Articles Tagués ‘peinture’

     Bonjour chers Vous ! 

     Comment vous portez-vous ? 

 Avez-vous déjà mis en place votre ventilateur et son sac de glaçons ? Ou bien gardez vous les meilleurs astuces pour plus tard dans l’été, vous savez, au moment où « vraiment c’est plus possible !!! » ?

     Et bien pour l’heure, saisissez vous d’une boisson fraiche et étendez vos jambes car il est temps pour moi de vous faire un reportage/résumé du weekend de communication que notre association des Ateliers de la Caravelle a vécu il y a déjà près de deux semaines. (Ouh là là, il faut ajouter encore une semaine entre le début de rédaction de l’article et le moment de sa relecture avant publication… pfff pardonnez ce décalage mais mon attention était toute entière prise par l’organisation du premier ouragan, euh… pardon, du premier anniversaire avec les copains de mon ouistiti!) 

     Je suis consciente que mes capacités rédactionnelles relèvent plus du reportage que du résumé, néanmoins je vais tenter aujourd’hui de ne pas vous noyer sous le flot de paroles qui est devenu dernièrement monnaie courante dans mes articles. 

     Tout d’abord, ce furent deux jours superbes ! Tant au niveau de la météo nouvellement estivale que de l’effervescence qui a régné autour de nous. Alors que le grand hall du CARCOM exposait les créations picturales que les élèves d’Urwana Debouclans ont réalisé durant toute l’année, colorant par là, l’intégralité des murs et des portants mis à notre disposition, la rue de Ronde voisine accueillait, quant à elle toute une série de peintres amateurs venus présenter leur approche personnelle de la toile. 

     C’est dans ce contexte passant qu’une fresque manga a commencé à voir le jour sous les feutres, crayons et pinceaux de ceux qui avaient envie de se prêter à l’exercice : 

Graff réalisé par l’artiste KREMA

     La présence de ce soleil de juin ainsi que le foisonnement de tous ces artistes a permis à un public nombreux de se déplacer et de venir constater l’avancée de l’aventure de la Caravelle. 

     Pour ma part, j’ai particulièrement aimé les murs des plus jeunes. Entre les œuvres des enfants et des adolescents se créait un dialogue de rythmes et de couleurs qui m’a, comme vous le verrez par la suite, largement inspiré. 

 J’adore l’air perplexe de la femme de gauche coincée dans son cadre… derrière son apparente incertitude semble se dissimuler une jalousie face aux couleurs des personnages exposés devant elle. 

     L’espace consacré à la pâte polymère (oui, parce que c’était tout de même bien pour cela aussi que j’étais présente et que je vous parle de tout ça !) était idéalement situé à gauche de l’entrée, derrière la vitrine passante mais surtout, juste à côté de l’arbre des enfants et ça… c’était trop beau. Durant ces deux jours, je ne me suis pas lassée de contempler ce mouvement et ces couleurs mis en forme par tant de petites mains différentes pour être ensuite assemblés les uns avec les autres et permettre la naissance de cet arbre plein de vie : 

   On était bien, hein ? 

Un lieu idéal pour découvrir la pâte polymère, comme l’ont fait Déborah et Rose qui n’avaient JAMAIS touché à cette pâte magique : 

Du bon boulot pour une première, non ? (C’est normâââl, quand on a une bonne prof ! Muhaha) 

     Après toute la journée du samedi à discuter, à présenter, à expliquer, à faire tourner un peu de manivelles et à… manger (aaah… j’adôôre les vernissages !), nous sommes finalement rentrés dans nos bercails respectifs (on dit bercaux ?!? non… on dit rien, en fait, normalement…) se reposer afin de revenir chargées d’énergie créative le lendemain. 

 Tout ceux qui ont un peu l’habitude des weekends de marché ou d’exposition le savent ; le dimanche est un jour assez… calme. C’est pourquoi, dès le matin j’ai eu envie de chausser mes gants (on dit « chausser » même pour des mains ?) et de faire un peu chauffer ma machine à pâte. Après tout, je n’avais pas rencontré de contexte plus idéal que celui-ci depuis de très nombreuses semaines.

