie pour que cette année soit fraîche d’idées, solide de réalisations et douce de résultats. Je vous souhaite surtout SURTOUT de ne prendre aucune résolution parce qu’il est bien connu, à présent, que les bonnes résolutions du mois de janvier sont bien plus néfastes à notre existence qu’elles le laissent entendre dans leur titre.

     C’est d’ailleurs quelque part l’objet de mon article aujourd’hui.

Pourquoi la prise de bonnes résolutions est dangereuse et comment contrer ce comportement destructeur.

     Lorsqu’arrive le fatidique moment de se projeter vers les douze mois à venir, nos pensées s’attardent sur un rapide bilan négatif de l’année écoulée.  L’impitoyable frustration de tout ce qui n’a pas ou mal été entrepris depuis le nouvel an précédent nous pousse à nous imposer toute une série de challenges tout aussi impossible à relever les uns que les autres, nous précipitant ainsi à coup sûr dans le mur des prochains regrets.

     Pourtant il ne serait certainement pas si difficile que ça de dresser un état des lieux bienveillant d’un si petit morceau de notre vie.

     12 mois passés pour 12 choses BIENS sur lesquelles se concentrer plutôt que sur celles qui hantent nos résolutions années après années, ce sera mon seul défi de ce mois de janvier et je le relève sans tarder.

1 Malgré un arrêt total de ma fabrication entre février et août, mon atelier a vu sortir en 2017 environ 101 colliers (à une vache près, comme dirait l’autre…) 31 bracelets et 170 paires de boucles + divers petites boites et lutins.

2 J’ai animé 9 journées complètes de stages et j’ai tenu mon stand sur 12 journées de marché (seulement, oui mais il manque tout de même plus de 6 mois à mon année active !…) 

3 J’ai enfin participé à mon premier stage en tant que stagiaire et il était animé par Olga Nicolas.

 

4 J’ai réalisé la plus parfaite des créations des 3 dernières années et elle s’appelle Salomé. (Ben oui… mon garçon a 3 ans et demi… impossible de déterminer laquelle de ces deux créations est la plus réussie…)

5 Je suis parvenu à expédier mes faire-part de naissance avant 2018 (et c’était CHAUD ! Un peu plus et on lui faisait porter elle-même en marchant…) 

 

6 Mon ouistiti d’Arthur est entré à l’école et cela se passe TRÈS bien pour ma plus grande fierté.

 

 

 

 

 

 

7 J’ai tiré parti de mon alitement forcé, en réalisant enfin mes books de La Perle Rouge !

 

 

 

 


 

 

 

8 Dans la foulée, j’ai repris les pinceaux et l’acrylique après des années de délaissement. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

9 Je me suis lancée dans la retape des meubles délaissés voire à l’abandon car victimes de délit de façade.

 

 

 

 

 

 

 

 

10 J’ai écrit ma première lettre au Père Noël. (et ça, et ben, c’est pas rien ! Même qu’il a répondu… enfin, une réponse un peu à côté de la plaque mais il a répondu tout de même…)

     Bon sang… il m’en manque encore deux…. 

     Ah oui je sais !

11 J’ai réalisé ma plus belle cane de l’année en démonstration au marché de Noël de ma commune. Je cherchais (enfin, « j’avais dans l’idée » serait plus exact) depuis un moment à refaire une cane que j’avais adoré et que j’avais également improvisé en marché il y a au moins deux ans. Peut-être vous en souvenez-vous : 

     Par cette journée d’hiver, j’avais voulu la réaliser en rouge et turquoise. Je cherchais également à être plus fine et régulière au niveau des traits de jonction. J’ai donc pris avec moi le « cul de cane » rose et poussiéreux (mmmh… quelle poétique expression !) qui traînait sur mon plan de travail depuis une éternité et je suis parvenue à réaliser celle-ci : 

     Bon… la photo est un peu de travers (cela arrive lorsqu’on se retrouve dans la très confortable position de photographier quelque chose de posé sur le carrelage… ne me demandez pas pourquoi je me mets dans des situations comme ça…) mais je suis très satisfaite du résultat ! Et ça, et bien ça fait du bien !!! Surtout lorsqu’on n’a pas pu travailler la matière depuis aussi longtemps. 

     L’année 2018 commence sur les chapeaux de roues puisque j’ai ENFIN réussi à fabriquer de la pâte à modeler maison qui cartonne (enfin… qui reste souple et qui ne sèche pas, plutôt…) et j’ai ENFIN lancé mes ateliers hebdomadaires ! Il n’y a plus qu’à attendre que mademoiselle choupette fasse ses nuits et j’aurai de nouveau un peu de temps à consacrer à la fabrication. 

     D’ailleurs, je profite de cet article d’introduction de saison pour vous communiquer de nouveau les informations relatives à l’atelier du jeudi qui débutera le 7 mars : 


     Vous pouvez sans plus attendre télécharger le bulletin d’inscription : 

flyers hebdo 

     L’adhésion à l’association pourra se faire lors du premier cours. 