     Mon matériel était là, MAP, pains de couleurs, papier sulfurisé, gants, lames et emporte-pièces en tout genre, même mon petit four électrique était installé en extérieur, prêt à recevoir quelques plaques de cuisson colorées. La fréquentation du dimanche se montrerait à coup sûr plus timide que la veille et tout autour de moi se dressait des toiles et des affiches colorées aux personnages vivants. Les enfants étaient gardés par papis et mamies… tout était en place pour que je m’adonne à quelques fimotesques réflexions. 

     Lors de mes allées et venues dans ce hall, je m’arrêtais constamment devant le mur des mangas ado et mon regard se baladait invariablement entre trois dessins de visages. Moi qui n’ai jamais su dessiner quoique ce soit de réaliste ou même de figuratif, l’aisance avec laquelle certains yeux étaient matérialisés de quelques simples traits me fascina et je décidai d’apporter ma contribution à la fresque manga. 

J’ai choisi trois regards qui me plaisaient et je les ai combiné entre eux à l’aide de nombreux allers-retours entre ma table de travail et ce mur coloré afin de créer les miens : 

 Vous avez besoin d’une échelle ? Pas de problème, j’ai rarement été autant à mon avantage alors je m’empresse de vous partager ce cliché : 

 En voyant cela, mon acolyte de peintre a décidé de s’embarquer avec moi sur le bateau de l’improvisation (ben oui… la caravelle, tout ça tout ça… on reste dans le thème, quoi.) et comme le thème manga semblait s’imposer à ce weekend créatif, nous avons mis quelques heures à marier acrylique et polymère afin de donner vie à deux sympathiques personnages : 

 À vous de retrouver l’intégralité des éléments en pâte polymère ! 

     Entre-temps rejointes par notre associée couturière séduite par notre toile originale, nous avons décidé de réaliser le prototype des prochaines journées de stage des Ateliers de la Caravelle, le sac piscine (ou baluchon) manga : 

 Le principe reste le même, peinture sur jean denim, puis réalisation des yeux en pâte polymère et enfin montage couture. 

     Qu’est-ce que vous en pensez ? Les types de personnages manga seront à choisir par les participants mais le principe du visage et du monstre resteront pour donner un sac à deux couleurs : 

     Moi, j’adore ! 

     Allez, je vous communiquerai les dates dès que je les aurai pour que vous puissiez venir créer le sac de plage qui vous distinguera des autres et qui fera dire « Ouaouh ! Sans dec’ ?! C’est toi qui l’a fait ? C’est ouf ! »

     En attendant, je m’en vais préparer mon petit marché qui se tiendra sur ma commune (Conliège) à 17h ce soir (cour de l’école). 

     Pour ceux qui le peuvent, rester au frais (enfin… après être venu me voir sur mon stand, bien entendu !) et pour les autres, buvez frais !

     Bonne fin de semaine à Vous !

     MC

     Prendre le temps de trouver le temps long est un luxe que je me permets de temps en temps.

     Disons que le TEMPS d’une pause, je con-TEMPS-ple TEMPS-drement mon TEMPS-dem d’enfants TEMPS-dis que j’en-TEMPS la TEMPS-pête de TEMPS de travail qui m’a-TEMPS. 

     Ça y est… j’ai suffisamment écrit le mot « temps » pour qu’il n’ait plus aucun sens à mon oreille et que je me prenne même à douter de son orthographe.

     Pouvais-je trouver un plus vaste sujet que celui de la temporalité ? Mmmmh… oui, digressivement exploratrice comme je le suis, j’en suis certainement capable. Néanmoins je vais éviter à mon esprit aisément dispersé de s’aventurer dans ce genre d’exercice sans quoi cet article pourrait bien ne voir son point final posé qu’en 2019… et on a tous d’autres choses à faire. Ben oui… puisqu’on manque constamment de temps !

     On passe notre temps à le chercher… admettez qu’il y a là un paradoxe qui dénote de l’absurdité construite de la pensée humaine. Ce rapport à l’écoulement des heures, des jours et des années qui nous pousse obstinément à envisager l’intégralité de nos existences autour de cet axe principal ne semble pas avoir cours au sein des sociétés dont le concept temporel est envisagé de façon cyclique. Cela se conçoit : puisque tout revient, pourquoi exagérément s’alarmer de ce qui est passé et de ce qui adviendra ? 