     Je suis, bien sûr, à l’écoute de toutes vos remarques ou possibles questionnements. 

Et enfin, parenthèse refermée, voici le 12 ! Car oui, il manquait bien une dernière chose BIEN à lister afin de relever mon défi personnel comme il se doit. 

12 J’ai découvert un tout nouvel enthousiasme et un émerveillement insoupçonné de ma part jusqu’à présent : j’ai découvert le bonheur d’observer mon petit garçon de 3 ans et demi lorsqu’il réalise un dessin ! Et cette chance-là, je l’ai chaque jour ! 

     C’est donc par quelques unes de ses œuvres (oui oui, en toute objectivité maternelle, le terme n’est pas trop fort, et notez que je me retiens d’y ajouter « d’art » hi hi) que j’achève cet article et vous souhaite donc une excellente année 2018 ! 

     Je vous souhaite de profiter au maximum des soi-disant petits bonheurs de la vie et d’être aussi heureux que cette famille fière d’avoir réalisé un bonhomme de neige : 

     Avec cette sorcière préparant une potion de transformation en grenouille, je vous souhaite d’être capable d’insuffler de la magie dans chacune des choses que vous faites : 

     Et enfin, je vous souhaite d’être aussi beau que nous : (Ha ha ! )

     Bonne année à tous et à bientôt, j’espère… quand je pourrai retourner dans mon atelier… dans pas trop longtemps, quoi… ou pas… on verra bien. 

     Bref, prenez soin de vous ! 

     Bises

     Marie-Charlotte

Les cours reprennent le 16 septembre 2025 !!! 

Atelier hebdomadaire de pâte polymère mais pas que. 

        Ces ateliers s’adressent à toutes celles et ceux qui ont un jour abordé la pâte polymère (Fimo, Cernit, Sculpey ou autre) et qui se sont sont toujours demandé comment progresser ; à celles et ceux qui ont toujours eu envie d’essayer mais sans oser franchir le pas, à toutes celles et ceux qui ont déjà entamé leur propre développement créatif en polymère mais à qui il manque des clefs techniques et enfin à toutes celles et ceux qui ont juste envie de créer au sein d’un groupe. 

          Chaque mardi soir entre 17h et 19h, retrouvez-nous à l’Atelier du jardin, 22 avenue Artistide Briand, centre-ville Lons le Saunier. 

          Au programme, découverte et perfectionnements de multiples techniques de manipulation de pâte crue, réalisations de pièces, cuissons, perçages, montage et travail de finitions. 

          Ce cours s’adresse aux débutants comme aux polyméristes plus expérimentés. 

         Durant cet atelier hebdomadaires de 2 heures, d’autres matériaux peuvent être abordés comme la chambre à air de tracteur à travers la réalisation de petite maroquinerie, mais aussi le papier ou d’autres encore selon les envies et les recherches des membres du groupe. 

 

Cet atelier est créé dans le cadre de l’association des Ateliers de la Caravelle  qui regroupe divers artistes et artisans jurassiens autour de la région de Lons le Saunier. L’adhésion annuelle de 20 € à l’association est nécessaire pour s’inscrire aux cours de polymère ainsi qu’aux autres ateliers qu’elle propose. 

 

L’inscription aux ateliers polyméristes du jeudi peut se faire par trimestre (160 €), par année complète (400 €) ou encore de façon ponctuelle (15 € / cours)

Pour toute information complémentaire, contactez-moi : 

courriel : contact.la.perle.rouge@gmail.com

Facebook : La Perle Rouge : Bijoux FIMO

téléphone : 06 86 96 59 72

Alors à bientôt ! 

Marie-Charlotte Chaillon

Quelques exemples de réalisations des élèves :

Bonjour à tous.

Alors, où en êtes-vous ; vos décorations de Noël sont-elles en place ? Les boules scintillent-elles autant que les yeux de vos tout-petits ? Les guirlandes sont-elles aussi longues que votre liste au Père-Noël ?

Je vous demande ça sans être personnellement au point. Disons que… mon petit garçon ayant sa conception personnelle de la décoration d’intérieur (qui consiste à recouvrir chaque centimètre carré de carrelage disponible d’affaires à lui), j’ai choisi de demeurer soft et de me contenter du conifère  minimum.

Un grand merci à ceux qui sont venus me rendre visite au marché de Baume-les-Messieurs. Je confirme que le stand en intérieur revêt des atouts qui ne permettent aucun retour en arrière possible quand à une éventuelle remise au froid de La Perle Rouge.

Durant ce weekend de marché de Noël, je me suis rendue compte qu’être au chaud ne faisait pas tout. Pour que le public présent soit parfaitement intéressé par mes pièces, il ne suffit pas d’avoir une jolie nappe… (C’est ironiquement que je formule cette phrase, étant donné l’état de mes nappes… mon mari, lui-même a tenu à  m’expliquer qu’il existait une formidable invention qui avait été nommée le « fer à repasser »… et que même s’il ne s’agit pas d’un outil quotidiennement utilisé chez nous, il pouvait parfois faire preuve d’intérêt… j’ai poussé un « Peuh » dans un haussement d’épaules et je suis retournée à la très prenante activité de pose de boucles d’oreilles sur leur portant.) ou ben, c’était une très longue parenthèse, ça… je ne sais plus où j’en suis dans ma phrase, à présent… ah oui. Donc, il ne suffit pas d’avoir une jolie nappe, des éclairages efficaces et un bol de papillotes pour sortir du lot des autres exposants c’est pourquoi, samedi soir, après une première journée mitigée, j’ai décidé de faire un saut jusqu’à mon atelier et de prendre le nécessaire à démo. Une machine à pâte, une boîte de lame, un rouleau de papier sulfu, des gants, de la pâte et c’est parti.

Après une bonne séance de réchauffage de ma pâte dimanche matin et de moi aussi, par la même occasion, (oui parce que prévoyante et organisée comme je suis, j’avais tranquillement laissé dormir ma pâte dans le coffre de ma voiture… et il semblerait, je dis bien il « semblerait » qu’elle a eu un peu froid.) j’ai lancé ma séance de démo pour la journée. Mon programme classique : présentation de la plaque dégradée, base de tous mes motifs, puis exploitations simples et diverses de cette plaque. Préparation de différents éléments afin d’improviser une cane kaléidoscope complexe sous les yeux extrêmement intrigués de tous ceux qui « connaissent cette pâte parce que leur fille en fait mais… pas comme ça, en fait. » 

Ben oui, les gestes et le visuel servent parfois bien plus que les explications orales et comme d’habitude, le succès de ce genre de spectacle fut au rendez-vous. 

Petite parenthèse sur le magique moment où une cliente m’a demandé une tranche de cette dernière cane pour en faire un bouton à la maison et qu’avec toute mon élégance et mon raffinement de charcutière, j’ai saisi ma lame en lui montrant différentes épaisseur de tranche en lui demandant « Pas de soucis, j’vous en met combien ? »… 

Y a pas… on est poète ou on ne l’est pas. 

Bref, tandis que la dernière ligne droite de la course aux fêtes de fin d’année est entamée, La Perle Rouge effectuera deux ultimes passages aux stands durant le weekend à venir.

Alors retrouvez-moi vendredi après-midi et en début de soirée dans la salle de la Séquanaise à Poligny (champ de foire) ainsi que dimanche jusqu’à 17h dans la salle des fêtes de Conliège (près de Lons le Saunier). 

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D’ici-là je vous souhaite une excellente fin de semaine et je pense que je peux également tout de suite vous souhaiter de magnifiques fêtes de fin d’année car je doute avoir le temps de publier encore un article en 2017. 

Je vous adresserai mes vœux de façon plus recherchée en janvier, promis ! 

Prenez soin de vous et à très vite ! 

Marie-Charlotte

 

(Pfff ! Pardonnez-moi, je me gausse à cause du titre plus que moyen… Ah ah ah !)

Bonjour, chers Vous ! 

Ce matin, j’avais 3 ans. 

Je me réveille, je prépare le biberon de mon garçon, nous descendons au salon nous emmitoufler sur le canapé pour le boire et puis nous nous dirigeons vers la cuisine pour déjeuner. Et là, dans un coin de ma vision périphérique, mon regard accroche quelque chose de « pas comme d’habitude »… Je tourne la tête et mes yeux s’ouvrent enfin tout à fait en grand dans un très sonore « Oooh ! ».

Soulèvement perplexe des sourcils de mon fils qui me considère d’un air mi-étonné, mi « elle est vraiment pas toute nette, ma mère » en me voyant courir vers la porte vitrée de l’entrée, là-bas, au fond du couloir.

« Qu’est-ce qui se passe, maman ? 

– Viens voir, chaton ! »

Cavalcade de petits pas pour arriver à mon niveau, regard au-dehors et enfin

« Ooooh ! Il a neigé cette nuit !!! C’est trop bien ! »

Et voilà. Deux enfants émerveillés devant un peu d’eau figé sur les toits, il n’en faut pas plus pour lancer correctement une journée. Cette passagère magie sera très rapidement mise à mal par un « Pétard, c’est tout gadouillou, le trottoir et ces p… de camions nous en collent pleins les pattes en passant » sur le chemin de l’école un peu plus tard mais disons que le temps d’un petit déjeuner, c’était comme si le monde avait changé en un claquement de doigts pour quelque chose de nouveau, de tout doux et de tout blanc. 

J’ai tout de même du refréner un tantinet l’excitation de mon ouistiti qui se voyait déjà faire un bonhomme de neige dans le jardin et une bataille de boules à l’école… « Euh… tu sais mon chou, ça risque de fondre assez vite ici, on n’est pas sur le plateau, tout de même… mais ça reste joli, non ? »

Bref, il a neigé et quelque jours avant un weekend de marché de Noël, moi, je trouve que c’est parfaitement contextuel. 