     Est-ce que les civilisations antiques s’inquiétaient de savoir (DIANTRE !) si l’horloge du four se trouve à la même heure que celle de la box ?… dans quel cas cela voudrait dire que c’est le clocher de l’église qui est décalé par rapport à… ben… je sais pas en fait… Est-ce que le numéro de l’horloge parlante fonctionne toujours ? La vraie question est en fait de savoir sur laquelle de ces références se basent les maîtresses de l’école pour déterminer la sortie des classes parce que j’en ai marre de constamment me retrouver soit en retard soit trop en avance … Oui mais je ne vais pas aller leur poser la question, tout de même… non, je vais bien finir par trouver un repère quelconque.

     Bon… en ce qui concerne l’approche scientifique du sujet, je n’ai sans doute pas choisis l’analogie la plus subtilement raisonnée, j’en conviens… mais avouez que le choc des contextes demeure quelque chose de drôle. 

     Quoiqu’il en soit, ma vie est envisagée par ma conscience occidentale emprunte de siècles de rapport linéaire au temps comme une évolution permanente et donc, dont chaque minute se trouve unique et irrémédiable. 

     Et non ! Le fait de dire que « la mode est un éternel recommencement » d’une façon la plus profonde soit-il ne suffit pas à permettre l’émergence d’une pensée attachée au ressenti d’un temps cyclique. (Et BAM !)

     Encore un coup de cette foutue société eschatologique ! (et non ! Pour les deux du fond qui se bidonnent tels des canards contemplant un chien faisant du patin à glace sur leur mare, je tiens à signaler qu’il n’y a là aucun rapport avec un quelconque questionnement autour du caca. Sauf, évidemment, si on considère qu’un monde qui a une fin, c’est de la merde.)

     Certes, il existe nombre de sociétés actuelles qui basent leur principe de vie sur cette notion de répétition et qui ont tout de même des enfants qui vont à l’école… donc, entre-nous, était-il absolument nécessaire de perdre autant de temps à se poser ces questions en introduction d’un article de présentation d’une création en pâte polymère ? 

     Bon… vous irez parcourir Mircea Eliade, Proust et à peu près tous les philosophes si le sujet vous intéresse, moi je m’arrête là pour vous montrer enfin les assemblages de couleurs qui sont nés la semaine passée dans mon petit atelier. 

     Des disques à motifs et aux couleurs différentes assemblées en un cercle parfait afin de représenter la ligne des heures qui scandent nos journées. Elle se situe là, la confrontation des deux temporalités. Oui, vous le tenez ! Le voici le rapport à toute cette éberluante mise en bouche textuelle. 

     – Oh là là, Marie, que tu es compliquée ! Tu vas pas nous ch… une pendule, tout de même !

    – Et bien SI, justement ! (Fichtre, quelle vulgarité gratuite !)

     Enfin… je l’ai gracieusement fait naître de mes mains durant le temps record de deux siestes, muhaha ! 

      Elle est chouette, hein ? (Ah ben tout de suite, on change de registre linguistique… remarque, c’est plus digeste et puis à ce moment de l’article, ce sont les formes et les couleurs qui doivent prendre le pas sur les mots.) 

     Voici quelques agrandissements des disques que je préfère : 

     Chaque disques fait à peu près le diamètre d’un CD. (Mais siiiii ! Vous savez bien, ces trucs qu’on voit parfois suspendus aux arbres fruitiers pour faire peur aux oiseaux !) 

      Réaction complètement divisée de mon fils (bientôt 4 ans, je le rappelle) qui a oscillé entre :

     « Ouaouh, maman, c’est vraiment super beau toutes ces couleurs, je peux toucher c’est cuit ? »

     et : « Mais je comprends pas… Ils sont où les chiffres ? Comment tu vas faire pour savoir quelle heure il est ? » 

     Aaaaah, mon fils. Vois-tu, ta maman est une sorte de super-héroïne capable de lire l’heure non seulement sur autre chose qu’un cadran digital, mais en plus sur une pendule sans numéro ! Mais n’aies crainte, petit padawan, quand le temps sera venu je t’apprendrai à maîtriser ce pouvoir ! 