D’ailleurs, (transition parfaite !) vous pourrez me retrouver au marché de Noël qui se tient dans la jolie abbaye de Baume-les-Messieurs, où pour la première fois, je serai en INTÉRIEUR !!! Ceux d’entre vous qui ont l’habitude de ce genre de manifestation comprennent toute l’ampleur de cette information.

Cette année, j’ai pris la grande décision d’arrêter de monter mon chapiteau en hiver et de ne participer qu’à des marchés et des expositions en intérieur… et ça me fait un bien fou, vous ne pouvez pas imaginer ! (Enfin, si, je me doute que c’est le genre d’abstraction dont vous êtes tout à fait capables mais je ne sais pas comment formuler autrement mon propos afin de rendre véritablement compte du changement et du bonheur que cela représente pour moi !)

FINI le brouillard givrant qui vient glacer mes oreilles et mon nez ! FINI les gants à ôter et remettre 300 fois dans la journée en prenant bien garde de ne SURTOUT PAS les mouiller sinon… et ben on est fichu jusqu’au soir… TERMINÉ de piétiner comme un enfant qui a une envie pressante de pipi uniquement pour sentir ses douloureux orteils tétanisés dans des chaussures pas assez chaudes ! Et puis vous auriez envie, vous ? de vous déshabillez, pour essayer un collier en plein blizzard ? Pas franchement vendeur le collier glacé, même si certaines couleurs ressortent très bien sur le bleu, je le reconnais…

Non, ça n’était plus possible. J’ai fait mon compte de stands givrés et je suis parvenue au bout de ma résistance au froid. 

Bref, j’ai hâte d’aller m’installer samedi matin ! Et de vous y retrouver BIEN SÛR ! 

Je vous attendrai donc au sec dans la salle départementale qui se trouve à l’étage au fond de la seconde cour (oui, comme ça, ça fait un peu caché mais ceux qui connaissent un peu le site savent qu’on visite jusqu’au bout). 

Je vous attendrai avec ma nouvelle copine (qui a failli s’appeler Thérèse parce que mon fils est très interloqué par le fait qu’elle n’ait pas d’yeux… (euh quel rapport ? Ben attends, j’explique !) ce qui m’a fait pensé à mes cours de fac et à l’aveugle devin grec Tirésias… (Oui ben oui, bien sûr…) de là, Thérèse s’est imposé… et puis non. Donc elle attendra encore avant de se faire baptiser, tant pis.) …je disais donc que « pas-Thérèse » et moi nous vous attendrons avec nos nouveaux mini-compagnons : 

Et oui, voilà les prototypes suivants de lutins. Ceux-ci sont accrochés à leur chaînette par le bras. Ils sont moins clownesques que les premiers mais plus gracieux, qu’en dites-vous ? 

Ils sont accompagnés par des touts-petits qui ont été fabriqués pour venir s’accrocher dans le sapin : 

Quelques bracelets breloques montés durant l’expo de la semaine passée sont venus également s’ajouter aux autres : 

Et c’est tout en ce qui concerne les nouvelles créations. 

Je voulais vous dire également que le programme des ateliers de printemps 2018 a été mis à jour : 

24 Mars : 

 

28 avril : 

 

et 19 mai : 

N’oubliez pas que vous pouvez commander des cartes-cadeaux  d’une journée à l’atelier au choix à offrir pour Noël. (toutes les infos ici)

Voilà. Il ne me reste plus qu’à retourner préparer de nouveau mon bazar de stand et à vous souhaiter une excellente fin de semaine ! 

à tout bientôt ! 

Bises fraîches, 

MC

Quand le lutin fait des lutins.

Publié: 23 novembre 2017 dans Pâte Fimo
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Bonjour chers Vous tous ! 

     Vous savez quel est l’aspect positif d’une exposition déserte ? On a le temps d’achever du montage sans se presser, de mettre à jour ses courriels voire même de rédiger un article pour son blog ! (activités nécessitant d’avoir au préalable subtilisé le code wifi du lieu, évidemment.) 

     Et oui… me voilà, moi et mon éternel optimisme ! 

     Et s’il y a un moment où je dois exploiter mes capacités à appréhender les choses sous le meilleur angle possible, c’est bien maintenant ! Parce que pour être honnête, lorsqu’on décolle péniblement ses yeux de son oreiller à peine réchauffé par une nouvelle nuit blanche pour faire garder son bout de chou afin de se rendre derrière son stand sans grand espoir de voir arriver la providentielle foule de clients, je vous assure qu’on a de quoi se poser quelques questions et de voir sa motivation en prendre un sacré coup dans l’aile (oui parce que la motivation est ailée, vous l’ignoriez ?) 

     Bref, chaque expérience apporte son lot d’informations à conserver pour la prochaine fois et chaque déception couvre une nouvelle idée, pour peu qu’on fasse l’effort de l’y dénicher. Et je vous assure que je fais l’effort… c’est en train doucement de poindre dans un recoin de ma cervelle aussi embrumée que ma vallée jurassienne en ce matin d’automne. Quelques petites idées encore fragiles qui se battent vigoureusement contre la vague de fatigue qui tente de les submerger avec acharnement. C’est à travers le challenge que la créativité peut s’exprimer, non ? Et bien maintenant, je n’ai plus qu’à être créative ! 

     En parlant de ça, je vous confiais la semaine passée que mon imagination créative se trouvait quelque peu freinée par l’épanouissant univers des premiers mois de vie des tout-petits. Et bien, il y a quelques jours, tandis que je contemplais le résultat du formidable déballage d’affaires dont sont capables les enfants enthousiastes, d’un œil cillant entre lassitude et perplexité (et ce n’est pas un simple jeu de mots, sous la fatigue la paupière de mon œil gauche bat constamment depuis trois jours), j’ai arrêté mon regard sur un petit lutin de bois et je l’y ai laissé une minute. Le lendemain soir, des petits personnages colorés sortaient de mon atelier : 

Ils égaient un peu le fond du stand et prennent moins de place à installer que les mobiles que je fabrique habituellement à cette période de l’année. 

Pour des prototypes, ils me plaisent beaucoup mais je suis obligée de vous confier que j’ai déjà dessiné les suivants, toutefois, il faudra attendre un peu avant de les voir prendre vie. 

J’ai également achevé quelques bracelets manchette (je ne sais pas trop comment les nommer…) et quelques boucles assorties : 

Voilà. 

L’exposition de notre association d’artisans créateurs se tient au CARCOM de Lons le Saunier jusqu’à dimanche soir alors si l’envie vous prend d’être à l’heure pour vos cadeaux de Noël (ouh la vilaine !) n’hésitez pas à venir nous rendre visite ! 

Mais c’est vrai qu’il me reste quelqu’un à vous présenter ! 

Alors… elle n’a pas encore de nom, donc croyez bien que vous serez informés dès qu’elle sera baptisée mais elle a déjà son caractère… surtout en matière de transport… En tout cas, elle a beaucoup intrigué mon petit garçon qui est venu la chercher avec moi là où elle m’attendait : 

Elle est peu souriante, je le reconnais mais… en même temps… ça n’est pas ce que je lui demande, donc tant pis. Je signale au passage que cette demoiselle est élégamment coiffée d’un chapeau confectionné par la couturière présente elle aussi sur l’exposition. 

Allez, bonne semaine à vous tous ! 

à tout bientôt ! 

Bises ! 

MC

     Bonjour à ceux qui me lisent dès l’aurore et bonsoir à ceux qui parcourent ces lignes plus tard.

     Pour ma part, je ne sais plus trop où j’en suis…

     Les pleurs d’un bébé qui vous découpent les nuits en de minuscules confettis vous font parfois perdre la notion du temps et tel mon petit garçon qui pense attaquer une nouvelle journée à chaque fois que ses yeux s’ouvrent après une sieste, je connais actuellement une profonde perplexité face aux simples repères temporels.

     On aurait pu croire qu’approchant les six mois, un bébé pourrait nous laisser un chouïa tranquille la nuit, non ? Je trouve ce marathon d’autant plus éreintant que le premier bébé à venir perturber notre sommeil ne nous avait pas habitué à ça. C’est limite traitre de sa part de nous avoir fait croire qu’il était si aisé de s’occuper d’un tout petit. M’enfin… (oui, c’est l’année des 60 ans de Gaston Lagaffe, alors je risque de placer encore plus de « m’enfin » jusqu’à Noël !)

     Pour ce qui est de l’imagination créative dans l’atelier, on repassera, donc.

     J’ai bien essayé, pourtant, mais il semble que ma créativité soit en totale inadéquation avec les oreilles chauffées par les pleurs et les yeux piquants de sommeil.

     Quelle capricieuse et exigeante chose que cette créativité ! Elle, qui m’impose parfois son propre rythme d’enfer semble avoir déserté le terrain de frayeur. Prise de panique, elle s’est sentie aussi cernée que mes yeux et a détalé pour se cacher sous mon oreiller où j’imagine que je la retrouverai en même temps que lui… un jour prochain.

     J’ai tout de même pris un court moment pour jeter quelques idées de nouvelles pistes sur un morceau de mon carnet mais lorsque j’ai parcouru le brainstorming que j’avais mis en place avec tous les « mois » qui peuplent ma caboche et que j’y ai lu :

     Travail du craquelé pour une collection « éclat de voix »,

     Jeux de pigments et de poudres avec effets floutés pour des pièces « tempête » et

     Recherche de montage avec perles gouttes pour une série « pleurs célestes »,

     j’ai compris que mon imagination était pour l’instant chevillée à ma castafiore de fille et j’ai reporté à plus tard cet exercice révélateur.

     Les nouveaux concepts patienteront donc jusqu’à 2018 tandis que 2017 se réconfortera dans des valeurs maîtrisées.

     Voici donc la petite production de la semaine. 

Quelques sautoirs : 

Elle est jolie cette perle estampe en bois, non ? 