   Bon, allez, il est temps (quoi, encore?!) pour moi de vous laisser retourner travailler… ou vous coucher… ou faire ce que étiez en train de faire avant que votre regard ne s’attarde sur la boite mail affichée sur votre écran et que vous découvriez, hystérique, que j’avais rédigé un nouvel article (pfff, je m’enflamme un peu, là, non ? Dites-le moi franchement… ça se sent lorsque j’écris au milieu de la nuit ?) 

     Avant de clore cet article, je prends tout de même le temps (non mais, c’est un complot !) de vous rappeler que ce weekend, nous présentons aux public les activités des Ateliers de la Caravelle au CARCOM de Lons le Saunier et qu’à cette occasion, nous proposons des ateliers peinture et pâte polymère durant toute la journée du samedi. (25€ les deux heures environs pour la polymère, matériel fourni).

 Le vernissage de l’exposition aura lieu le samedi à 18h, alors n’hésitez pas à passer ! Ah oui, au fait… pour ceux qui se posent la question ; « CARCOM », cela signifie « Carrefour de la Communication »… (non, je ne me moquerai pas… j’ai moi-même passé trop de temps dans l’ignorance.)

     Durant le dimanche, les ateliers découverte seront bien sûr toujours possibles mais nous travaillerons toutes les trois (peinture, couture, polymère) à la création d’une nouvelle pièce combinant nos trois savoir-faire qui sera le prototype des prochains stages. 

     Je compte sur les locaux pour venir nous faire un petit coucou et j’embrasse les autres (ben oui, chuis comme ça à cette heure, moi.) 

     Prenez soin de vous et à tout bientôt ! 

     MC

 Vous êtes déjà sous l’eau par ce printemps débordant ? (muhaha) Vous sentez, au fond de vous-même l’inexorable besoin de canaliser cette énergie freinée par l’attente de l’été ? Votre tête doit apprendre à se déconnecter pour laisser s’exprimer vos mains et faire enfin naître cette nouvelle couleur dont vous avez secrètement besoin ? Non, ceci n’est pas une publicité pour un éventuel groupe étrange de partage d’émotions… quoique… l’art, c’est un peu ça, non ? 

 

Les Ateliers de la Caravelle osent les ateliers spontanés !

Oserez-vous apprendre à créer ? 

 

     Venez nous rencontrer les samedi 16 et dimanche 17 juin au CARCOM (Carrefour de la communication) au centre-ville de Lons-le-Saunier entre 10h et 18h. 

 

     A l’occasion de cette journée de présentation du travail de notre association des Ateliers de la Caravelle, notamment des créations picturales de l’année en cours, nous vous proposons de venir laisser parler votre créativité en peinture acrylique ou en pâte polymère en étant encadré par Urwana Debouclans et moi-même à travers des ateliers de découverte. (Oui oui, peintures, supports, machines à pâte, pâte polymère, four et tout ce qui va bien seront sur place, à n’attendre que vos mains impatientes ! )

La rue de Ronde verra naître, grâce à votre participation, une fresque libre de mangas japonais et les ateliers de découverte de la polymère seront accessibles au sein du hall du CARCOM. 
     Les tarifs seront réduits (25 € les deux heures d’atelier pour la polymère) et le matériel fourni. Quand à une éventuelle contrainte organisationnelle, (hé hé, je vous vois d’ici) les horaires sont libres afin de permettre à tous de venir s’échapper lorsque c’est possible (entre 10h00 et 18h00, toutefois…) alors vous n’avez plus d’excuse pour ne pas vous laisser entraîner dans le monde des couleurs ! (et TOC)

     Vous trouverez également sur place toutes les informations relatives aux ateliers de l’année 2018-19. 

     Prenez soin de vous et à bientôt !

   Marie-Charlotte C. 

Et si des questions vous dévorent, alors n’hésitez pas à me contacter en privé par courriel : contact.la.perle.rouge@gmail.com

 

 

Un grand bonjour chers Vous tous ! 