Les perles noires et blanches sont à double-face (Ben… en même temps, tu veux qu’elles aient combien de faces, grosse maline ? Rôôô… je veux dire que si la perle a une face avec des pois, alors ce sont des rayures de l’autre côté !)

Je me suis encore amusée avec mes pigments et mes poudres de craies sèches : 

Quelques clous simples sont venus enrichir la collection : 

Et enfin un dernier petit pot s’est vu habillé d’un motif kaléidoscope : 

 

Il me reste encore un certain nombre de pièce à achever avant la mise en place de l’exposition de Noël qui débute lundi prochain : 

Et je vous présenterai sans doute une nouvelle copine qui s’est invitée dans mon atelier. 

D’ici là, habillez-vous chaudement ! 

Bonne semaine et à bientôt ! 

MC

PS : Merci à Ben pour le jeu de mot du titre (hé hé !)

Bonjour tout le monde ! 

Mode « lutin de Noël » activé, je répète : mode « lutin de Noël » activé ! 

Cet état d’agitation chronique qui se déclenche de manière annuelle tandis que les jours se rafraîchissent connaît cette année une légère contrainte puisque le lutin de l’édition 2017 ne travaille qu’à quart-temps… Ben oui… Vous non plus vous ne connaissiez pas ce rythme dangereusement anti-productif ? Et bien c’est une contrainte que le lutin de cette année s’est posée afin de pouvoir profiter correctement de ses deux autres petits lutins. Sortir une collection pour les marchés de fin d’année en ne travaillant qu’à quart-temps est un excellent exercice de recherche d’efficacité que je commence progressivement à maîtriser. (oui, mais pour combien de temps ?) 

Vous ne me croyez pas ? Méfiants lecteurs que vous êtes ! Je m’en vais vous faire rougir de honte face à l’étendue de mon travail hebdomadaire ! MUHAHA !! (rire TRÈS diabolique)

Vous en serez contrits lorsque vous aurez achevé de contemplé mon oeuvre ! (Bon d’accord, là, je m’enflamme parce qu’entre nous, il n’y a pas de quoi allumer un cierge mais j’avais vraiment envie de placer le mot « contrit » parce que… ben parce que j’en avais vraiment très envie, voilà.) 

Allez, go ! 

Commençons par l’exploitation de la cane kaléidoscope automnale (c’est plus poétique que de dire bêtement « marron » mais bon… faut reconnaître que c’est juste une cane marron.)

Torque, sautoir et boucles de la même veine : 

 

 

Bon, bah, on ne voit pas beaucoup mieux les perles sur la seconde image mais je ne suis pas parvenue à faire un choix alors vous avez les deux… (et ne dites pas que c’est de la triche pour vous faire croire que j’ai beaucoup travaillé puisque’après tout, il a tout de même deux pièces ! )

(ingrate photo d’intérieur de la fille qui ne s’est toujours pas fabriquée de boîte blanche et qui s’en mord les doigts tandis que le mois de novembre a déjà volé la lumière de son jardin.) 

J’ai eu le coup de cœur pour ces mini estampes noires alors je pense que vous les reverrez vite.  

Nous avons entamé avec le kaléidoscope ; voici une parure simple avec la cane dont le tutoriel a été publié dans le magazine Polymère and Co au printemps : 

 

Après ça s’en est suivie une phase qu’on pourrait qualifier d’errance passagère durant laquelle je me suis obstinée à exploiter les morceaux de couleurs d’une défunte cane en testant des plaques de textures à l’aide de blanc pour 8 résultats décevants ! (Je me suis acharnée telle une débutante découvrant les couleurs et  s’extasiant sur la moindre miette de pâte sur mon plan de travail) Au mieux, on aperçoit parfois un léger halo blanc par-ci par-là… rien de quoi fouetter un chat (Même si je ne me suis jamais tout à fait imaginée en train de mettre en action cette expression…). En tout cas, j’ai insisté sur le ponçage pour avoir des boucles toutes douces et toutes brillantes… choses que vous ne verrez sûrement pas sur mes moches photos d’intérieur… m’enfin…


Quelques ailes de papillons s’étaient malicieusement cachées dans l’atelier depuis l’été de l’année dernière : 

J’ai ensuite achevé le montage des perles creuses que j’avais commencées la semaine passée : 

Sur les deux colliers suivants, je me suis permise une petite citation (une fois n’est pas coutume) avec une perle pliée à la façon de Dan Cormier et d’Olga Ledneva. Elles sont moins régulières que les leurs, bien sûr, mais ce sont des premières et elles m’ont tout de même amusées. 

Et les pitites boucles qui vont avec : (des discrètes pour équilibrer l’ensemble)

Et enfin, pour finir ma lutinesque production de la semaine, voici un petit pot de porcelaine et son couvercle revêtus de leurs nouveaux atours : 

Voilà. Il est temps de trouver un titre à cet article et d’aller me coucher, ravie que je suis de parvenir à publier à l’heure ! 

Faites de beaux rêves (ou retournez bosser ! ) et passez une bonne semaine. 

MC

Bonjour chers Vous ! 

Chaque début d’année ouvre la porte à une foule de résolutions organisationnelles et il en est de même qu’il s’agisse du début d’année civile ou du début d’année scolaire, nous offrant par là même deux occasions annuelles de mettre un peu d’ordre dans nos foyers. 

Que nous soyons encore (ou « de nouveau », puisque cette époque « débordante » d’opportunités d’emplois replonge de plus en plus de gens dans l’univers des études) sur le chemin des bancs de l’école ou pas, ce début d’automne nous pousse à faire le tri dans notre armoire, à nettoyer quelques endroits improbables de la cuisine ou du jardin voire même à ré-arranger notre placard à bazar… ou tout du moins à essayer.

Pour ma part, le grand ménage de l’atelier ou de la maison n’a pas encore eu lieu (il sera fait comme d’habitude, la veille du premier atelier de la saison !) mais les résolutions vont bon train et parmi la liste de tâches et de réflexes à adopter que je me suis fixée, un maître-mot se dégage : l’EFFICACITÉ ! 

Comment être particulièrement efficace et optimiser le temps de création qui est à ma disposition ? Et bien il s’agit d’anticiper au maximum mes pièces pour qu’au moment où je m’installe à ma table, je puisse directement me lancer dans la réalisation de ce à quoi j’ai réfléchit auparavant. Quand ça ? Et bien à chaque fois que cela est permis : pendant le biberon du plus grand ou la tétée de la plus petite, pendant le feu rouge, l’attente à la caisse du supermarché ou mieux encore, sous la douche ! Et oui, aucun temps mort… fini le temps où je rêvassais, déambulant d’une pièce à l’autre, un café à la main en me demandant dans quel nouveau projet j’allais bien pouvoir me lancer… Mais je suis sûre que vous connaissez déjà tout ça.  

Afin de parvenir à réussir la parfaite rentabilisation du peu de temps qui vous est imparti, il est essentiel de condamner tout comportement favorable à la procrastination créative et par là, j’entends principalement toute activité chronophage telle que la navigation internet (ou plutôt devrais-je dire, la web-errance !). Ainsi,  il est nécessaire de bannir la spirale de la contemplation de l’enchaînement d’images sur Pinterest. Enchaînement qui nous entraîne redoutablement de colliers en pâte polymère en décoration d’intérieur en passant par d’improbables recettes de cuisine et des « Oh mais c’est vraiment trop mignon, ce poncho pour bébé ! »… inutiles à l’accomplissement de notre défi. 

Rassurez-vous, ce type d’approche ne doit durer qu’un temps et ces périodes de productivité efficace doivent, bien entendu s’alterner avec les inspirantes sessions de repos libre… pour autant qu’on puisse en avoir, bien sûr.

Bref, (toujours amusant de ponctuer un indigeste pavé introductif par un « bref » effronté), tout ça pour vous annoncer qu’il n’ y a rien de nouveau sous le soleil… ni sous les nuages non plus, d’ailleurs. Je fabrique en ce moment les pièces qui seront exposées au CARCOM de Lons le Saunier durant la semaine du 20 au 26 novembre et j’ai tout un stand à refaire donc l’efficacité sera mon mot d’ordre durant quelques temps encore. 

Voici donc les dernières pièces :  

Des bracelets-breloques réglables : 

Quelques colliers toupies : 

Et enfin deux sautoirs qui vont appartenir à une série plus importante : 

Voilà.

Je vous montre également le bracelet tel qu’on le réalisera durant le troisième et dernier atelier qui aura lieu le 11 novembre (n’hésitez pas à vous inscrire par mail à contact.la.perle.rouge@gmail.com) dans les couleurs de votre choix, bien sûr. 

Je m’en retourne à mon organisation… enfin… à ma tentative d’organisation… parce que pour être efficace, il faudrait déjà que je parvienne à rédiger mes articles à l’heure sans empiéter, justement, sur le temps qui est doit être consacré à la création… Vous connaissez l’adage, « faites ce que je dis… »

Allez, Passez un excellent weekend et à la semaine prochaine ! 

Bises à vous ! 

MC

Bonjour tout le monde ! 

Je vous raconte souvent que dans mon approche de la pâte polymère,  il m’arrive fréquemment de réaliser que je m’y prends à l’envers. Et bien en voici aujourd’hui la preuve. Après 5 ans de ma petite entreprise et plus d’années encore de jeux avec ce matériau, je vous présente mes premiers colliers en pâte « beurk ».