Comment vous portez-vous depuis nos derniers échanges ? Chaudement, hein, c’est ça ? Oui, je suis un peu médium, c’est un don… 

Et bien moi, je me porte comme un charme, enfin, je devrais plutôt dire « nous »nous portons comme un charme puisque comme certains d’entre-vous ont du le deviner, mon absence de publication de ces dernières semaines était bien sûr la conséquence directe de la fin de ma grossesse. Alors pour ceux qui n’ont pas encore aperçu la bouille d’ange de ma dernière création, dévorez donc cette merveille des yeux (et savourez bien cette douceur car ce sera les seules images sur les ondes de ce petit trésor). Je vous présente donc ma petite fille (pour le plus grand bonheur de son grand frère Arthur qui voulait ABSOLUMENT une petite soeur). Elle se prénomme Salomé et comme je m’y attendais et malgré tous mes efforts pour la garder au chaud le plus longtemps possible, elle est née avec un bon mois d’avance le 5 juin dernier, affichant toutefois fièrement ses 3,300 kg ! (Et oui ! Elle avait fait des réserves, la gourmande !) 

Mon retour dans mon atelier attendra encore un peu mais j’ai tout de même quelques choses à vous montrer. Le rapport à la pâte polymère reste anecdotique mais il a toutefois l’intérêt d’exister. Je m’explique. 

Au tout début du mois d’avril, j’avais participé, rappelez-vous, à un weekend de stage animé par Olga Nicolas. À cette occasion, nous devions apporter dans notre valise de matériel requis, un ou plusieurs pochoirs. Ne possédant rien de semblable, j’ai donc effectué une commande en ligne en omettant bien de prêter attention aux informations relatives au produit du genre… les dimensions. Vous voyez où je veux en venir, hein ? Heureusement pour moi, Olga possédait encore quelques exemplaires à vendre des pochoirs fabriqués par ses soins et j’ai pu me munir d’un motif ajouré de taille utilisable !

Jugez vous-même : 

Celui d’Olga Nicolas est celui de droite… bien entendu… il mesure 6 cm sur 8 tandis que mon géant fait 30 cm de côté…

Une fois de retour à la maison, et après avoir tristement contemplé ces méga pochoirs, j’ai décidé qu’ils feraient partie de mon projet printanier de rénovation de meubles.

Mon alitement forcé qui suivit ne me permis pas de réaliser les meubles aussi rapidement que je l’aurais voulu pour préparer la venue de bébé mais les pochoirs ne sont pas restés pour autant inutilisés. Au bout de la cinquième semaine allongée et après avoir réaliser pas moins de 6 albums photos en ligne (j’ai ENFIN des books de La Perle Rouge à présenter pour les expos, c’est toujours ça !) il a fallu que je trouve une autre activité à mes mains qui se tournaient nerveusement les pouces et j’ai jeté mon dévolu sur les plus petites toiles que j’avais encore en stock dans mon atelier. Je me suis armée d’un grand calendrier en carton, (histoire de ne pas repeindre l’intégralité des draps de mon lit), d’une boîte de tubes de peintures acryliques (tubes qui, depuis 3 ans n’avaient vu que les pinceaux et les doigts de mon petit garçon) de mes mini-toiles, de mes pinceaux, de mes rouleaux de mousse et enfin, de mes pochoirs. 

Je vous laisse imaginer tous seuls la formidable installation de la fille qui s’est mise en tête de faire de la peinture tandis qu’elle doit rester allongée dans son lit… (indice : ma table à repasser n’aura jamais autant servi que durant cette grossesse… ah si, attendez… elle avait déjà servit de table d’hôpital lors de ma précédente grossesse !)

Quoiqu’il en soit, la première création qui est en est née m’a beaucoup plu. Oui, vous avez bien lu, ma « première » car une fois la journée peinture achevée, je n’ai évidemment pas pu m’en tenir là. Mais laissez-moi déjà vous montrer les premières toiles de décoration réalisées avec peinture acrylique, feutre et pochoirs : 

Dimensions d’une toile : 30 x 10

Le lendemain matin, je cherchai la toile suivante la plus petite et je réitérai l’exercice afin de terminer la décoration que j’avais en tête : 

40 x 30 cm

Dès lors, la spirale était enclenchée !