Comment ? Certains d’entre-vous ignorent ce qu’est la pâte « beurk » ? Rien de plus simple à expliquer. Lorsqu’on travaille la pâte polymère, on tente d’obtenir un résultat propre, désign, et graphique et pour ce faire, on laisse de côté, tout au long de nos manipulations, des morceaux de pâtes salies, ou mélangées avec d’autres couleurs inappropriées. La conception des canes, notamment, peut fournir un certain volume de pâte difficilement exploitable. Lorsqu’on les mélange (et pour peu qu’on ait utilisé un peu de noir) on obtient la plupart du temps une nouvelle couleur indescriptible oscillant sur la palette entre le kaki caca d’oie (et non pas « caca doigts » attention !) et le marron caca tout court (Ah oui, je dois vous préciser qu’en tant que nouvelle maman, je n’échappe malheureusement pas à la règle qui dit qu’au moins 5 fois par jour, je parle de caca… Désolée pour vous…Enfin, au moins, vous, vous ne me lisez qu’une fois par semaine…).

Bref, pas de couleur magique à l’horizon, en tout cas. Quant au mélange de ces morceaux qui sensé donner un effet « marbré »… et bien, disons que c’est ce qu’on dit au enfants pour ne pas qu’ils jettent leur pâte et surtout pour ne pas leur dire que c’est tout de même… un peu… mmmh, comment dire… ah oui… moche.

L’appellation courante de ces chutes de pâte est la pâte « scrap ». Je vous dis ça comme ça, l’air de rien mais durant des années, lorsque je voyais l’intitulé « pâte scrap » sur internet je me demandais toujours où est-ce qu’on pouvait acheter ce matériau… C’est un des inconvénients à ne pas vouloir suivre de tutoriels ni à me tenir assez informée de ce qui se crée sur la toile. 

Voilà… ça c’était pour ceux qui ne connaissaient pas. Pour les autres, et ben il ne reste que les parenthèses sur le caca… 

Passons à présent aux quelques bijoux de la semaine, (je n’ai bien sûr pas encore atteint mon rythme de croisière) ou quand l’exploitation des chutes font naître des nouvelles pièces !

(Ben… qu’est-ce qu’elle dit ? C’est pas une pièce en pâte beurk, ça ?!?)

Et ben NON, mais c’est la pièce qui a laissé de la pâte beurk sur chacun des côté de mon plan de travail ! De la pâte beurk avec des pigments brusho et un peu de pâte translucide. 

Je ne savais vraiment pas quoi en faire alors j’ai décidé de faire des perles toupies à la forme simple mais très régulière. (Si les couleurs et les motifs ne sont pas nets, alors applique-toi sur la forme. L’inverse est vrai aussi, d’ailleurs.) 

C’est sympa, hein ? ça change complètement l’effet de mes toupies habituellement unies. 

Une fois le montage achevé j’étais séduite alors j’ai jeté un coup d’oeil à mon plan de travail cru (Enfin, « scruté attentivement le tas de b… indescriptible qui recouvre ma table » serait plus exact…) et j’ai vu qu’il me restait une peu de mélange du même type en vert alors j’en ai fait un deuxième :

Comme tout cela me plaisait et que j’avais envie de m’amuser encore avec les pigments, j’ai préparé de nouveau deux plaques afin de réaliser des perles de sautoir colorées sur les deux faces. J’ai bien posé ma poudre, j’ai mis de l’eau… un peu trop… j’ai pris une serviette en papier afin d’enlever l’excédent d’eau… et CRAC ! La capacité des nouveaux papiers à se déliter encore plus vite qu’un cachet d’efferalgan au contact de l’humidité a eu raison de mon travail et de ma sérénité et c’est avec une mine plus que déconfite que j’ai contemplé mes plaques de pâte crue désormais recouverte d’une très fine couche de papier impossible à décoller. J’ai commencé doucement… puis je me suis un peu plus énervée… puis j’ai carrément frotté mes plaques crues… pour finalement me jeter en arrière dans mon fauteuil en soupirant afin de ne pas tout attraper et tout balancer. Qu’est-ce que j’allais bien faire de ça ? Je voulais utiliser de la pâte beurk mais tout de même pas en FAIRE ! 

Résignée, j’ai décidé de poursuivre comme si de rien n’était et de recouvrir le tout d’une couche de translucide avant d’étirer de nouveau mes plaques dans la machine à pâte quitte à déformer complètement mon motif (de toute façon, pour ce qu’il en restait du motif…)

Voici donc le sautoir bi-face effet marbré (pfff) : 

FACE A

 

FACE B

Et voici les boucles (des chutes) : 

Et ben oui, c’est pas mal, en fait ! 

Et pour finir, de vraies pièces en pâte beurk-scrap-caca marbré de chutes de canes : 

Une belle finition de ponçage intensif et quelques boucles nées d’un hidden magic complètement raté : (Elles sont plus belles lorsqu’on les a en main)

Voilà. C’était mes beurkréations ! Ça m’a beaucoup amusée ! 

Avant de vous quitter, je vous montre ce que j’ai fait à partir de la cane kaléidoscope doux qui fera l’objet du premier atelier (14 octobre, il reste quelques places) : 

Passez une excellente semaine et à jeudi prochain !!! 

(Je ne peux pas m’empêcher de vous signaler que je n’ai fait, dans cet article, aucune référence météorologique ! Enfin… c’était le cas jusque là…)

Bises à vous tous ! 

MC