De la même façon que j’avais enchaîné la réalisation des albums photos afin de tromper l’ennui des semaines précédentes, je me suis retrouvée à enchaîner les créations en utilisant les pochoirs.

Celles-ci devraient venir orner les murs de mon atelier : 

De même que la suivante qui se trouve être le rattrapage d’une toile commencée il y a longtemps et qui avait été lamentablement laissée à l’état d’ébauche géométrique. 

Non, vous ne rêvez pas, j’ai complètement explosé les dimensions que je m’étais contrainte à utiliser. Cette toile de 90 cm sur 70 cm a laissé quelques touches de couleurs à ma couette… 

Et enfin un dernier assemblage pour une amie qui avait beaucoup aimé les premières : 

Lorsque j’ai finalement reçu l’autorisation de commencer à me lever un peu, j’ai poursuivi mon travail de couleur mais en volume cette fois et j’ai travaillé à la petite commode récupérée au bric-à-brac :

J’ai évidemment, oublié de prendre des clichés des meubles avant leur relooking mais je suis sûre que vous pouvez aisément imaginer le marron foncé du bois et les ferrures rouillées des meubles obtenus pour une bouchée de pain. 

À chaque fois que je finissais d’utiliser une couleur, je badigeonnais un petit coin  de toile afin de faire la déco qui accompagne la commode : 

J’ai également achevé un meuble de rangement de jouets pour le grand : 

Et enfin, un grand meuble de réserves pour la cuisine qui manquait un chouïa de rangements : 

La porte est encore en train de sécher mais elle n’a pas de décoration au pochoir. 

Voilà, vous connaissez toute ma production de ces deux derniers mois. 

Pour être parfaitement honnête, je ne suis pas sûre de la date de la prochaine publication alors ce sera la surprise ! 

En attendant, prenez bien soin de vous  ! 

à bientôt ! 

Bises

MC

 

Deux cris d’effroi !

Publié: 19 novembre 2015 dans Paroles de pinceaux !
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Bonjour Chers Vous ! 

Lorsqu’à la fin de ma publication de vendredi dernier je vous souhaitais à tous une excellente fin de semaine, j’étais loin d’imaginer à quel point cette phrase allait se fracasser contre une sanglante nuit. Depuis, et comme nombre d’entre vous je l’imagine, j’ai du mal à trouver le sommeil. Lundi matin m’a vue péniblement émerger d’une semi-torpeur sans me voir accompagnée d’aucune sorte de motivation ni d’énergie. Mardi matin s’est révélé être identique. Après avoir déposé petit chat chez sa nounou, je m’installe à ma table… et j’attends… pas envie de manipuler des couleurs… et surtout : aucune espèce d’ébauche d’imagination… le néant. Je repose donc mes gants sur ma machine à pâte et je recule mon siège. Il n’ y a aura pas de nouvelles pièces cette semaine, j’ai d’autres choses sur lesquelles je dois me concentrer. 

Entre atterrement et colère, j’ai eu un flash de ce que je pouvais vous présenter aujourd’hui. Un cri, ou plutôt, 2. Je vous explique : 

Il y a déjà plusieurs années, à l’époque où je touchais du bout des doigts la fin de mes études d’histoire de l’art, j’ai réalisé deux toiles acryliques à destination d’un ami. Notre enfance et parcours scolaire étaient en parfaite opposition. Il était autant scientifique que j’étais attirée par les arts et autant citadin que j’étais rurale pourtant la même énergie contestataire propre à tout jeune adulte nous animait et j’ai un jour décidé de la représenter sur châssis. Lui était amateur passionné des Pink Floyd et auteur d’un dossier sur l’oeuvre The Wall, et moi j’étais fascinée par les peintures expressionnistes et par leurs précurseurs. Entre Edward Munch et Roger Waters, il y a (étonnamment) un point commun indéniable : l’angoisse absolue symbolisée par un CRI. 

 

cri munch

Skrik, Edward Munch, 1993 (91 x 73.5) Oslo

Je n’ai jamais interprété cette oeuvre comme étant le dessin du cri de la créature du premier plan. Si ce personnage androgyne auquel tout le monde peut s’identifier ouvre ainsi la bouche, c’est pour pour formuler un « OH » de saisissement ; cette fameuse bouche ouverte de stupéfaction ou d’effroi lorsque plus aucun son ne parvient à s’en extraire face à une situation bouleversante. Et si cet être un peu étrange plaque ses mains ainsi sur sa tête, ça n’est pas pour s’arracher les cheveux (qu’il n’a pas) durant son cri mais bien pour boucher ses oreilles et tenter d’atténuer un minimum le hurlement du monde. Car c’est bien le monde qui explose en rouge, orange et jaune, qui crie et qui hurle à s’en déformer lui-même par ondulations (ondes sonores ou ondes de choc ? ). Un traumatisme que l’artiste norvégien mis cinq fois en image. Un traumatisme que tous ne parviennent pas à réaliser comme le prouvent les deux figures nonchalantes qui déambulent en devisant à l’arrière-plan, totalement aveugles et sourdes à la détresse de leur propre univers. 

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wall-poster

Affiche du film The Wall réalisé en 1982 par Allan Parker

Quant à l’affiche du film incroyable The Wall qui a été réalisé bien après la sortie de l’album éponyme, Il s’agit, à l’inverse, de la matérialisation du cri de la conscience humaine qui tente désespérément de s’extraire de la prison morale dans laquelle elle est confinée et qui est symbolisée dans l’oeuvre par le grand mur (de la pensée) représenté sur les pochettes des albums. Le commentaire de ce cri-là pourrait prendre vraiment longtemps et une tournure encore plus conceptuelle donc je m’arrête là. 

Pink_Floyd_-_The_Wall

Jaquette du double album The Wall des Pink Floyd sorti en 1979

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Voici ma propre réinterprétation de ces cris à cette époque (Pardonnez l’approximation du pinceau, vous savez que je suis plus douée pour l’abstrait… et bien c’était encore plus vrai à ce moment !) :

cri 1

cri 2

Ces deux toiles ne font qu’une seule oeuvre et elles ornent encore aujourd’hui le mur du salon de mes amis pour mon plus grand plaisir et pour la plus grande stupéfaction des visiteurs qui ne peuvent s’empêcher d’en demander l’explication. 

cris

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Plus je contemple les originaux plus je les trouve en adéquation avec la situation actuelle.

Je n’ai rien créé cette semaine, je me suis contentée de vous faire part d’une pensée. J’espère que vous m’en excuserez et ne vous en offenserez pas. Promis, je tente de redonner de l’activité aux petites boules de couleurs délaissées sur mon plan de travail pour la prochaine publication. 

Cette fois-ci je ne vous souhaite que de la douceur et des rires. 

Prenez soin de vous et à la semaine prochaine. 

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Pourquoi ces murs ? Pourquoi ces yeux ? Pourquoi ces couleurs ?

Ben… à vrai dire, ce n’est pas très compliqué. L’intégralité de notre monde est toujours enfermée à l’intérieur de hautes murailles ; qu’elles soient matérielles ou métaphoriques, elles demeurent. Aujourd’hui, nous avons l’habitude d’émettre ponctuellement le genre de déclaration qui met en avant notre liberté de penser et nos consciences libres. (Quoi que…) Pourtant, ici, les yeux, évoluant abandonnés des autres parties du visage, témoignent de la déchirure éprouvée lorsque notre esprit se libère tandis que notre carcasse reste collée à son espace clos et bassement nécessaire.  Ces yeux, miroirs de la conscience visent un idéal apparemment inaccessible et tristement indéfini. Notre capacité à constamment nous figer face aux barrières que nous cherchons en même temps à surmonter constitue notre force la plus capricieuse et la plus méritante. Pourvu que l’on ne se perde jamais au cœur de ce jeu éternel… Et pourvu qu’on le poursuive toujours… 

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Au cœur de notre système, l’astre roi bouillonne, réchauffant les hommes, permettant la nature et illuminant le ciel. Il est à la fois essentiel et inatteignable.

Cherchant constamment sa place et se fabriquant de la chance lorsqu’elle en a besoin, l’humanité tend les bras vers la splendeur inaccessible, rêvant secrètement du jour où elle aussi parviendra à tracer son chemin à travers les étoiles sans se brûler les ailes.